Exposition « Chagall, entre guerre et paix » 21 février au 21 juillet 2013, au Musée du Luxembourg à Paris

écrit par VandenHende
le 28/02/2013
La Guerre, 1943, huile sur toile, copyright ADAGP, Paris 2013 / CHAGALL

Chagall meurt en 1985, presque centenaire. Il a traversé le XXe siècle, connu une révolution, deux guerres et l’exil, côtoyé quelques-uns des artistes les plus novateurs, produit une oeuvre dans laquelle peuvent se lire son expérience intime de l’Histoire, le souvenir de ses rencontres, de ses voyages et de sa patrie.

Le XXe siècle a, pour une large part, refoulé l’allégorie et le narratif dans les œuvres d’art. Et c’est parce que Chagall a su s’affranchir des règles et des codes – voire des diktats – de la pensée moderniste tout en s’en nourrissant, qu’il a pu rester figuratif et témoigner de son temps. Il emprunte aux mouvements d’avant-garde (cubisme, suprématisme, surréalisme) quelques-unes de leurs formes, semble parfois s’en rapprocher, mais demeure toujours indépendant. Le parallèle entre les images de guerre et les images de paix révèle la complexité d’une œuvre qui ne se réduit jamais à un genre donné, mais intègre les événements, les situations et les émotions de l’artiste. Ainsi, selon les circonstances, Chagall visite et revisite certains thèmes, les enrichissant à chaque fois d’une dimension personnelle : sa ville natale de Vitebsk, les traditions juives de son enfance, les épisodes bibliques dont la Crucifixion, ainsi que le couple et la famille.
L’exposition qui commence avec la déclaration de la Première Guerre mondiale, s’attache à illustrer quatre moments clés de la vie et de l’œuvre de Chagall :

La Russie en temps de guerre
Après un séjour de trois ans à Paris, Chagall part à Vitebsk retrouver sa fiancée Bella qu’il épousera en 1915. Il y est surpris par la déclaration de guerre. Bien que loin du front, il rend compte d’une réalité brute : les mouvements de troupes, les soldats blessés, les populations juives chassées de leurs villages. De la même façon, il s’attache à représenter l’environnement de son enfance dont il pressent la disparition et évoque, dans une série de tableaux, son intimité avec Bella.

L’entre-deux-guerres
En 1922, Chagall quitte définitivement la Russie. Après une étape à Berlin, il revient à Paris où il doit à nouveau se forger une identité artistique. Il se consacre, à la demande de l’éditeur Ambroise Vollard, à l’illustration de différents livres dont la Bible – un texte dont il est si familier depuis l’enfance qu’il dira « Je ne voyais pas la Bible, je la rêvais ». Parallèlement aux œuvres consacrées aux paysages, aux portraits et aux scènes de cirque, il réalise des peintures où figurent des personnages hybrides mi-animaux, mi-humains – parfaites illustrations du bestiaire chagallien – ainsi que de nombreuses images du couple comme autant de représentations métaphoriques de son amour de la vie.

L’exil aux Etats-Unis
En 1937, les autorités nazies saisissent les œuvres de Chagall dans les collections publiques allemandes et trois de ses toiles sont présentées dans l’exposition « Art dégénéré » à Munich. Les événements politiques obligent Chagall à quitter la France et à s’exiler aux Etats-Unis en 1941. Installé avec Bella et Ida à New York, il retrouve plusieurs artistes et poètes juifs exilés comme lui. Bien qu’éloigné des lieux du conflit, Chagall n’ignore pas les actes de barbarie qui dévastent l’Europe et son pays natal. Guerre, persécutions, exode, villages en flammes hantent alors ses tableaux : désormais, une tonalité sombre envahit sa peinture. Le thème de la Crucifixion s’impose à lui comme symbole universel de la souffrance humaine. Son œuvre, particulièrement créative durant cette période, reflète encore le besoin de revenir à ses racines. Il rend hommage à son épouse Bella, disparue en 1944.

