MALMEDY L’univers insolite de Paul Delvaux – œuvres sur papier

écrit par francois.detry
le 05/09/2013
Paul DELVAUX

Biographie de Paul DELVAUX:
1897 Naissance de Paul Delvaux le 23 septembre dans le village d’Antheit, situé en province de Liège en Belgique. Jean Delvaux, le père de Paul, est avocat à la cour d’appel de Bruxelles.

1904 Paul Delvaux est élève à l’Ecole primaire de Saint-Gilles à Bruxelles où les Delvaux résident désormais.

1910-1916 Delvaux suit ses humanités à l’Athénée de Saint-Gilles à Bruxelles, inscrit en section gréco-latine. De cette époque date son attrait particulier pour l’Antiquité.

1916-1919 Après un bref passage au cours d’architecture de l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles, Delvaux s’oriente vers la section peinture monumentale dirigée par le peintre symboliste Constant Montald. De cette formation, interrompue par le service militaire, Delvaux gardera notamment un intérêt pour la peinture murale. C’est à l’Académie qu’il se lie d’amitié avec Robert Giron, bientôt Directeur du service des expositions du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles où Delvaux exposera à maintes reprises.

1920-1924 L’artiste peint quotidiennement d’après nature en forêt de Soignes, aux abords de Bruxelles et expose, en 1924, avec le groupe post-impressionniste Le Sillon. A cette époque, il peint ses premières gares, thème récurrent de son travail.

1929-1933 L’artiste subit l’influence des expressionnistes flamands James Ensor, Gustave De Smet et Constant Permeke. C’est en 1930 que se déroule sa première exposition individuelle au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. En 1932, il découvre le Musée Spitzner, une attraction morbide et insolite de la foire du Midi à Bruxelles qui lui inspire la première d’une longue série de Vénus endormies.

1934 Delvaux visite l’exposition Minotaure au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles où il contemple les œuvres surréalistes de Max Ernst, Joan Miro, Salvador Dali, René Magritte et Giorgio De Chirico. Celles de De Chirico d’abord et de Magritte ensuite l’interpellent particulièrement et seront à la base d’une évolution radicale et définitive de son travail vers le surréalisme. L’année suivante, il peint l’une de ses premières toiles réellement surréaliste : Palais en ruines.

1937-1940 En 1937, Delvaux et Suzanne Purnal se marient. Un premier voyage en Italie confirme la passion de l’artiste pour la culture classique. Delvaux participe à l’Exposition internationale du surréalisme organisée par André Breton et Paul Eluard à la Galerie des Beaux-Arts de Paris en 1938 et en 1940 à celle du même nom mise sur pied à Mexico par Breton et Wolfgang Paalen.

1940-1945 L’artiste travaille fréquemment au Musée d’Histoire naturelle à Bruxelles où il dessine des squelettes, un thème qui lui est cher jusque dans les années 1960. En 1944-1945, il bénéficie d’une rétrospective au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.

1950 Delvaux est nommé professeur de peinture à la l’Ecole nationale supérieure d’Art et d’Architecture (La Cambre) à Bruxelles, où il enseignera jusqu’en 1962.

1952 Delvaux expose avec Magritte au Casino de Knokke-Le-Zoute sur la côte belge. La même année, il épouse Anne-Marie de Martelaere, son amour de jeunesse auquel il avait du renoncer sous la pression familiale.
1954-1956 Les nombreuses scènes religieuses où Delvaux a remplacé les personnages humains par des squelettes sont sélectionnées pour les cimaises de la XXVIIe Biennale de Venise mais seront rapidement condamnées pour hérésie par le pape Jean XXIII.
1959 Delvaux exécute la décoration murale du Palais des Congrès à Bruxelles.

1965 L’artiste reçoit le prix Quinquennal de consécration de sa carrière et est nommé président-directeur de la Classe des Beaux-Arts de l’Académie royale de Belgique.

1966-1967 Une Rétrospective du peintre a lieu au Musée des Beaux-Arts de Lille en 1966 et au Musée d’Ixelles à Bruxelles en 1967. Paul-Aloïse De Bock publie la première grande monographie sur l’artiste.

