Exposition à La Boverie. La Leçon d'Anatomie, 500 ans d'histoire de la médecine

 Exposition a La Boverie. La Lecon d'Anatomie, 500 ans d'histoire de la medecine Anatomie, 500 ans

GRANDE EXPOSITION ÉVÉNEMENT AU MUSEE LA BOVERIE, Liège (art actuel et art ancien)
21/06/2017 > 17/09/2017
L'exposition « La Leçon d'Anatomie. 500 ans d'histoire de la médecine » présente à La Boverie du 21 juin au 17 septembre 2017 un ensemble unique de plus de 120 oeuvres où Art ancien et Art contemporain, mêlés, montrent bien la variété de nos attitudes devant les fragilités de notre condition.
LE C.H.U FÊTE SON TRENTIÈME ANNIVERSAIRE
L'hôpital du C.H.U est le fruit d'une longue gestation qui a débuté dans les années 60. Sa conception, confiée à l'architecte liégeois Charles Vandenhove, prévoit dès le départ, l'intégration d'oeuvres d'art. Construit au Sart Tilman lors de la décennie suivante au coeur des 172 hectares acquis par le Recteur de l'époque, Marcel Dubuisson, il a officiellement été inauguré le 13 décembre 1985. Deux ans plus tard, l'entité hospitalière a acquis son autonomie juridique en obtenant un statut distinct de celui de l'Université. Cette indépendance juridique a débouché sur la création d'un conseil d'administration avec un pouvoir décisionnel propre. La date qui a marqué les mémoires et qui fait sens est donc celle du 1er avril 1987.

Pour célébrer ses trente années d'existence, le C.H.U de Liège s'invite dans le grand espace central du nouveau musée liégeois pour une exposition qui s'articule autour de quatre grands axes :
1) un cabinet de curiosité qui laisse place à la réflexion sur la place de la médecine dans l'art et de l'art au service de la médecine ;
2) une mise en regard entre des oeuvres anciennes et oeuvres d'art contemporain portées par une thématique commune, la médecine ;
3) une confrontation entre oeuvres d'art abstrait et des photographies prises au microscope ;
4) mise en avant des artistes présents au C.H.U.

UNE EXPOSITION QUI INTERROGE LE RAPPORT AU CORPS DANS L'ART
Pratiquer la médecine et y recourir, c'est aussi, au-delà des techniques mises en oeuvre, affronter les interrogations les plus fondamentales qui se posent depuis toujours aux humains, car la maladie, la souffrance et la mort, inhérentes à leur condition, leur posent les problèmes philosophiques et religieux essentiels, placent médecins et patients devant des problèmes éthiques souvent graves et suscitent en eux des désirs contradictoires. Les artistes ont de tout temps illustré ce questionnement éternel. Ils le font avec une riche diversité, passant du drame à l'ironie, de la pédagogie à l'anecdote, de l'horreur à la beauté. C'est dans ce sens que le C.H.U a conçu son exposition en collaboration avec des institutions de renoms comme l'Hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessines ou encore le Centre wallon d'art contemporain « La Chataigneraie ».