L’après-guerre et le retour en France
Chagall rentre définitivement en France en 1949 et s’installe à Orgeval, puis à Vence. Il prend alors de la distance avec le passé. L’artiste se consacre désormais à de grands cycles comme la série des monuments de Paris et explore d’autres techniques (vitrail, sculpture, céramique, mosaïque, techniques diverses de gravure...). Son usage de la couleur se modifie sensiblement et donne naissance à des tableaux où se mêlent à la fois des tonalités expressives et une étonnante luminosité.
Cette dialectique de la guerre et de la paix, prise dans son sens le plus large, permet de mettre en relief des aspects essentiels de l’œuvre de Chagall. Elle aide à comprendre, au gré des épisodes qui ont marqué sa vie, le lien entre le regard qu’il porte sur la condition humaine et cette technique picturale sincère et sensible dont la nouveauté demeure, trente ans après sa mort, toujours aussi saisissante.

L’exposition comporte une centaine d’œuvres, provenant de musées en France et à l’étranger : Centre Georges Pompidou, Musée national d’art moderne /Centre de création industrielle, Paris ; Musée d’Art moderne de la Ville de Paris ; Musée national Marc Chagall, Nice ; Museum of Modern Art (MoMA), New-York ; Philadelphia Museum of Art ; Moderna Museet, Stockholm, Galerie nationale Tretyakov, Moscou ; Museum Folkwang, Essen, ou encore l’Albertina de Vienne ainsi que de collections particulières.
Pour toute information :
Musée du Luxembourg, 19 rue de Vaugirard, 75006 Paris
ouverture :
tous les jours de 10h à 19h30
nocturne le lundi * et le vendredi jusqu’à 22h (* sauf jours fériés et vacances scolaires zone C). Fermeture exceptionnelle le 1er mai
tarifs : 11€ TR 7,50€
Gratuit pour les moins de 16 ans
accès : M° St Sulpice ou Mabillon,
Rer B Luxembourg
Bus : 58 ; 84 ; 89 ; arrêt Musée du Luxembourg / Sénat
renseignements et réservations sur www.museeduluxembourg.fr

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Un restaurant de légende et de première classe à quelques minutes du Musée du Luxembourg : Le Paris à l’hôtel Lutétia.
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le pari d’orchestrer une harmonie gourmande dans des lieux aussi différents que le « Paris » – le
restaurant gastronomique de l’hôtel décoré par Sonia Rykiel, aux allures feutrées de paquebot des
années ‘30 - la Brasserie « Le Lutetia », dont la convivialité élégante séduit une clientèle très
parisienne ou encore le « Bar du Lutetia », espace raffiné idéal pour des pauses en mode « casual
chic ».
Philippe Renard a fait ses armes chez les plus grands : Troigros à Roanne, Lameloise à Chagny,
Loiseau à Saulieu ou encore Roland Durand, époque Sofitel Paris. N’utilisant que des produits
frais, respectueux des saisons, il a su réactualiser la grande cuisine bourgeoise en imposant des
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En phase avec les nouvelles tendances alimentaires, il a été l’un des premiers à proposer sur sa
carte des plats en demi-portions. Une jolie façon de rendre sa cuisine encore plus accessible et de
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gastronomie française, les produits proposés à la carte respectent les saisons et l’agriculture
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Passionné d’oenologie et avec l’aide du chef Sommelier Philippe Sochon, il a également mis en
place une très belle sélection de vins millésimés « au verre » - une petite révolution qualitative et
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Enfin, il a instauré à la Brasserie le « Casse-croûte des petits galopins » qui revisite le classique
menu enfants par des suggestions ludiques et qualitatives.
Il est réservé aux enfants de moins de 12 ans et est offert aux enfants de moins de huit ans
accompagné d’un adulte qui déjeune ou dîne à la Brasserie. Il leur sera également offert un livre
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Hotel Lutetia Paris, Rive-Gauche
45 boulevard Raspail – 75006 ParisTél : +33(01)49544646
lutetia@concorde-hotels.com
www.concorde-hotels.com/lutetia

  • La Guerre, 1943, huile sur toile, copyright ADAGP, Paris 2013 / CHAGALL
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  • la danse, 1950 1952, huile sur toile, copyright ADAGP, Paris 2013 / CHAGALL
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