1975 Le Musée national d’Art moderne de Tokyo et de Kyoto accueillent une rétrospective Paul Delvaux. Le catalogue raisonné de l’œuvre peint de Delvaux paraît aux éditions Cosmos.

1878-1979 En 1978, Delvaux réalise la décoration murale de la station de métro « Bourse » à Bruxelles. La Fondation Paul Delvaux est créée en 1979 et donnera lieu trois ans plus tard à l’inauguration du Musée Paul Delvaux à Saint-Idesbald, à quelques kilomètres de la seconde résidence de l’artiste, à Furnes sur la côte belge.

1989-1991 Divers importantes expositions sont organisées dans le monde entier en l’honneur du peintre qui a depuis longtemps acquis une réelle renommée internationale. Parmi celles-ci, on compte une rétrospective au Grand Palais de Paris.

1994 Décès du peintre le 20 juillet à Furnes.

L’exposition du 7 septembre 2013 au 26 janvier 2014:

Le Malmundarium de Malmedy poursuit sa programmation d’artistes de renom.

L’exposition L’univers insolite de Paul Delvaux retrace les étapes marquantes de la carrière de l’artiste sous l’angle de son travail sur papier. S’exprimant par des techniques aussi diverses que le crayon, le fusain, la mine de plomb, l’aquarelle, la gouache, le lavis ou la plume, ce matériau est avant tout un outil indispensable à la préparation minutieuse de ses peintures. Comme médium à part entière, le papier est également un support essentiel à sa liberté d’expression et à l’improvisation. Réalisé de manière plus spontanée que son travail pictural, le dessin lui permet ainsi de laisser parler son imagination sans entraves et d’explorer multiples pistes d’inspirations.

Dans un autre registre, la technique de la gravure a également suscité l’intérêt de l’artiste dès les années 1960. Au trait plus méticuleux, son travail gravé est davantage la traduction sur papier de son œuvre peinte, dans sa version tardive.

Accompagnant l’œuvre dans son entièreté, les dessins reflètent, quant à eux, les différents styles et périodes clés du cheminement de Paul Delvaux : le réalisme, le postimpressionnisme, l’expressionnisme et le surréalisme. Ils dévoilent également ses thèmes de prédilection : le Rouge-Cloître, la Vénus endormie, les femmes, les couples, le monde de Jules Verne, les trains et tramways, les squelettes et enfin l’Antiquité gréco-romaine.

C’est l’univers artistique insolite de Paul Delvaux que l’exposition entend révéler, au gré d’un parcours qui apporte un éclairage intime sur l’œuvre de l’une des personnalités phares de l’art moderne belge.

Autour de cette exposition:

•Conférences:

1. Le 26 octobre 2013 à 15h au Malmundarium “Paul Delvaux. Du réalisme à l'onirisme”
Laura Neve, Attachée scientifique au Musée communal d'Ixelles, à Bruxelles, nous parlera de l'oeuvre de Paul Delvaux depuis ses débuts jusqu'à ses derniers travaux.
PAF : 5€ - 3€ pour les membres cotisants du Malmundarium

2. Le 29 novembre 2013 à 20h : Pierre GHÊNE, collectionneur-proprietaire des oeuvres exposées:
Projection commentée, suivi d‘une visite guidée dans l’expo.
PAF : 5€ - 3€ pour les membres cotisants du Malmundarium

• Animations scolaires:
Animations pédagogiques des bibliothèques Waimes-Malmedy, tous les jeudis, pour des élèves dès 2 ans et demi (sur réservation). Gratuit, outre le prix d‘entrée

• Visites guidées de l’exposition:
Tarif: entrée + 30€ par viste pour un groupe de maximum 20 pers.

Contact ::
LE MALMUNDARIUM,
Place du Châtelet, 9 (à côté de la cathédrale) 4960 Malmedy
Tél : +32 (0)80.799.668 ; info@malmundarium.be; www.malmundarium.be

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