L’écologie à tout prix … et les revers de la médaille !

écrit par georges.dubois
le 31/10/2011
L’écologie à tout prix … et les revers de la médaille !

3. L’eau.

En Allemagne, nous l’avons déjà souligné auparavant, le respect de l’environnement n’a pas de prix. Nulle part ailleurs on ne recycle les déchets et n’économise l’énergie et l’eau avec autant de zèle. Dans les propos qui suivent, il sera question des économies de ce précieux liquide.
Les citoyens d’outre-Rhin ne consomment que 6 l par lave-vaisselle lorsqu’ils utilisent les appareils de la nouvelle génération. Ils sont très attentifs à leur consommation d’eau dans tous les domaines d’ailleurs.
Les recommandations des organismes fédéraux vont jusqu’à s’occuper de l’hygiène des citoyens : fermer le robinet en se brossant les dents, remplir les baignoires tout au plus à moitié, utiliser des touches économiques lors du passage aux toilettes, …. Le lavage des véhicules est lui aussi visé.
Cette parcimonie soulage le portefeuille, est profitable à l’environnement et, à ce qu’il paraît, aiderait les pays pauvres pour l’arrosage des cultures ! Argument fallacieux s’il en est : l’eau ne se transporte pas ainsi !
Au niveau de la Communauté européenne, on parle de ne plus produire que des pommeaux de douche avec des limiteurs d’eau. Beaucoup moins agréable que ce que nous connaissons actuellement ! Ce dispositif, appelé « Perolator », soufflera principalement de l’air, à l’image d’un sèche-cheveux.
L’ Allemagne compte parmi les pays les plus riches en eau de la terre. On pourrait même en consommer 5 fois plus qu’à présent sans qu’il y ait pénurie. Dans la situation actuelle d’économie à outrance, un effet pervers se fait ressentir au niveau des canalisations de certaines villes. Comme la population rejette toujours moins d’eaux usées, les graisses et autres résidus forment un magma qui attaque les parois et risque de les perforer. Dans certaines localités, les fournisseurs d’eau n’ont plus d’autre ressource que d’en pomper quotidiennement des centaines de milliers de litres pour les jeter à l’égout et assurer de la sorte une vitesse suffisante d’écoulement pour libérer les parois de la masse visqueuse qui s’y agglutine.
C’est ainsi que le consommateur, qui épargne chaque année toujours plus d’eau, voit sa facture continuer à grimper. Cela provoque chez lui un effort supplémentaire pour réduire cette facture, avec les conséquences que l’on connaît ! Un cercle vicieux duquel il ne pourrait sortir qu’en consommant plus, donc en rejetant plus.
Les augmentations tarifaires pratiquées par les fournisseurs sont appelées pudiquement « mesures d’adaptation », qui comprennent la répercussion du coût de ces fameux pompages.
Une autre augmentation est à prévoir prochainement, si le parlement européen met en exécution son plan d’attribution d’un « passeport eau » pour les bâtiments particulièrement économes. Un des géants de la branche compte que cette « trouvaille » provoquera un accroissement des frais de pompage d’environ 400 millions d’euros, si la consommation diminue encore de 25% ! Economisez, qu’ils disaient !

G. Dubois

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