Verviers La nanofiltration pour les eaux de La Gileppe et d’Eupen
Verviers La nanofiltration pour les eaux de La Gileppe et d’Eupen
Dans les stations d'épuration de Stembert et d'Eupen, la SWDE vient de finaliser un projet visant à améliorer la qualité de l'eau pour un investissement de 50 millions d'euros. Démarré en 2005, le projet visait à respecter au mieux les nouvelles normes européennes en matière de qualité de l'eau. Et même de les anticiper, grâce à un investissement sur fonds propres réalisé par l'entreprise publique. Les eaux de surface des barrages de La Gileppe et d' Eupen, qui sont traitées dans ces deux stations de potabilisation, sont une source d'alimentation importante de la population de l'Est de la Wallonie, avec 250 000 raccordements. Le pompage actuel est effectué à 20 m au-dessus du fond du lac et l’eau subit des traitements successifs tels des ajouts de coagulant et de floculant afin d’ extraire les boues en suspension, ensuite des filtrages au travers de 23 filtres de sable aptes à retenir les particules d’aluminium, de manganèse et de fer puis d’une couche de 2m de calcaire. Le nouvel équipement s'impose de par la composition physico-chimique de l'eau brute captée. Celle-ci est le reflet du sol. Dans la région, l'eau qui ruisselle charrie des particules organiques minuscules qui ont la caractéristique de réagir avec le chlore utilisé dans le traitement de l'eau. Les molécules ainsi produites sont un paramètre de potabilité de l'eau. Les nouvelles normes européennes ont justement réduit la concentration de ce type de molécules, rendant impératif l'adaptation des deux stations de traitement. La nouvelle étape de nanofiltration permet de retenir les particules inférieures à la taille d'un nanomètre, soit un millionième de mm, dont ces fameuses particules organiques naturellement présentes dans l'eau et le sol de la région des Fagnes. Désormais, la capacité de traitement en nanofiltration couverte par les deux stations, soit environ 110 000 m3 par jour, est l'une des plus importantes d'Europe, derrière celle de Mery-sur-Oise en région parisienne. A terme, une partie de l'Est de la Wallonie ainsi que diverses communes du nord de la province de Luxembourg pourraient également, en cas de besoin, être alimentées par l'eau de ces deux stations. Ainsi, près de 400 000 habitants résidant dans les localités desservies par la SWDE ou par des distributeurs liégeois, qui vont profiter de cette nouvelle technologie, mise en place. ( 22 photos )
François DETRY