Faso-Lux, ambassadeur du Burkina Faso à Vaux-sur-Sûre

Pierre Callant, de Sibret, et Elisabeth Dupont, de Rochefort Des productions locales Le Burkina Faso, une enclave en Afrique occidentale Un presentoir qui ne manque pas de couleur La table des artisanes Une illustration de la culture par attelage

Dans le cadre des portes ouvertes des villages de la haute Sûre
Les 14 et 15 mai 2011 les gens de Vaux-sur-Sûre, intitulés symboliquement ambassadeurs de la commune, ouvraient leurs portes pour montrer ce qu’ils font, qui ils sont.
Dans une étable de Jodenville, entre des stalles vidées par la saison et les balles de paille en surplus, l’association humanitaire Faso-Lux s’est aventurée à présenter des témoignages de son action au Burkina-Faso.
Nous n’allons pas matraquer les lecteurs par une énumération de tous les coups de pouce réalisés, en cours et en projet.
Limitons-nous à deux exemples, de quoi se rendre compte qu’une région paysanne où le désert avance peut trouver une part de son salut par des micro projets originaux appropriés au contexte local. Il suffit, pour ça, d’un peu d’imagination. De bonnes connaissances et d’estimes réciproques.

La culture du muringa, arbre de vie
Le projet consiste à promouvoir la culture de cet arbre aux bienfaits multiples.
Il fournit – ce n’est qu’une comparaison-, des fruits comme des olives.
L’huile est un produit de première nécessité pour l’alimentation des pays d’Afrique subsaharienne.
Mais en outre, un tourteau obtenu par le concassage des grains présente aussi la particularité miraculeuse de rendre potable l’eau qui, non purifiée, est un fléau dans ces régions.
Une fois l’opération humanitaire terminée, les paysans sont qualifiés pour en retirer, sans plus aucune aide extérieure, de quoi sécuriser, tant que faire se peut, leur alimentation.

La culture attelée
Il s’agit (on pourrait dire : il suffit) de procurer aux paysans un bœuf et une charrue.
Ces autochtones doivent suivre une petite formation en soins vétérinaires, en compostage, en mesures préventives contre l’érosion.
Une autre condition : s’associer par groupes de deux bénéficiaires.
Alors, le couple de paysans reçoit un bœuf, une charrue et le joug.
Les deux champs familiaux mis en commun vont rendre une production multipliée par quatre ou par cinq.
En quelques années, les cultivateurs sont autonomes. Ils pourront vendre leur bœuf pour la boucherie et avec cet argent, en racheter un nouveau.
Ils seront devenus capables de former d’autres paysans.
L’effet boule de neige va jouer, et l’association humanitaire peut se retirer, sur le bout des pieds. 84 paysans ont déjà pu bénéficier de cette aide !
Le coût de l’équipement revient environ 350 euros par bénéficiaire.
Une attestation fiscale est fournie, grâce à un accord avec la Fondation roi Baudouin.

Des coopérations pour des profits durables
Faso-Lux insiste sur le fait que chaque projet se fait en coopération et parfois en cofinancement avec d’autres intervenants.
On a compris aussi qu’après quelques années, les bénéficiaires peuvent, sans aucune aide extérieure, poursuivre sur leur acquis.
Faso-Lux s’investira alors dans d’autres villages, dans d’autres projets.

Les membres de l’association
Si l’ancrage de l’association Faso-Lux lui donne une image Vaux-Sûroise (d’ailleurs, la commune la subventionne), les membres du comité se répartissent un peu partout en Wallonie, et même à Bruxelles. Ce qui s’explique par le jeu des réseaux familiaux et d’amitié, où chacun est animé par le même enthousiasme et la même passion.
Ainsi, la commune de Houffalize y compte 6 bénévoles responsables, « contre » cinq à Vaux-sur-Sûre !
Faso-Lux a une vitrine sur internet : www.fasolux.be

René Dislaire

Liens:


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A Rosieres, J.B. Zeler rime avec tracteur oldtimer

Le révérend Cric, doyen de Sibret