1. L'art au service de la médecine
Cette partie de l'exposition évoque un cabinet de curiosité. Elle rassemble des oeuvres anciennes d'artistes qui ont mis leur savoir-faire au service de la médecine à des fins essentiellement pédagogiques.
Représenter l'art de guérir nécessite de l'ingéniosité, afin de montrer comment le corps fonctionne, mais aussi de dépeindre les émotions, souvent poussées à leur paroxysme, exprimées par les patients. Avant la mise au point de la photographie et de l'imagerie médicale, les oeuvres picturales demeurent les seuls témoins visuels de la pratique de la médecine, mais aussi de la conception du corps humain. Elles nous renseignent sur le poids social des métiers liés à l'art de guérir, ainsi que sur le cadre culturel qui entoure l'anatomie.
L'intérêt pour l'anatomie se manifeste d'abord chez les artistes de la Renaissance. C'est à l'Académie des arts du dessin de Florence que sont rendus obligatoires, pour la première fois en Europe, les cours d'anatomie. Désireux d'aiguiser leur regard, des artistes comme Michel-Ange vont s'intéresser à la chaire et analyser minutieusement le corps humain, délaissé au Moyen-Âge. Il devient alors nécessaire que le corps soit représenté avec exactitude, tant d'un point de vue scientifique qu'artistique et philosophique. La diffusion des connaissances anatomiques, par le biais des artistes, représente une nouvelle source de savoir pour les praticiens. Elle entraînera une remise en cause des textes de Galien et un développement significatif de la physiologie. La gravure, appréciée pour sa précision, sera largement utilisée et trouvera désormais dans le livre un support de diffusion. Élève du Titien, van Kalkar se mettra au service d'André Vésale qui, dans son De humani corporis fabrica, conçoit que « l'illustration assiste grandement à la compréhension, elle place plus clairement devant les yeux que le texte, qui ne peut pas décrire explicitement». La perspective, qui se développe à cette époque, pénètre le corps et permettra de voir ce qui ne peut être vu à l'oeil nu. Les représentations d'écorchés permettront aux artistes et aux médecins de développer leur compréhension de l'apparence et du mouvement des muscles sous la peau, mais aussi des nerfs et des systèmes respiratoire et vasculaire.
Liste des artistes (sous réserve) :
Alechinsky Pierre, Ambroise Paré, Boilly Louis Léopold, D'agoty Gautier, Defrance Léonard, Delvaux Paul, Demarteau Gilles, Dou Gérard, Ensor James, Estienne Charles, Gale Philip, Govard Bidloo, Horemans J.P, Johannes de Ketham, Lairesse Gérard, Le Veau Jean-Jacques, Longhi Pietro, Meuris Emmanuel, Philippet Léon, Pigal E.J, Pirodon Eugène, Spiegel Adrien, Stock Andries, Tulp Nicolaes, Van Hoven, Wassenbergh Elisabeth Geertruida.

2. La médecine dans l'art moderne et contemporain
Jusqu'au XIXème siècle, on trouve diverses représentations de la médecine, pédagogiques, illustratives, anecdotiques, voire ironiques. L'apparition de la photographie dans ce domaine, comme dans les autres, va rendre inutiles ces représentations. Il n'en demeure pas moins que pour certains artistes modernes et contemporains le corps humain, la médecine, l'hôpital restent des sources d'inspirations. Les artistes rassemblés pour cette exposition ont pour certains abordé le thème de la médecine occasionnellement, pour d'autres de manière plus récurrentes et enfin pour d'autres encore, ce thème constitue l'essentiel de leur source d'inspiration. C'est notamment le cas de Félicien Rops et de son oeuvre « le Massage ».
Certains se sont attachés à représenter le corps humain : un corps partiellement montré (le buste du surréaliste Marcel Marien), disséqué (Elodie Antoine, Jacques Charlier, Jacques Lizène). Pour d'autres artistes, c'est l'évocation des exsudats du corps humain qui servent de matières premières à la création de l'oeuvre, Seltjuk Mutlu (peinture de sang) ou Laurence Dervaux (installation de 750 réceptacles en verre transparent qui illustre le sang pompé par le coeur humain). Les techniques contemporaines utilisées par la médecine sont également des sujets d'inspiration, tout particulièrement la radiographie. Wim Delvoye et Alain Bornain ne se sont pas privés de jouer avec cette transparence.
Le vidéaste Eric Duyckaerts s'inspire du fonctionnement de la représentation du corps humain. Ronald Dagonnier aborde la posologie des médicaments. Dans ce domaine, un petit clin d'oeil au Professeur Schoffeniels (ULg) qui s'intéressa particulièrement à l'art contemporain et qui prêta son concours à la réalisation d'une vidéo de Jacques Louis Nyst. La photographie est également présente. L'oeuvre d'Andres Serrano montre un pied blessé surdimensionné qui intensifie la notion de mort. Le travail textile de Sophie Vangor raconte son expérience personnelle du monde médical et de la chirurgie. La médecine, c'est aussi la mort évoquée dans l'oeuvre de Johan Muyle.
Parmi les artistes belges exposés, les suivants présenteront une oeuvre spécifiquement réalisée pour l'exposition : Ronald Dagonnier, Nicolas Kozakis, Dominique Castronovo et Bernard Secondini, Eva L'Hoest et Seltjuk Mutlu, Jean-Pierre Husquinet.
Liste des artistes :
Alvarez Cathy, Andréa Pat, Antoine Elodie, Bornain Alain, Castronovo Dominique, Charlier Jacques (PH), Creuzen Alexia, Corillon Patrick, Dagonnier Ronald, Delvaux Paul (FWB) Peinture (à confirmer), Delvoye Wim, Dervaux Laurence, Donnay Auguste, Duyckaerts Eric
Gaillet Patrice (à confirmer), Ingimarsdottir Gudny-Rosa, Kozakis Nicolas, Langhor Sophie, Lizène Jacques, Marien Marcel, Monti Benjamin, Muyle Johan, Mutlu Seltjuk, Nyst Jacques Louis, Noel Nathalie, Rome Jo, Ronflette Sylvie, Rops Félicien, Serrano Andres, Vangor Sofie, Voet Fried, Wattelaine Déborah, Zolamian Marie.

