Florent Mothe: "J'ai écrit trois titres pour Céline Dion"

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Après une tournée triomphale avec la comédie musicale « La légende du Roi Arthur », Florent Mothe peut à présent se consacrer entièrement à sa carrière solo.

Après « Rock in Chair », sorti en 2013, il revient avec un second album aux sonorités plus urbaines.

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Ton deuxième album « Danser sous la pluie » est sorti le 2 décembre. Il est d'ailleurs assez différent de ton premier. Pourquoi un tel changement de sonorités?

Il y a une volonté de ma part de faire quelque chose d’un peu plus moderne parce que j’écoute beaucoup de musique d’aujourd’hui, et je suis très inspiré par tout ce qui sort aujourd’hui. C’est vrai que pour le premier album, j’avais envie de faire quelque chose qui ressemblait à mes aspirations. Ici, j’avais envie d’un truc un peu plus moderne, un peu plus dansant, et un peu plus solaire aussi. Après, c’est venu assez naturellement… J’ai rencontré des équipes qui travaillaient avec des artistes urbains. Le réalisateur de l’album a aussi travaillé avec Maître Gims, Black M, Kendji, etc., puis on venait plus ou moins tous les deux du milieu du rock, donc on s’est retrouvé sur ça, sur le fait de faire de la musique un peu rock, un peu à l’ancienne, tout en voulant faire de la musique commerciale.

Tu es auteur compositeur, mais tu t'es également fait aider par d'autres sur cet album. Y a-t-il des titres pour lesquels tu n'as demandé aucune aide? Justement parce qu'ils sont peut-être très personnels?

Non, je suis toujours en co-composition, en co-auteur sur cet album, mais il y a des chansons un petit peu plus personnelles, pour lesquelles j’ai fait des textes un peu plus tout seul de mon côté. C’est le cas, par exemple, de « Danser sous la pluie » ou « Te ressembler », qui est une chanson pour mon père, ou encore « J’attends encore », mais j’ai toujours fait des chansons avec d’autres personnes. J’ai toujours essayé de mélanger des styles, puis comme tu dis, on se fait un peu aider. J’aime bien avoir un regard extérieur, une inspiration extérieure aussi. Le fait de travailler avec d’autres personnes, ça t’ouvre parfois des portes, ça t’aide à prendre un peu de recul.

Tu as également eu l’opportunité d’écrire pour Céline Dion. Comment est née cette collaboration?

L’équipe de Céline a entendu des titres que j’étais en train de composer pour mon album, et ils en ont notamment entendu un en me disant que c’était exactement ce qu’ils recherchaient pour l’album de Céline. Du coup, on m’a proposé d’écrire des chansons, le but étant de faire de la pop assez solaire, assez entrainante, rythmée, motivée. On a également eu des thèmes assez précis, car Céline savait de quoi elle voulait parler dans son album. Par exemple, dans « Les yeux au ciel », elle parle de la relation entre elle et ses enfants, où la communication peut parfois être difficile parce qu’ils ne sont pas de la même génération. Ce sont des problèmes que je rencontre par exemple avec mes parents, car moi, je suis très connecté à internet. Mes parents, pour eux, c’est beaucoup plus difficile… Il y avait des thèmes, des idées, la façon d’approcher les chansons, donc on s’est mis au travail un peu de manière acharnée, on a fait plein de chansons, et j’ai la chance de lui avoir écrit trois chansons qu’elle chante sur son album.

Y a-t-il un ou une artiste en particulier pour qui tu aimerais écrire?

Il y a plein d’artistes pour qui j’aimerais écrire, bien évidemment. Je suis assez consommateur de musique, et j’aime beaucoup la scène française d’aujourd’hui. J’aime beaucoup les nouveaux artistes comme Louane, par exemple. J’aime les artistes un peu urbains aussi, les mélanges de styles, donc j’aime beaucoup Kendji, j’aime bien ce qu’a fait Amir... Toute la nouvelle génération, la scène dont je fais partie. S’il y a des collaborations qui peuvent se faire, ça me ferait très plaisir. J’ai notamment écrit avec et pour Lilian Renaud, pour son premier et son dernier album. La musique, pour moi, c’est un échange, et j’ai beaucoup aimé collaborer.

Tu as récemment participé à « Danse avec les stars ». Comment s'est passée l’aventure avec ta partenaire, Candice Pascal?

