La balade aoûtienne des 3x20 de Houffalize

 les 3x20 le long du ruisseau de Taverneux -294- on monte vers Sertomont -295- Nicole Geradin accueille le groupe -296- autour de la ministre des finances Jeaninne Knoden -297- Marie-Jo Martin, la chef de la bande -300- Nicole Geradin a des airs de Condoleeza Rice -301- Nicole Geradin parle avec conviction, on boit ses paroles -303- on boirait bien une seconde tasse -306- Monique Panneel, responsable des marches des 3x20 - 307- les pavillons pour seniors -314- le bloc central de la MRS -316- le bloc central -317- la pierre tombale du pretre Wilmotte (mort en 1854), fondateur, par le leg de toute sa fortune, fruits de ses economies, d'un hospice pour vieillards  en son endroit natal -318- le premier pavillon et le bloc central -320-

Les seniors de Houffalize au home Louis Palange

Le 9 août 2007, la promenade mensuelle des 3x20 de Houffalize avait voulu se faire “balade intergénérationnelle”: objectif home Louis Palange.
Le temps exécrable dissuada plus d’un amateur: la météo n’avait-elle pas annoncé la journée la plus pluvieuse de l’été?

Une vingtaine de personnes étaient toutefois au rendez-vous du deuxème jeudi du mois, à 14 heures, près du tank. Et parmi elles, trois petits-enfants, prêts à faire face aux intempéries diluviennes.
Par le Stockeu, les marcheurs franchirent ce que les vieux Houffalois appellent encore “le pont de bois”. Or, rares sont ceux qui se souviennent d’un pont de bois enjambant l’Ourthe au gué menant jadis à la tannerie, là où Marie-Rose Lesage a établi ses pénates, en bordure du chemin de Suhet et de Bonnerue.
En effet, raconte Edouard Simon (84 ans, ancien cantonnier), c’est dans les années trente que Joseph Dislaire, entrepreneur (et patron de l’hôtel du Rivage rue de l’Escarmouche, qui devint internat du lycée Fabiola dans les années soixante - et grand-père de Jean-Paul Rob de la Taverne), construisit une passerelle en béton en lieu et place de l’ancien pont de bois. Et l’exécutant de l’ouvrage fut Edmond Darte, frère de Léon, que beaucoup d’entre nous ont également connu.
C’est en relation avec l'aménagement du camping du viaduc, fin des années septante, qu’à la passerelle en béton se substitue un pont de grand gabarit, qui permit la réalisation d’une boucle qui désenclava ce qu’on appelait à l'époque l’école moyenne de l’état, ou lycée Reine Fabiola.

La montée vers Sertomont

Remontant la rive droite du ruisseau de Taverneux en amont de l’ancien abattoir, le groupe reçut d’abondants commentaires du docteur Bauvir sur le mini-arboretum qu'il a aménagé à force de patience, et grâce à ses connaissances botaniques, au cours des quarante dernières années.
Le sentier se fit plus raide pour atteindre le plateau de Sertomont, dénomination actuellement de mise (en référence au cadastre) pour ce que certains appellent encore “le dessus du thier du Moulin”.
Après avoir longé puis traversé ce site (par des voies qui n'ont rien à envier au Labyrinthus de Barvaux) destiné à accueillir un important lotissement qui donnera un supplément de densité à l’habitat de Houffalize, la compagnie, quelque peu essoufflée et surtout bien trempée, fut accueillie par la direction de la maison de repos Louis Palange.

La halte à la maison de repos Louis Palange

Avec simplicité et aussi beaucoup d’enthousiasme, et faisant preuve d’une grande maîtrise de “son dossier”, Nicole Geradin anticipa toutes les questions que se posaient les randonneurs, suspendus à ses lèvres une petite heure durant, autour d’une tasse de café.

Il est loin le temps où l’hôtel des Bruyères pompait son eau potable à partir d’un dispositif avec bélier, dans le ruisseau de Taverneux, à l’endroit des entrepôts de Daniel Dislaire, près de chez Louis Crins (des vielles conduites en fonte subsistent encore çà et là entre l’endroit de ce captage et l’actuelle maison de repos).
L’hôtel des Bruyères, dominant “la tranchée”, fut reconverti en “maison de repos Saint-Joseph” après la guerre: l’ancien hospice Wilmotte, rue de Schaerbeek (anciennement rue du Marché), avait en effet été détruit par des bombardements lors de l'offensive von Rundstedt.
Puis vint la “MR - MRS” Louis Palange, qui offre actuellement 98 lits à des pensionnaires chouchoutés par un encadrement de 70 personnes, dont un quart d’infirmières diplômées.
Inutile d’envisager d’augmenter notre capacité d’accueil, même s’il existe une demande, déclare la directrice, Nicole Geradin. D’une part, nous sommes tenus par un moratoire de l’autorité de tutelle, d'autre part, nous serions confrontés à des difficultés de recrutement d’infirmières, dont un nombre minimum est requis pour qu'une maison comme la nôtre soit agrée.

Le succès de “Louis Palange”

Qu’est-ce qui explique que la maison Louis Palange est en boni, bien que les prix demandés aux résidents soient des prix “plancher”?
Une saine gestion, pardi, répond avec une fierté légitime Nicole Geradin. Une gestion rigoureuse, de tous les instants.
Ainsi, pour bénéficier de l'électricité à un coût minimum, à aucun moment la consommation ne peut s'écarter d’une ligne médiane, sans pic vers le haut, sans chute de régime vers le bas.Ce qui signifie, par exemple, et parmi bien d’autres mesures, que les lessiveuses turbinent la nuit, lorsque les cuisinières sont au repos.
Ainsi, la constitution de dossiers administratifs “tip top” sur chaque personne inscrite sur la liste d’attente, permet que jamais un lit laissé vide demeure une semaine sans nouvel occupant.
Bien sûr Nicole Geradin n’a-t-elle peut-être pas dévoilé tous les “trucs” qui rendent sa maison de repos si performante. Et la recette qui en fait une home si accueillant et si convivial ne peut être écrite comme une recette de cuisine: le tout est une question d’état d’esprit, de climat familial de confiance, qui règnent dans cette cité de 170 âmes.

Chacun quitta Nicole Geradin, si convaincante, avec un grand “au revoir”.

Prochaine marche: le deuxième jeudi de septembre, départ à 14 heures, près du tank.
Il est prévu de faire “à l’envers” la promenade de la Roche plate, à la rencontre de multiples sites historiques appartenant au patrimoine local: anciennes chapelles et ancien chemin de croix, voie du tram, trous de bombes, cimetière luthérien, ermitage, etc.
A la diligence du bourgmestre, le chemin vient d’être parfaitement remis en état.

René Dislaire.