Terre Neuve & Labrador - Mondes d'Ailleurs

écrit par Alexandre.Siquet
le 14/04/2008
Gros Morne 2000 - (c) Terre Neuve et Labrador Tourisme

La terre, l’eau et le ciel s’enlacent comme de vieux amis. Le bord extrême de l’Amérique du Nord qui réserve des aventures illimitées comme le ciel. Dans ce lieu, vous allez découvrir un territoire aussi vieux que le monde et vous aurez l’impression que vous connaissez depuis toujours les gens que vous rencontrerez.

L’Orient du Nouveau Monde

Visitez le berceau du Nouveau Monde pour voir de vos propres yeux la puissance de l’Atlantique qui vient s’échouer pour la première fois sur les rivages de l’Amérique du Nord. C’est ici au Cap Spear que ça se passe. Où le plus vieux phare de Terre-Neuve est perché depuis 160 ans. Où la brise marine vous réchauffe l’âme et où l’on est moins éloigné du Cape Clear en Irlande que de Thunder Bay en Ontario.

Visiter la ville où tout a commencé, la première du Nouveau Monde. Venez à St. John’s et promenez-vous dans la rue Water, la plus vieille rue de l’Amérique du Nord. Admirez le port naturellement bien abrité, où 40 navires pouvaient déjà jeter l’ancre 40 ans avant l’arrivée du Mayflower. Levez votre verre dans un lieu qui se vantait d’avoir plus de 80 pubs avant même le début de la guerre de l’indépendance des États-Unis. Ça, c’est de l’histoire.

Venez dans le parc national du Gros Morne. Il est inscrit dans la liste des sites du patrimoine mondial de l’UNESCO pour sa beauté exceptionnelle et ses caractéristiques géologiques uniques. Faites un petit tour dans une étendue de régolite très ancienne, où la collision colossale des plaques tectoniques a créé des formations aussi dépourvues de végétation que le paysage lunaire.

Faites quelques pas dans des amas de rochers teintés de rouille. Visitez les Tablelands, plateau qui s’élève à 600 mètres d’altitude et qui représente un des meilleurs exemples au monde de roches qui sont remontées des entrailles de la terre. Des roches qui se trouvent d’habitude au plus profond des océans. C’est un pays de Titans, où les voyageurs humains sont des nains par rapport aux falaises précambriennes qui surplombent de centaines de mètres les fjords enclavés.

On trouve dans cette région le lièvre arctique géant, le caribou des bois et l’orignal. Les pentes très abruptes sont couvertes de lichens, de mousses et de tuckamore. Cet environnement convient très bien aux orchidées, on en compte plus de trente espèces sauvages. On trouve aussi des baies du nom de plaquebière (chicouté), gaulthérie (baie rouge) et busserole alpine. Gros Morne ne ressemble à aucun autre endroit au monde. Venez voir notre côté un peu sauvage. Venez vous promener dans notre parc.

Venez au Labrador, une des dernières régions sauvages du monde – une immense frontière. Plus de 300 000 kilomètres carrés de terres vierges. Des chaînes de montagnes qui comptent parmi les formations géologiques les plus anciennes de la planète. Les monts Torngat, Kaumajet, et Kiglapait exposent des parois qui s’élèvent à plus de 152 mètres au-dessus de l’océan.

Un nombre impressionnant d’animaux sauvages se promènent librement. Un des plus grands troupeaux de caribous de la toundra vit dans cette région, c’est le troupeau de la rivière George qui compte environ 450 000 têtes. On trouve aussi des orignaux, des loups, des lynx, des porcs-épics et des ours polaires. Sans compter les baleines, les phoques et les lièvres arctiques géants. Vraiment sauvage.

Si vous avez la passion de la pêche, vous allez adorer notre poisson. On a vu des ombles de fontaine qui pesaient sept ou huit livres. La plus grosse ouananiche du monde (saumon qui n’a pas accès à la mer) a été pêchée ici : elle pesait 22 livres. Dans certaines de nos rivières, plus de 20 000 saumons remontent pour frayer.

Au Labrador, les panoramas s’étendent à perte de vue. On peut voir l’endroit où les Paléo-Indiens vivaient il y a 9 000 ans. Allez voir le site où sont enterrés des indiens archaïques maritimes qui vivaient dans cette région il y a 7 500 ans, c’est le plus ancien site funéraire en Amérique du Nord. Et à Red Bay, c’est là que les baleiniers basques, au début du XVIe siècle, préparaient l’huile de baleine pour le marché européen, établissant ainsi la première industrie dans le Nouveau Monde.

Dans cette région au grand cœur, les habitants du Labrador vous accueillent. Vous remarquerez que votre visite est pour nous une affaire personnelle. Les Innu et les Innuits sont les peuples autochtones du Labrador. Leur histoire remonte à plusieurs siècles, ce sont eux les premiers qui ont réussi à s’adapter pour vivre dans cette région. Au XVIIIe siècle, la chasse à la baleine, la pêche et le commerce des fourrures attiraient les colons d’Europe. Vous pourrez voir comment on vivait à Hebron, Hopedale et Nain où se trouvent les vestiges des missions moraves qui résistent encore aux éléments.

