Le trial: initiation par le champion Nicolas Massart, de Bastogne

écrit par ReneDislaire
le 31/05/2011
Nicolas Massart, le 29 mai 2011, en "demonstration", Institut St-Joseph (Bastogne)

Nicolas Massart : un CV sportif impressionnant, dans un sport peu connu
Cet étudiant à Pierrard (Virton), habitant à Senonchamps, près de Bastogne, cumule des titres répétés de champion de Belgique et de champion d’Europe.
Il appartient au top mondial du trial. Au cours des dernières années, il a représenté la Belgique à des compétitions jusqu’aux antipodes, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

De l’équilibre avant toute chose…
… sans en lui rien qui pèse ou qui pose.
Un enfant qui se tient debout pour la première fois : quel événement !
Etre trialiste, c’est goûter les joies du paroxysme de l’équilibre en mouvement.
C’est atteindre un niveau de concentration on ne peut plus intense.
Côté physique, la condition sine qua non pour débuter est la puissance du haut du tronc, du trapèze et des muscles des bras.
Arrivé à un plus haut niveau de performance, pour accomplir des grands sauts, les jambes seront de plus en plus sollicitées.
L’effort à fournir par le bas du dos est capital : si ce point névralgique devient déficient, il est temps pour le trialiste de penser à quitter l’élite de ce sport.
Le trial, c’est synchroniser une maîtrise parfaite de l’esprit et du corps.
Une dure école.

Les règles du jeu
Très sommairement.
C’est tenir sur une sorte de vélo de VVT sans selle, et accomplir une course d’obstacles sans commettre de faute.
Le parcours, en général de quelques dizaines de mètres, s’appelle une zone.
Une faute, c’est refuser de franchir un obstacle, ou heurter le sol du pied. C’est aussi dépasser le temps imparti, d’environ deux minutes.
Une compétition comporte plusieurs zones, à accomplir deux ou trois fois.
Faire 2 fois 12 zones prendra donc moins de 25 minutes, fractionnées sur environ 2 heures. Mais des minutes vraiment très éprouvantes !
Moins on aura fait de fautes, mieux on sera classé.
Ces données varient selon l’âge, le niveau, les catégories.

La situation en province de Luxembourg : aucun club
Nos handicaps ? Rien de neuf sous le soleil : la faible densité de la population, l’éloignement, la rareté des sponsors et des infrastructures.
Pourtant, une piste de trial n’est a priori pas coûteuse : ni en espace à consommer, ni en équipement à installer. Une carrière désaffectée, un « thier » inculte, peuvent très bien faire l’affaire.
Nicolas Massart s’entraîne sur le site de Houffalize ou d’Ettelbruck.
Impossible pour lui d'y aller tous les jours. Les déplacements vers les lieux de compétition où il doit se rendre (Verviers, Aywaille, Charleroi…) absorbent à eux seuls un budget considérable.

Un terrain proche de Bastogne : rêve impossible ?
Ce serait le souhait de plusieurs mordus, comme la famille des Carlier, de Villeroux. L'aîné, le tout jeune Julien, atteint du virus du trial, est de ceux qui pourraient tirer profit d'un aménagement public, fût-il modeste.
Eric Carlier, le père, s'efforce de mobiliser, de recruter. Il multiplie les appels à ceux qui y seraient sensibles.
Sans piscine, pas de champions de natation. Un terrain de trial à Bastogne pourrait favoriser les vocations, et, qui sait, l’éclosion d’un club local.

Nicolas Massart en démo
Nous avons rencontré Nicolas à la fancy fair de l’école St-Joseph à Bastogne.
Avec son père, son mentor! Luc Massart, discret et efficace.
Pour les visiteurs, la démonstration de Nicolas fut très appréciée, un fameux "plus" par rapport aux activités traditionnelles.
Le public rencontre de l’inconnu, de l’émotion. Une décharge d'adrénaline. Bref, du spectacle.
Sauf en période... d’examens, Nicolas est joignable à l’adresse : downhill0478@hotmail.com

René Dislaire

  • Nicolas Massart, le 29 mai 2011, en "demonstration", Institut St-Joseph (Bastogne)
  • Nicolas Massart, le 29 mai 2011, en "demonstration", Institut St-Joseph (Bastogne)
  • Nicolas Massart, le 29 mai 2011, en "demonstration", Institut St-Joseph (Bastogne)
  • Nicolas Massart, autographe pour sa plus jeune admiratrice
  • Nicolas Massart, et Luc, son papa
  • Nicolas Massart, le 29 mai 2011, en "demonstration", Institut St-Joseph (Bastogne)
  • Nicolas Massart, le 29 mai 2011, en "demonstration", Institut St-Joseph (Bastogne)
  • Nicolas Massart, le 29 mai 2011, en "demonstration", Institut St-Joseph (Bastogne)
  • Julien, dans une zone de Houffalize
  • Julien, dans une zone de Houffalize
  • Julien, dans une zone de Houffalize
  • Julien, dans une zone de Houffalize
  • La famille Carlier: Eric, le papa, Julien et Thomas
  • Julien, dans une zone de Houffalize
  • Thomas, dans une zone de Houffalize
  • Julien, dans une zone de Houffalize
  • Thomas, dans une zone de Houffalize
  • Nicolas Massart, le 29 mai 2011, en "demonstration", Institut St-Joseph (Bastogne)
  • Nicolas Massart, autographe pour sa plus jeune admiratrice
  • Nicolas Massart, le 29 mai 2011, en "demonstration", Institut St-Joseph (Bastogne)
  • Nicolas Massart, le 29 mai 2011, en "demonstration", Institut St-Joseph (Bastogne)
  • Nicolas Massart, le 29 mai 2011, en "demonstration", Institut St-Joseph (Bastogne)
  • Nicolas Massart, le 29 mai 2011, en "demonstration", Institut St-Joseph (Bastogne)
  • Julien, dans une zone de Houffalize
  • Julien, dans une zone de Houffalize
  • Julien et Thomas, dans une zone de Houffalize
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