Du 19 au 21 Décembre, au “Caméo”, à Namur, et au “Parc”, à Liège

"Juliette" (Olivia Hussey) "Romeo" (Leonard Whiting) "Romeo et Juliette" "Romeo et Juliette" "Romeo et Juliette" "Prix du Jury Jeune" du "FIFF", pour "Petit Paysan" Swan Arlaud, dans "Petit Paysan" Swan Arlaud, dans "Petit Paysan" "Petit Paysan" "Macadam Popcorn" "Macadam Popcorn" "Macadam Popcorn"

Pour ses deux dernières séances de l’année, au “Caméo”, à Namur, ce mardi 19, à 12h et 20h, le “Service Cinéma de la Province de Namur” nous propose, dans le cadre de ses "Classiques du Mardi", un film de Franco Zeffirelli, “Roméo et Juliette” (Ita-UK/1968/138′), une superbe adaptation cinématographique du célèbre roman éponyme de William Shakespeare.

Synopsis : “Les jeunes Roméo et Juliette tombent dès leur première rencontre fou amoureux l’un de l’autre. Mais ils sont tous deux les enfants de deux familles rivales, les Montaigu et les Capulet, qui leur interdisent formellement toute rencontr. Face à ce conflit stupide, la jeunesse bouillonnante prend le parti de s’aimer. Bals costumés, batailles de rue, courses des amants l’un vers l’autre, la mise en scène n’étant que mouvement et beauté…”

Ce film, tourné en décors naturels, en Italie, bien loin des Studios d’Hollywood, où il obtint, en 1969, deux “Oscars”, ceux de la meilleure Photographie” (Pasqualino De Santis), et de la “meilleure Création de Costumes” (Danilo Donati), ainsi que trois “Golden Globes”, ceux du “meilleur Film étranger en Langue anglaise”, de la “Révélation féminine de l’Année ” (Olivia Hussey) et de la “Révélation masculine de l’Année” (Leonard Whiting), recevant la même année, en Italie, le “Prix David di Donatello du meilleur réalisateur”, l’équivalent italien des “Magritte du Cinéma” et des “César”, ses acteurs OLivia Hussey et Leonard Whiting recevant la “Plaque d’Or” de ce même “Prix David di Donatello”, sans oublier qu’au Royaume-Uni, le “British Academy Film Award des meilleurs Costumes” fut décerné à Danilo Donati.

Outre l’exploitation des décors naturels italiens, Franco Zeffirelli fit reconstruire la Place de Vérone, les costumes reproduisant ceux portés au Moyen Âge. Notons que si le choix de jeunes acteurs de 16 et 17 ans pour interpréter le couple est judicieux, cela obligea d’obtenir des permissions spéciales, à l’époque, afin de pouvoir apparaître nus à l’écran, alors qu’ils étaient mineurs. Autres anecdotes, le réalisateur interdit à son actrice, Olivia Hussey, de manger des pâtes, car il s’inquiétait d’une éventuelle prise de poids. D’autres part Paul McCartney fut pressenti, avant que le rôle titre masculin ne fut finalement confié à Leonard Whiting.

Notons qu’ancien enfant abandonné, dont l’éducation fut confiée à une citoyenne britannique qui l’incita à la lecture romanesque, le Florentin Franco Zeffirelli, ancien élève de Luchino Visconti (1906-1976) adapta d’autres romans de William Shakespeare, tels “Hamlet” (USA-UK-Fra./1990/134’/”Prix David di Donatello du meilleur Film étranger”, en 1991/avec Mel Gibson dans le rôle titre), qui reçut, en 1991, le “Prix David di Donatello du meilleur film étranger”, ou “La Mégère apprivoisée” (Ita-USA/1967/122’/Prix David di Donatello du meilleur Producteur”), un film, tourné dans un studio romain de la société Dino De Laurentiis, interprété par un ancien couple explosif d’immenses acteurs, Elisabeth Taylor (1932-2011/lauréate de 3 “Oscar” & 4 “Golden Globes”, pour l’ensemble de sa carrière) et Richard Burton (né Richard Jenkins/1925-1984/lauréat de 2 “Golden Globes” & nommé 7 fois aux “Oscar”), chacun d’eux recevant, en 1967, le “Prix David di Donatelo de la meilleure Actricte étrangère” et du “meilleur Acteur étranger”, pour leur interprétation dans “La Mégère apprivoisée”.

Ce même mardi 19, à 20h, au “Parc”, à Liège, à l’affiche, en partenariat avec “La Ceinture Alimen-Terre Liégeoise”, “Les Compagnons de la Terre”, le magasin “Les Petits producteurs”, “Point ferme”, la “FUGEA” et “Terre-en-vue”, de “Petit Paysan”,(Hubert Charuel/Fra./2017/90’/“Prix du Jury Junior” du “FIFF”), avec Swann Arlaud dans le rôle titre, et Bouli Lanners, dans le rôle d’un fermier … ayant tout perdu), la projection étant suivie d’une rencontre avec Henri Lecloux, ancien producteur de lait, et Vanessa Martin, agricultrice et administratrice de la “FUGEA” (“Fédération Unie de Groupements d’Eleveurs et d’Agriculteurs”).