Très bien! Elle, ce n’était pas la première fois qu’elle faisait cette émission puisqu’elle est là depuis le début, donc elle a vraiment l’habitude de coacher des gens comme moi, c’est-à-dire qui n’y connaissent rien en danse. On s’est vite bien entendu parce qu’on était un peu sur la même longueur d’onde par rapport à la façon dont on voit le travail, etc. C’est une bosseuse comme moi, donc on a travaillé très dur, mais elle a été super avec moi. Elle a été super patiente, très pédagogue, elle a pris son temps… En même temps, on était là pour prendre du plaisir, donc on s’est beaucoup amusé aussi. Parfois, on s’est même engueulé… C’était difficile, mais c’était une vraie relation de travail. C’était vraiment cool.

Que retiens-tu de cette aventure? J’imagine que si c’était à refaire, tu te relancerais sans hésiter?

Exactement! Et si c’était à refaire, comme je le dis dans ma chanson, j’irais danser sous la pluie, c’est-à-dire que je sais les difficultés que ça a représenté, je sais le boulot que j’ai dû fournir pour arriver à ça, et ça a parfois été très difficile, mais je le referais sans hésiter parce que j’ai aussi pris énormément de plaisir. En tant qu’artiste de scène, ça m’a beaucoup aidé d’avoir fait cette édition, je pense. D’avoir travaillé l’expression corporelle, ça me permet de monter sur scène avec un peu plus d’assurance. Maintenant, je me cache un peu moins, je cache un peu moins mon corps, j’ai un peu moins peur de moi-même, et je n’en tire donc que des bénéfices.

Tu es d'ailleurs pour l'instant sur cette tournée, mais j'imagine qu'il y en aura également une pour ton deuxième album… Aurons-nous l'occasion de te voir en Belgique?

J’espère avoir l’occasion de venir en Belgique. Je viens au moins une ou deux fois par an, et cet été, j’espère pouvoir faire des festivals. J’aimerais par exemple participer aux Francofolies de Spa ou pouvoir jouer dans des salles comme l’Ancienne Belgique parce que ce sont toujours des salles mythiques. Je sais que j’ai des fans qui me suivent ici aussi, donc j’aimerais leur offrir un concert un jour.

Tu as fait partie des comédies musicales « Mozart l'Opéra Rock » et plus récemment « La légende du Roi Arthur ». On dit toujours « jamais deux sans trois ». Te laisserais-tu tenter par une troisième comédie musicale si tu en avais l'occasion?

A la sortie de « Mozart l’Opéra Rock », c’est déjà ce que je me disais. J’avais déjà participé à une création de comédie musicale vers 18, 19 ans, donc quand j’ai fait « Mozart », c’était déjà ma deuxième. Après, quand on me demandait si j’en ferais une troisième, je répondais « jamais deux sans trois, j’en ai déjà fait deux, peut-être que j’en ferai une troisième ». Là, ça y est, j’ai épuisé le stock, j’en ai fait trois! (rires) Non, mais je t’avoue que pour l’instant, j’ai d’autres projets. Je ne te dis pas non parce que j’ai beaucoup aimé ces expériences, mais pour l’instant, ce n’est pas dans les projets directs. Là, j’ai envie de tourner avec ce nouvel album, et j’ai hâte d’en faire un prochain parce que j’ai déjà commencé à réécrire.

Quel a été ton meilleur et ton pire souvenir durant les représentations de « La légende du Roi Arthur »?

Le meilleur souvenir, c’est difficile à dire parce qu’il y en a eu plein… La première est toujours particulière parce que quand on monte un gros projet comme ça, on n’est jamais vraiment dans les temps, et tu as toujours peur que la première se passe très mal. Là, la première s’était très bien passée et on était très content. On a fait une très belle tournée, donc j’ai plein de bons souvenirs. On avait une troupe très soudée, on s’amusait beaucoup, on se souhaitait les anniversaires, on faisait chanter le public à chaque représentation où il y avait un anniversaire, donc c’était vraiment très sympa. Et le pire souvenir… On a fait « La légende du Roi Arthur » pendant les attentats du 13 novembre, et tu vois, ça m’a marqué puisque je repense à ça direct quand tu m’en parles. C’était assez difficile parce que bien que ça touchait une population entière, ça touchait particulièrement le spectacle, et c’est vrai que nous, ça nous a fait un peu peur, en plus de nous rendre très tristes.

Finalement, que peut-on te souhaiter pour cette nouvelle année 2017?

Avant tout, tu peux me souhaiter la santé et le bonheur, puis si tu peux me souhaiter une belle tournée avec mon album et un beau succès, ce sera le mieux.

Je te souhaite donc tout cela!

Merci beaucoup, Amandine!

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© Amandine Raths
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