À l’image de ses rivages rocheux et accidentés, et aussi accueillante que les « pubs » de St. John’s, la péninsule d’Avalon est le point de départ de Terre-Neuve, la porte d’entrée de l’Amérique du Nord. Pour les amateurs de photographie, il suffit de choisir entre les troupeaux de caribous ou les colonies d’oiseaux de mer, les icebergs ou les baleines. Dans les restaurants, on vous propose d’excellents repas accompagnés de vins fins et vous pourrez passer de bons moments dans les pubs.

On trouve tout ce qu’on veut dans cette région : des arts et des loisirs, d’excellents repas et un vaste choix de logements. Sans oublier de superbes pièces d’artisanat ou des œuvres d’art typiques de la province. Et vous aurez aussi le plaisir de rencontrer des gens formidables, très aimables et tellement hospitaliers.

Tel un promontoire qui se dresse dans les eaux du nord de l’Atlantique, cette péninsule à la forme irrégulière était jadis un morceau du continent européen qui s’est détaché et a dérivé vers l’ouest il y a 400 millions d’années. Des colons venus d’Angleterre et d’Irlande au XVIIe siècle commencèrent à pêcher et à cultiver les terres. Partout sur la péninsule, on raconte des histoires sur les premiers aventuriers venus explorer le Nouveau Monde et les hommes de divers pays qui venaient pêcher au large de l’île.

Partout où vous irez, vous entendrez les gens raconter des légendes et du folklore. Les musées et les lieux historiques font revivre des moments de l’histoire. Chaque communauté ressemble à une carte postale : de mignonnes petites maisons dans un cadre de paysages marins spectaculaires. Tous les recoins de la péninsule sont accessibles par la route, à quelques heures de la capitale, St. John’s, et de Mount Pearl, ville plus récente.

La région de l’Est de Terre-Neuve s’étend le long du sentier de la découverte (Discovery Trail) du lieu historique du cap Bonavista jusqu’aux charmants petits villages le long du sentier du patrimoine (Heritage Trail) sur la péninsule de Burin et un peu plus loin, dans un petit coin de France. C’est une agréable promenade où on traverse de jolies petites communautés dans lesquelles on entend les accents qui rappellent les origines européennes. Le musée des marins du sud de Terre-Neuve (Southern Newfoundland Seamen’s Museum), à Grand Bank, interprète les relations que la région entretient depuis toujours avec la mer. On peut explorer des villages établis durant l’expansion de la pêche migratoire de la Grande-Bretagne au XVIe siècle, on se laisse charmer par la façon de parler et les expressions imagées de la langue courante. Les gens, la langue et la beauté de l’environnement, tout cela fait partie du charme de cette région de Terre-Neuve-et-Labrador.

Vous êtes ici dans un pays de baies abritées, de plages de sable et d’eaux bleues. Un endroit merveilleux pour faire de la voile, de la natation ou se promener le long du rivage par une belle journée ensoleillée. Toutes ces activités sont à votre portée dans les parcs provinciaux. Les villes de Bonavista et Trinity étaient, à une certaine époque, les rivales de St. John’s pour le titre de capitale de la pêche en Amérique du Nord. De nos jours, c’est simplement par leur beauté et l’hospitalité de ses citoyens qu’elles sont les rivales de n’importe quel endroit au monde. Que ce soit l’architecture de style anglais, les rues étroites ou les paysages marins et les excursions pour observer des baleines, vous aurez l’embarras du choix si vous cherchez des raisons de rester.

Ici, l’arbre est roi. D’immenses forêts d’épinettes, de bouleaux et de pins : voici le cœur de Terre-Neuve, la raison pour laquelle cette région a été colonisée et la source de revenus pour bon nombre de ses habitants. L’intérieur de l’île fut ouvert pour répondre à la demande globale de papier journal et les forestiers qui continuent à travailler dans cette industrie sont les derniers arrivants. Avant l’arrivée des Européens, ces forêts abritaient les Béothuks, mystérieux peuple autochtone de Terre-Neuve, les vrais Peaux-Rouges d’Amérique du Nord. Dans le centre de Terre-Neuve, se situent plusieurs lieux historiques où vous trouverez des renseignements supplémentaires sur ce remarquable peuple indigène.

Si on quitte la route transcanadienne pour emprunter les petites routes tortueuses le long de la côte Kittiwake en direction du nord-est, on découvre d’autres paysages et des gens différents. De petites maisons recouvertes de bardeaux s’accrochent aux rochers qui tapissent le fond des baies et des anses. Des quais et des installations de pêche sont éparpillés le long du rivage, les bateaux de pêche sont ancrés dans le port de la baie Notre-Dame. Dans cette partie de la région centrale, tous les aspects de la vie sont tournés vers la mer, et cela depuis des siècles. Vous verrez certainement des baleines et on trouve toujours le temps de dire un petit bonjour, de s’arrêter un moment, de raconter une histoire ou deux. Plus au sud, la route de la côte des baies (Coast of Bays Route) vous emmène vers Bay D'Espoir et Harbour Breton, où la famille Newman, célèbre pour son vin de porto, a vécu et travaillé pendant des décennies.