Synopsis “Pierre, la trentaine, est éleveur de vaches laitières. Sa vie s’organise autour de sa ferme, sa sœur, vétérinaire, et ses parents, dont il a repris l’exploitation. Alors que, dans la vie rélle, les premiers cas d’une épidémie se déclarent en France, Pierre découvre que l’une de ses bêtes est infectée. Il ne peut se résoudre, lui qui ne possède rien d’autre, à perdre ses vaches… Pour les sauver, s’attachant à un jeune veau, qu’il a retiré, lui-même du ventre de sa maman, il prendra différentes initiatives…”

Cet hommage – super bien documenté, au métier d’agriculteur, à l’investissement, sans mesure, dont les agriculteurs font preuve, à la lutte implacable qu’ils mènent, chaque jour, contre l’appauvrissement de leur situation, réalisé un fils … d’agriculteurs, Hubert Charuel – est vraiment à découvrir, … et pas seulement par les professionnels de l’agriculture, mais par chacun de nous, nous qui sommes, pour la plupart, consomateurs de lait et/ou de viande bovine.

Bien davantage qu’un documentaire, ce film, premier long métrage d’Hubert Charuel, tout juste diplômé de la “Fémis” (“École nationale supérieure des Métiers de l’Image et du Son”), possède un scénario qui lorgne tantôt du côté du thriller psychologique en milieu rural, tantôt du côté du drame réaliste, nous permet de retrouver Bouli Laners, lauréat de cinq “Magritte du Cinéma”, et deux “Bayards d’Or” du “FIFF”, en 2012, pour “Les Géants”, et en 2017, cinq “Magritte du Cinéma” pour “Les Premiers, les Derniers”, ainsi que, en 2013, le “Magritte du meilleur Acteur dans un second Rôle”, pour “De Rouille et d’Os” (Jacques Audiard), “Petit Paysan” révèlant, par ailleurs, le talent impressionant d’Arlaud Swan, lauréat, pour ce film, en 2017, du “Valois du meilleur Acteur“ du “Festival du Film Francophone d’Angoulème”, cet acteur étant d’ “une proximité sans fard avec les vaches, épousant avec un naturel confondant les gestes du métier, tout en exprimant brillamment les doutes et angoisses de ce petit paysan qui n’a jamais quitté l’enceinte de sa ferme, … la logique fatale de ce thriller renvoyant à l’isolement profond du héros, à son enfermement irrécupérable dans un métier dangereusement envahissant, à son emprisonnement dans la somme écrasante des tâches quotidiennes (critique de Mathieu Macheret, pour “Le Monde”).

Toujours au “Parc”, à Liège, ce mercredi 20, à 20h15, et ce jeudi 21, à 20h, au “Caméo”, à Namur, “Les Grignoux” nous attendent, pour nous donner l’occasion de nous interroger sur le métier d’exploitant de salles et les coulisses du Cinéma. Comment choisit-on les films ? Quels sont l’avenir technologique des salles et l’évolution du travail d’exploitant de salles ? … Voilà qui devrait nous être révélé avec la projection de “Macadam Popcorn” (Jean-Pierre Pozzi/Fra./2017/79′), qui sera suivie d’une rencontre avec les gentils animateurs et programmateurs des “Grignoux”.

Synopsis : “Le dessinateur Mathieu Sapin prépare une nouvelle BD sur les salles de cinéma. Il va donc parcourir la France pour rencontrer ceux qu’on nomme « les exploitants ». De villes en villes, il va découvrir la diversité d’un milieu et l’envers du décor d’un modèle que le monde entier nous envie…”

Ce documentaire nous permet de suivre Mathieu Sapin, un dessinateur de bandes dessinées, qui, en 2017, vient de publier “Gérard, cinq années dans les pattes de Depardieu”, qu’il suivit, depuis 2012, en Azerbaïdjan, en Espagne, au Portugal, en Russie, et, chez lui, à Paris… Mais, ici, sur l’écran, ce n’est pas avec ce réputé acteur français qu’il apparaît, car nous le suivons par bourgs et village de l’hexagone français, afin de voir, avec lui, ce qui, depuis plus de trente-cinq ans. fait le sel des métiers d’exploitants et d’animateurs de salles de cinéma, qui, contre vents et marées, font vivre leur lieu de divertissement et de culture. En chemin, il s’entretient, notamment, avec une exploitante, qui, à une époque, proposait des films un peu particuliers, ainsi qu’avec Michel Ciment, du magazine «Positif», qui loue l’exception française (un nombre impressionnant de salles, par rapport au reste du monde)…

Yves Calbert.