3. Confrontation entre art abstrait et image médicale
Une sélection d'oeuvres contemporaines sera mise en dialogue avec des images scientifiques. Et pour cause : une série d'images médicales (coupes de cellules...) issues des divers services du CHU font songer à des oeuvres d'art contemporain. Ces images, utilisées comme ponctuation dans cette partie de l'exposition, permettent de revisiter certaines oeuvres d'art abstrait ou des oeuvres plus conceptuelles. En effet, les couleurs, les mouvements, les formes rappellent le travail des artistes : José Picon, Léopold Plomteux, Georges Collignon, Alechinsky, Pol Bury, Vandeloise, Arp, Michel Léonardi... Plus étonnant, les oeuvres de Jean-Pierre Ransonnet dont les couleurs des forêts rappellent certaines images ou une oeuvre d'André Stas qui, par sa disposition parfaitement symétrique, évoque une cellule découpée.
Liste des artistes :
Alechinsky Pierre, Arp Jean, Bahantan Brahim, Bury Pol, Closset Brigitte, Closon Henri-Jean, Collignon Georges, Deprez Eric, Husquinet Jean-Pierre, Ingimarsdottir Gudny-Rosa, Lacomblez Jacques, Leonardi Michel, L'Hoest Eva, Loiseau Pascale, Miguel Cécile, Moron Werner, Picon José, Plomteux Léopold, Ransonnet Jean-Pierre, Riopelle Jean-Pol, Stas André, Vandeloise Guy, Van Velde Bram, Viallat Claude.

4. Mise en avant des artistes présents au C.H.U
L'une des caractéristiques du C.H.U est l'intégration des oeuvres d'art au bâtiment. Cette exposition sera l'occasion de remettre en exergue les artistes, Claude Viallat, Olivier Debré, Sol LeWitt, Jo Delahaut, Léon Wuidar, Jacques Charlier, André Romus, Daniel Buren, Niel Toroni, Jean-Charles Blais, Marthe Wery et Charles Vandenhove (à la fois concepteur du bâtiment et présent en tant qu'artiste). Un lambris conçu par chaque artiste pour le C.H.U sera présent dans l'exposition.

INFORMATIONS PRATIQUES:
DATES
Du 21 juin 2017 au 17 septembre 2017

LIEU
Musée La Boverie
Parc de la Boverie, 3
4020 Liège

TARIFS EXPO:
Adulte : 12 euros
Enfant, étudiant, senior (65 +) : 9 euros
Art.27, enfant (-6) : gratuit
Groupe (20 pers.min) : 9 euros
Groupe scolaire : 5 euros/pers.
Pack famille (2 adultes + 2 enfants) : 30 euros

VISITES GUIDÉES
Possibilité de réserver des visites guidées en groupe à l'adresse suivante :
reservation.tourisme@liege.be