Souf: "Maître Gims a le rôle de producteur"

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Souf, ce nom ne vous dit peut-être rien, mais si je vous fredonne « Mi Amor, por favor… », je suis certaine que cet air vous reste en tête! A l’occasion de son passage en Belgique ce samedi 10 décembre, c’est au Piper’s Club à Athus que ce jeune auteur-compositeur-interprète a répondu à toutes mes questions.

Malgré son jeune âge, le nouveau phénomène de la pop urbaine d’origine nancéienne sait ce qu’il veut. Son premier album, « Alchimie », a de beaux jours devant lui, puisque ses deux premiers extraits, « Mi Amor » et « Mea Culpa », comptabilisent déjà des dizaines de millions de vues.

Confessions d’un artiste complet…

Pour ceux qui ne te connaîtraient pas encore, peux-tu m’expliquer ton histoire en quelques mots?

Je suis un artiste compositeur qui a commencé tout jeune à faire de la musique, puis ça fait depuis 2012 que je commence à chanter et faire des sons.

A l’âge de 6 ans, ton père t’inscrit au conservatoire, mais tu commences donc à chanter bien plus tard. Qu’est-ce qui t’a donné envie de commencer à chanter?

En faisant des compositions pour les autres et en commençant à travailler avec les autres, j’ai commencé à kifferle chant, à faire mes propres musiques, etc. C’est vrai que je faisais beaucoup de musique pour les autres, et j’avais ce petit manque d’artiste interprète. Du coup, j’ai commencé à développer l’envie de chanter, mais c’est venu d’un coup, sur un coup de tête.

Tu es auteur-compositeur-interprète. C’est important pour toi d’avoir toutes ces « casquettes »?

Franchement, oui. C’est important dans le sens où quand quelqu’un écoute ma musique, j’aime bien qu’il écoute ma musique à moi, et avoir cette fierté de me dire que j’ai tout fait tout seul. Du coup, sur ce premier album, j’ai vraiment voulu tout faire de A à Z, comme un grand, sans l’aide de personne.

Tu as eu l’opportunité de croiser la route de Maître Gims. Que représente-t-il pour toi?

Il a vraiment le rôle de producteur. Il m’aide, m’encourage beaucoup et apporte sa touche de producteur tout en me laissant le large choix de faire ce que je veux. Il ne me dit jamais ce que je dois faire, j’ai vraiment ma liberté.

Es-tu donc amené à le voir régulièrement?

Oui! Après, il a un planning très chargé dans le sens où il a sorti son album, etc., mais dès qu’on peut, on se croise. Dernièrement, j’ai fait sa première partie à Bercy, donc on s’est vu. C’est toujours cool.

J’imagine qu’il te donne énormément de conseils, mais si tu ne devais en retenir qu’un seul, ce serait lequel?

Ce serait celui de vraiment faire ce que j’ai envie, de ne pas vraiment calculer. C’est important pour moi, je pense.

Tu as proposé quelques covers sur Youtube. Est-ce quelque chose que tu comptes encore faire?

Maintenant que je fais mes propres sons, je préfère proposer mes propres musiques aux gens. Des covers, je n’en ai pas tellement fait… Trois, je crois, et je sais que les gens aiment bien ça, mais je préfère vraiment proposer mes musiques à moi plutôt que reprendre celles des autres. Je pense que j’en ferai peut-être encore une ou deux, mais ce n’est pas ma priorité.

Parlons un peu de ton album… Pourquoi avoir choisi ce titre, « Alchimie »?

Parce que j’avais l’impression d’être un chimiste dans mon studio, tout simplement. En plus, je trouvais que les morceaux collaient bien ensemble, donc du coup, c’est le nom qui m’est venu en premier.

Combien de temps as-tu travaillé sur cet album?

J’ai travaillé dessus de septembre jusqu’à mai, donc ça fait quand même un bon sept, huit mois.

T’attendais-tu à prendre autant de temps?

Non, je ne pensais pas, mais le fait de tout faire tout seul, ça prend forcément plus de temps. Quand tu as un artiste qui travaille avec un compositeur, il a déjà la musique, donc ça prend moins de temps puisqu’il va juste écrire les paroles, par exemple. Moi, c’est vrai que je dois tout faire, donc ça prend deux à trois fois plus de temps, mais au final, je préfère parce que je sais que j’ai tout fait du début à la fin.

Le clip de « Mi Amor » dépasse à présent les 56 millions de vues sur Youtube. T’attendais-tu à un tel engouement autour de ce titre?

Non, mais je pense qu’on ne s’attend jamais à ce que ce soit comme ça. Je savais que le morceau était bien et qu’il aurait pu faire quelque chose, mais de là à faire autant de vues, non. Franchement, j’étais le premier surpris.

Pour l’instant, tu tournes dans les clubs, tu assures des premières parties, mais tu fais également beaucoup de promo. Comptes-tu partir sur une tournée en 2017?

Oui! Ça fait depuis deux, trois mois qu’on est dessus pour trouver les bonnes personnes avec qui travailler, les bonnes dates, etc. On est vraiment en train de voir pour 2017, pour faire de vraies dates, tout seul… Souf en tournée!

Quels sont tes trois coups de cœur musicaux pour l’instant?

Franchement, il y a un artiste que pas beaucoup de gens connaissent, mais qui est incroyable et qui s’appelle PartyNextDoor. Je l’écoute tout le temps, donc lui, ce serait le premier. En deuxième, je mettrais Maître Gims parce que c’est vrai que je l’écoute beaucoup. Même si c’est mon patron, bizarrement, c’est l’artiste que j’écoutais déjà à l’époque de Sexion d’Assaut. Et en troisième, The Weeknd, que je n’écoutais pas forcément avant, mais à qui je m’intéresse depuis deux, trois semaines. J’ai bien aimé son dernier morceau avec Daft Punk, que j’écoute beaucoup aussi.

Quels sont tes projets artistiques pour les mois à venir?

Là, on va sortir le troisième single, et le clip arrive. Il y a les petites dates de tournée en 2017 qui arrivent aussi, et on est entrain de voir pour soit faire une réédition de l’album, soit partir sur le deuxième album.

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© Amandine Raths
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