vie des Celtes au Cheslé, Bérismenil

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Oui, des Celtes y vivent encore; ils vous contemplent depuis vingt-sept siècles et dans l'oppidum reconstitué au Cheslé, entre La Roche et Houffalize, vous invitent à partager leurs us et coutumes.

Bérismenil : des Celtes d’il y a 27 siècles vous contemplent
Dans l’Ardenne touristique, c’est comme dans la chanson de Gilbert Bécaud : C’est En Septembre … C’est en septembre que l’on peut vivre pour de vrai… Et c’est parti jusqu’en décembre.
Retrouvailles par-ci, comme à Filly. Journées du patrimoine par-là, en veux-tu, en voilà.
On se redécouvre, on raffermit des liens ou on en crée de nouveaux. On refait ou on fait connaissance avec des choses, des lieux, des sites insolites, remarquables, mal connus bien que proches.

Le Cheslé à Bérismenil
C’est en 1958 (les anciens qui s’en souviennent font une relation avec l’Exposition universelle à Bruxelles) que l’on a commencé à s’intéresser sérieusement -et professionnellement- entre bénévoles sous la houlette de professeurs de l’ULB au site celte du Cheslé.
Situé entre le village de Bérismenil (route de La Roche à Houffalize) et une boucle de l’Ourthe, il s’agit d’un plateau qui surplombe l’Ourthe, long de 725 m et large de 290 m.
Il fut aménagé en fortification dès une époque encore difficilement identifiable, et remarquablement amélioré tout au long de l’occupation celtique. Entre le VIIIe  et le VIe siècle av. JC, il constitue un refuge pour ainsi dire inexpugnable pour les habitants des villages voisins. L’infrastructure mise à jour, avec un puits au centre, donne une idée de l’ingéniosité et du savoir faire de nos lointains ancêtres, face à l’insécurité ambiante
Une reconstitution a été opérée : un « barrage » a été reconstruit avec des pierres d’origine extraites lors des fouilles ; un double rempart également, constitué de terre, de schiste et de bois qui s’étire sur plus de 1750 mètres.
Des murailles atteignent les 6 mètres de haut.
Depuis 1989, Alain Parmentier, un bénévole, y fait le maçon, appliquant les directives du professeur Bonenfant de l’ULB, l’érudit qui connaît le Cheslé comme un agent de quartier de l’époque.

Fin septembre 2012, des jeunes de la région se sont remis dans la peau -les peaux- des Celtes : une animation admirée par de nombreux visiteurs curieux et admiratifs.

Le puits du diable
Tous les habitants de Bérismenil sont capables de vous raconter la légende du puits du diable, qu’ils revivent avec émotion plus ils avancent dans leur relation, jusqu’à la dernière goutte, qui n’a rien d‘un happy end. L’un des meilleurs narrateurs est incontestablement Jean Guillaume, l’inamovible président du Syndicat d’Initiative, un sage et un des derniers éléphants du tourisme de la province de Luxembourg.  
Transmise depuis des générations, reposant sur un va-savoir-quoi d’authentique, cette légende connaît quelques variantes.
Appelée aussi légende de la Gatte d’or, elle rapporte que dans un puits situé au centre du Cheslé est enfoui un fabuleux trésor qui remonte à la surface chaque année le jour de Noël au moment où les cloches sonnent les douze coups de la messe de minuit. Pour autant que ce rituel liturgique soit respecté, il est donc accessible ; on peut s’en emparer, mais sous deux conditions.
D’abord apporter en offrande une poule, rouge selon certains, noire selon d’autres. Et tout doit se dérouler motus et bouche cousue : c’est la que gît un hic insurmontable, un celte hic aux dires des historiens.
Trois candidats à la fortune n’ont pas pu retenir des exclamations en saisissant le butin : le sol les absorba aussitôt et on n’a plus entendu parler d’eux que dans ce récit qui donne la chair de poule au narrateur : rouge pour certains, noire pour d’autres.

© René Dislaire
© Photos-vidéo : Jean-Marie Lesage