Benoît Lutgen, la fête du cdH à Houffalize

Devant le monument au dieu inconnu (en suspension dans l'armature en fer), en face de la maison communale. Pont Lanham, en plein dedans, contre la plaque commemorative. Monument(s?) aux victimes de la Grande guerre. Devant la chapelle St-Roch. Ceci n'est pas un urinoir pour Hollandais... Petite place rappelant le grenadier Sebald, mort au champ d'Honneur en 1914. Le monument au grenadier Sebald. Aire du tank allemand. Au pied de la ruelle en escalier historique. Une chapeau vert. Du vandalisme? Petit concours: devinez l'emplacement. Devant le banc rue St-Roch, un beau panorama sur Houffalize quand il n'y a plus de feuilles. Le long du chemin du fameux G.R. 57. Entre "le pont Lanham" et la banque  AXA. Houtopia, vu de la plaine de jeux communale. Houtopia, vue des terrains de tennis. Houtopia, vue sur le grenier des artistes. Houtopie, vue sur l'immeuble principal. Pont Lanham, vu de la route de Liege. Aire de repos devant le Pogge, bourgeois de Schaerbeek chez les Bordjeus de Houffalize. Vue sur le Bois des Moines, depuis la Cour de l'abbaye. Ancienne place de Mouscron, une ville bienfaitrice de Houffalize. Au sommet de l'ancienne ruelle en escalier, entre la ville Basse et la "haute ville". La meme ruelle. Mise en valeur du Palais de Justice (vue du Bois des Moines). A l'avant-plan du palais de Justice. A l'avant-plan du monument aux victimes de l'Offensive vonRundstedt. Idem, avec le trottoir du recueillement: monument de Houffalize Remember et bordure de l'ancien cimetiere. L'escalier vers la gemeentelijke brievenbus dont question dans l'article. Pour les personnes presentant un handicap, celle-ci est moins accessible. Devant l'Hotel de Ville. La poubelle est accessible aux personnes presentant un handicap. La fameuse gemeentelijke brievenbus dont question dans l'article. Pour le fun, une autre mise en valeur de la couleur orange: les prisonniers de Guantanamo.

Les poubelles au Karcher
4 septembre 2011. Acclamations à Namur.
Félicitations et bonne route à notre voisin Benoît Lutgen qui a célébré son triomphe de président du cdH.
Qu’a fait Houffalize, chouchou du développement rural, que des amis, pour marquer l’événement ?
Comme pour la kermesse, la Ville martyre de l'Offensive a passé ses poubelles au Karcher.
Les réceptacles à immondices sont l’illustration symbolique d’une responsabilité dont le nouveau Kennedy bastognard s’acquitta jadis avec brio, à ses débuts au Gouvernement wallon.
Ces poubelles portent la couleur orange, celle de l’énergie, de la chaleur, de la conquête : celle du cdH.
Presque pas discrètes, perçues par certains comme autant de coups de poing dans l’œil, elles ont été placées au fil des ans pour coloniser tous les sites d’intérêt historique et esthétique de la commune.
Et, boutade d’un repenti, elles marquent d'une empreinte hiératique l’appartenance de ses autorités au plus grand parti de la province.

Surtout : pas un mot aux Hollandais !
Mais l’orange est aussi la couleur sacrée de la Hollande, notre fournisseur de tulipes et de villégiateurs.
Les poubelles qu’arborent les monuments évoquant le passage des Français, des Américains, des Allemands, les traditions chrétiennes et démocratiques d’une ville qui était si bien vue de Jean l’Aveugle, sont autant de goedendag dans lesquels nos hôtes trouvent une attention raffinée: celle de l’accueil, de la mise en confiance, d’un repère sécurisant dans le dépaysement.
Laissons-leur donc bien croire que ces flamboyantes poubelles en plastique, par ailleurs importées des Pays-Bas, 25 euros pièce, sont un précieux signe de bienvenue.

Quelques lieux amour sacré de la Patrie
Voici une liste bien incomplète des endroits les plus chargés d’histoire et les plus photographiés, où selon qu’on est francophone ou batave on voit se dresser une sentinelle du cdH ou un footballeur sujet de la famille d’Oranje.
La chapelle St-Roch, qui protège les Bordjeus de la peste depuis 1634.
Le pont Lanham, du nom du colonel qui franchit l’Ourthe à la Libération, là où, quelques mois plus tard à l'Offensive, l’écrivain Ernest Hemingway se tapa une des plus grosses cuites de sa vie.
Le Grand fossé, une ruelle en escalier moyen-âgeuse (vu par en bas, vu par en haut, où la poubelle vole la vedette à une oeuvre d'art authentifiée).
Le Petit fossé, reliant la Ville Basse au nord du château moyen-âgeux. Poubelle au-dessus, poubelle en dessous.
Le monument à Henri Sebald, brigadier du XXIIIe Dragons, premier Français tombé en Belgique pendant la Première guerre.
La bordure du Vieux cimetière, à proximité du monument "Houffalize Remember", en souvenir des victimes civiles de la Seconde guerre.
Le monument au Pogge, un hommage à la commune de Schaerbeek, qui fournit aide et réconfort à Houffalize sinistrée.
« Le tank », un Panzer (du modèle de ceux de la bataille de Koursk) qui finit ses pérégrinations renversé dans l’Ourthe.
L’hôtel de ville, le temple de la démocratie, dont nous écrivons dans un autre article qu’il est le seul d’Europe à offrir deux boîtes aux lettres dont aucune n’est accessible aux personnes à mobilité réduite et à une enveloppe de format ordinaire.

Et encore bon vent !
Mais vraiment, poursuivant notre métaphore, si la poubelle de l’hôtel de ville de Houffalize est une sentinelle aux couleurs du cdH, aucune allusion à la Citadelle de la rue des Deux Églises ne doit y être vue.
Et, pour parler new wave , « bonne chance à vous », Monsieur Lutgen, à la présidence d’un parti parangon de la démocratie.

René Dislaire

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