Nous sommes dans une province qui possèdent des milliers de kilomètres de côtes, d’immenses forêts et d’anciennes montagnes. L’Ouest de Terre-Neuve s’étend de Port-aux-Basques jusqu’à l’extrémité de la grande péninsule du Nord. Son histoire géologique est vieille de plus de 1,25 milliard d’années, elle est aussi vieille que la planète et la présence humaine datant de 4 500 ans. Le parc national du Gros Morne, site du patrimoine mondial de l’UNESCO, offre aux amateurs plus de 65 kilomètres de randonnée en montagne.

On a le choix de faire des promenades faciles ou d’explorer des formations rocheuses qui ont jailli du centre de la terre. Grimpez au sommet du Gros Morne et admirez le paysage spectaculaire de montagnes et de fjords sculptés par les glaciers et formés par le glissement des plaques tectoniques. Le lieu national historique de Port-au-Choix présente la préhistoire fascinante de cette province et le peuple archaïque maritime, aux rituels funéraires élaborés, ainsi que les Esquimaux de la culture de Dorset, aux outils minuscules. À L'Anse-aux-Meadows, vous verrez la prairie où s’étaient installés les Vikings venus coloniser le Nouveau Monde. C’est un site du patrimoine mondial de l’UNESCO et Parcs Canada y a reconstitué un village viking. Apprenez à connaître comment on vivait ici cinq siècles avant l’arrivée de Christophe Colomb. Venez partager la grande fierté des Terre-Neuviens envers leur histoire et adoptez la gentillesse des habitants de la côte Ouest.

Les amateurs d’histoire peuvent poursuivre l’objet de leur passion dans les lieux historiques et les musées communautaires qui se trouvent dans toute la région de l’Ouest. À St. Anthony, vous pouvez visiter la maison Grenfell (Grenfell House) pour apprendre l’histoire fascinante de Sir Wilfred Thomason Grenfell et de son hôpital missionnaire. À Wiltondale, le Village des pionniers retrace admirablement la vie des Terre-Neuviens ordinaires du siècle dernier. Les musées de Port-aux-Basques, Cow Head et St. Anthony nous racontent les périls et les triomphes de ceux qui s’étaient installés dans cette partie de la province. La moitié nord de la côte Ouest s’appelle La côte française (The French Shore) où, pendant plus de 300 ans, les pêcheurs français et leurs descendants ont maintenu leur culture distincte et conservé leur langue. Venez célébrer Une Longue Veillée, un festival de musique, de danse et de récitation traditionnelles de la péninsule de Port-au-Port. Les festivals et activités folkloriques sont nombreux. Participez à un concours de pêche ou allez voir une compétition de bûcherons, prenez le temps d’assister à un festival de crabes ou de fraises.

C’est un des endroits les plus sauvages de toute la Terre. On entre dans un univers de montagnes majestueuses, de rochers massifs, d’immenses lacs et de rivières qui coulent à perte de vue. L’air est pur, l’eau est claire et propre, les habitants sont naturels et les animaux sauvages, nombreux et variés, parcourent librement ces merveilleux espaces. Un voyage au Labrador n’est pas un voyage de vacances ordinaire. C’est une belle aventure. Cette vaste portion du continent s’étend au nord jusqu’au Cap Chidley dans la baie d’Ungava. Des millions d’années de glaciation, d’érosion et de bouleversements internes ont sculpté les caractéristiques de cette magnifique région où les amoureux des grands espaces peuvent donner libre cours à leur passion. Le territoire tout entier regorge de gibier et de poissons, on n’a qu’à se fier aux pourvoyeurs qualifiés et très expérimentés qui sont là pour nous guider.

La population du Labrador est fière et indépendante. Les cultures Innu et Innuite sont enracinées dans une profonde relation spirituelle avec leur environnement Au cours des siècles récents, des colons venus d’Europe ont appris à survivre dans cette terre qui est à la fois douce et hostile. L’histoire de cette partie de la province est longue et mystérieuse. Celle des populations indigènes de la région remonte à presque 9 000 ans, au début de la présence de l’être humain sur le continent nord-américain. Il serait difficile de choisir une saison idéale pour aller visiter le Labrador. Il est vrai que l’hiver est la saison la plus caractéristique de cette région. En hiver, on peut faire tellement de choses ! De la motoneige, des promenades en traîneau à chiens, du ski de fond et alpin, de la pêche sur la glace, de la raquette et du camping d’hiver. Une expérience inoubliable dans un environnement propre, sauvage et passionnant.

© 2006-2008 ardenneweb.eu - Alexandre Siquet
Commentaires - Photographies:
© New Found Land & Labrador Tourism
Bern Brittain
www.newfoundlandandlabradortourism.com
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  • Baleine et Iceberg 2000 - (c) Terre Neuve et Labrador Tourisme
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Alexandre.Siquet