Grand comptage national des oiseaux aux mangeoires organisé par Natagora ce WE

« Devine, qui vient manger chez nous aujourd’hui ? » Premiers résultats !
Le grand comptage national des oiseaux aux mangeoires organisé par Natagora a eu lieu ce week-end. Grâce aux encodages en ligne, les premiers résultats sont disponibles en temps réel et une première analyse a été effectuée.
Le taux de participation du public est en hausse sensible. Comparé à l’année dernière, environ 20 % de formulaires d’observation en plus ont été reçus à la fin du week-end de cette année. Plusieurs enseignements intéressants peuvent déjà être mis en évidence pour le suivi de l’évolution des populations d’oiseaux qui fréquentent nos jardins. 

Les conditions météorologiques déterminent fortement le nombre d’oiseaux qui ont été observés. Cela avait déjà été constaté l’année dernière quand les températures particulièrement douces de l’hiver avaient eu comme résultat une baisse de 23 % du nombre d’oiseaux observés. Cette année, on a comptabilisé en moyenne 34 oiseaux par jardin, soit quatre de plus qu’en 2007, cela reste toutefois en retrait par rapport 40 oiseaux des années 2004 à 2006. Cette année, en effet, le début de l’hiver fut plutôt froid, mais le mois de janvier a été le troisième plus chaud qu’ait connu la Belgique depuis 1833. L’utilité de ce comptage se révèle aussi par la mise en évidence du recul de certaines espèces comme la grive musicienne, dont la présence dans les jardins à reculé de plus de 50 % depuis la première année des comptages en 2004 (17 % à 7 % en 2008). On suspecte que l’utilisation dans les potagers et dans les parterres de fleurs de granulés contre les limaces, dont les grives musiciennes sont grandes consommatrices, lui soit néfaste. D’autres espèces ont des difficultés également comme le moineau friquet par exemple. Cet hiver a aussi été marqué par une belle présence de tarins des aulnes (8% des jardins). Cette espèce, dont les « invasions » cycliques sont bien connues, n’avait été vue en nombre aussi important qu’en 2004. Il n’est pas encore trop tard pour nous faire parvenir vos observations (www.natagora.be/oiseaux ) qui nous permettront d’affiner les résultats. Plus nous en recevrons, mieux nous pourrons étudier l’évolution de nos oiseaux et proposer des mesures pour les protéger.

www.natagora.be
COMMUNIQUE DE PRESSE