France / Bourgogne Le vase de Vix.

écrit par francois.detry
le 12/08/2014
Le tumulus sous la colline

Un petit matin de janvier 1953, sur le Mont Lassois, une éminence naturelle se dressant dans la vallée de la Seine, un agriculteur du village de Vix découvre une tombe dissimulée sous un tumulus arasé dont ne subsistent que des pierres éparses mais le caveau, comblé de terre, était resté inviolé.
Une fois dégagé, dans des conditions assez difficiles, ce caveau se révèle être la tombe à char d'une femme vite surnommée la princesse de Vix qui livra un important mobilier funéraire tels que bijoux, céramique et vaisselle de bronze. La pièce maîtresse de cette vaisselle est un cratère à volutes en bronze, le plus grand que l’Antiquité nous a légué, sans doute sorti d’un atelier corinthien grec d’Italie du Sud vers 525 av. J.-C.
Sur le sol, des pigments bleu et rouge proviennent de tentures ou de peintures décoratives. La princesse est ornée de parures à caractère local : collier de grosses perles de pierre et d’ambre, des anneaux de cheville en bronze, un bracelet de lignite, des fibules avec éléments de corail. Elle porte à la nuque un torque, collier gaulois en or fin (480 g), travail unique, d’un orfèvre initié aux techniques méditerranéennes. Quant au vase, il est exceptionnel de par sa taille (1,64 m) et son aspect. L'ensemble pèse 208,6 kg et est constitué de plusieurs pièces réalisées séparément puis assemblées : - la coupe, en bronze martelé dont le diamètre maximal est de 1,27 m et sa capacité est de 1 100 litres ; - le pied, pièce coulée d'un diamètre à la base de 74 cm et pèse 20,2 kg. Il reçoit le fond de la cuve et assure la stabilité de l'ensemble ; - les anses en bronze d'un poids de 46 kg chacune et richement décorées ; - le couvercle, feuille de bronze martelée de 13,8 kg, couvre l'ouverture et est perforé de multiples trous qui font penser qu'il servait en fait de passoire. En son centre, un ombilic relevé supporte une statuette de 19 cm de haut et représente une femme, une main en avant qui tenait peut-être un objet maintenant perdu. Sa réalisation est une prouesse technique, preuve d'une excellente maîtrise de la matière. Lors de sa découverte, du fait de l'effondrement du toit du caveau, le cratère a été retrouvé écrasé, les anses se retrouvant au niveau du pied; un travail de restauration nous permet de le retrouver dans son état originel. Le cratère et la totalité des pièces retrouvées dans la sépulture de la tombe princière de Vix, se trouvent aujourd'hui exposés au Musée du Pays Châtillonnais, à Châtillon-sur-Seine.

François DETRY
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  • La statuette represente une femme, une main en avant qui tenait peut-etre un objet maintenant perdu
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  • Details du vase
  • Le couvercle est perfore de multiples trous qui font penser qu'il servait en fait de passoire
  • Le torque, collier gaulois en or fin (480 g), travail unique
  • Details du torque
  • Details du torque
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