Metallica : le plus grand groupe de rock du monde ? [partie3]

écrit par valery.granson
le 13/04/2007
...And Justice for all : un must du genre!

Septembre 1988, le cours de l’histoire du métal change encore une fois et prend un nouveau départ : Metallica sort son album « …And Justice for all ».
Changement radical de ton et de style : des morceaux mid-tempo, plus lent, très longs (jusqu’à 10 minutes !), des changements de rythme toutes les 30 secondes, des rythmiques puissantes et travaillées, des structures complexes, des solos et des parties mélodiques incroyables, le style métal progressif était né.
L’album fut déclaré album de la décennie par le magazine KERRANG !
Vu la qualité des morceaux, il est impensable de ne pas analyser quelques-uns de ceux-ci afin de vous mettre en appétit pour vous faire (re)découvrir ces bijoux :
« Blackened » ouvre l’album avec force, puissance, rapidité, et un son à trancher au couteau. Ce morceau ouvre encore les concerts de Metallica après la fameuse projection de la scène du cimetière du film « The Good , the bad and the ugly », avec la magnifique musique d’Ennio Morricone.
« And Justice for all » : 9 minutes 44 secondes de bonheur pur, avec des mélodies de guitares jamais entendues auparavant : monumental !
« Eye of the Beholder » promet déjà de beaux ‘headbanging’ de la part du public (NDLR : c’est l’action de faire tourner ou bouger la tête en rythme pendant les morceaux).
« One » : premier vidéo-clip du groupe, morceau d’anthologie maintes fois repris par les groupes du monde entier (par Korn récemment). Un vidéo-clip sombre et en noir et blanc (leur premier clip d’ailleurs), au service d’un morceau démarrant lentement, mais qui se termine, à la suite de différentes progressions rythmiques, sur une pièce musicale inégalable et puissante à souhait. Respect !
« Harvester of sorrow » , premier single de cet album, vient signer là un authentique hymne que Metallica jouera sans relâche à chaque concert. On se souviendra , pour les aficionados, de la version enregistrée en live en Russie, incomparable.
« To live is to die » : morceau instrumental, composé par Cliff Burton (et oui !) et hommage à ce bassiste qui nous manquera à tous. Une pièce majeure de l’album, mélange intelligent d’arpèges magnifiques et de riffs sauvages accompagnant des solos de guitare parfaits.
D’autres morceaux viennent compléter l’album : The Shortest Straw, Dyers eve, the Frayed ends of sanity.
[NDR : attendez, je m’écoute l’album pour continuer à écrire l’article! Aaah, quel bonheur !]

« Master of puppets », vous vous souvenez ? Disque d’or! « And Justice for all » quadruple la mise : 4 millions d’exemplaires vendus. Du jamais vu pour un groupe de métal. L’album se hisse à la 6ème place du billboard, du jamais vu !!
La tournée qui suivit la sortie de l’album fut éprouvante pour le groupe qui enchaîna les dates sans arrêt, pour arriver au chiffre faramineux de 251 dates en 18 mois….énorme !!
Ereintés, les 4 horsemen (leur surnom provenant d’un morceau éponyme de Kill’em all et correspondant aux 4 cavaliers de l’apocalypse dans la mythologie) décident de prendre quelques mois de congé avant de recommencer à travailler sur leur prochaine galette en mars 1990.
Un single sortira rapidement, pour l’anniversaire de leur maison de disque : « Stone cold crazy », une reprise énergique d’un morceau de QUEEN, qui obtiendra le grammy awards de la meilleure reprise rock en 1991.
Quelques mois plus tard, Metallica rencontra par l’intermédiaire de leur boîte de management Q-Prime, le producteur Bob Rock, responsable de succès comme Motley Crue, Aerosmith et autre Bon Jovi. Le groupe décida de travailler avec lui sur le prochain opus, tout en restant sur ses gardes face à ce producteur n’ayant pas la langue dans sa poche et donnant de façon directe ses impressions sur les albums précédents de Metallica.
Le 6 octobre 1990, Metallica et Bob Rock s’enferment au One on One Studio d’Hollywood pour 10 mois qui ne seront pas de tout repos.
Bob Rock est connu pour sa précision chirurgicale dans les enregistrements des groupes, et oblige Metallica à décomposer toutes les prises de chaque instrument, et de les jouer autant de fois que nécessaire pour atteindre la perfection. Par exemple, au niveau de la batterie, chaque morceau sera composé de plusieurs dizaines de prises de son, ce qui est énorme au niveau du travail de mixage et d’édition.
James Hetfield également est mis à l’épreuve par le producteur, qui va le sensibiliser à chanter de façon plus mélodique et va l’aider à développer son timbre hargneux et personnel.
Kirk Hammet sera aussi poussé dans ses retranchements pour ses solos de guitare, Bob Rock étant décidé à en tirer le meilleur.
Le mois prochain, les détails du black album, et l’ascension infatigable de Metallica vers la gloire, les 100.000.000 d’albums vendus et la reconnaissance de tous.
Qu’attendez-vous pour vous ruer sur votre chaine hi-fi…et n’oubliez pas, montez le son !
Val++

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Metallica : le plus grand groupe de rock du monde ?
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Le métal : un style musical mais également un art de vivre- 02
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