Jeremstar: "On m'a ramené une poule à une dédicace"

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Star des réseaux sociaux et blogueur incontournable dans le milieu de la téléréalité, Jeremstar était de passage au Bois-Des-Isles de Marbehan ce samedi 14 janvier pour une Jeremstar Party. Une première dans la province du Luxembourg pour le jeune homme de 27 ans au million d’abonnés.

C’est donc à cette occasion qu’il nous a accordé une interview dans laquelle il nous parle bien entendu de la téléréalité, de la sortie de ses goodies, mais également de ses projets à plus long terme. Pour tout savoir, rendez-vous ci-dessous!

Tout d'abord, comment t’es-tu découvert cette passion pour la téléréalité?

Je suis tout simplement issu de la génération téléréalité. Il y a plus de dix ans maintenant, il y a eu le Loft, et donc, quand j'étais petit, j'étais fasciné par ce nouveau genre télévisuel sans trop le comprendre. Pendant longtemps, j'ai voulu intégrer un programme de téléréalité parce que tout le monde a envie d’être célèbre un jour pour voir ce que ça fait. Ça m’attirait, puis je me suis rendu compte qu’en fait, non… Il y avait trop de cas sociaux, trop de gens illettrés, donc j’ai préféré commenter la téléréalité et en faire ma spécialité. Dénoncer, balancer, sortir des exclus… Mais ça reste aujourd'hui quelque chose qui a un peu bercé ma jeunesse. La téléréalité, c’est la série des jeunes. Il y a de moins en moins de séries comme « Hélène et les garçons » à l’époque, donc aujourd'hui, c'est la téléréalité. Beaucoup de jeunes consomment ce programme. C’est tout à fait ma cible, ça me fait rire, et je la prends pour ce qu’elle est: du divertissement.

Justement, tu balances et tu critiques beaucoup… Du coup, n’as-tu pas énormément d’ennemis dans ce milieu?

Mes ennemis sont souvent mes amis deux jours plus tard… C'est en fonction des humeurs de chacun, des scandales, etc. Je me fais pas mal d’ennemis parce que je balance des choses qui ne font pas plaisir, je sors des gros scandales, des gros dossiers. Après, c'est mon métier, ni plus ni moins qu’un magazine people, sauf que je le fais mieux que la presse people. On peut dire que je l'ai ringardisée parce qu’aujourd'hui, elle n’a plus d’exclu dans le sens où elle souffre de la périodicité, c’est-à-dire qu’un magazine, le temps que ça soit imprimé et que ça sorte, le scoop est déjà sorti sur internet. Mais en tout cas, des ennemis, il y en a. Après, ça finit toujours par s'arranger... Je ne me suis pas encore fait frappé ni tué, donc je suis encore en vie.

Tu as environ un million d’abonnés sur chacun de tes réseaux sociaux. A partir de quel moment peut-on dire que ta carrière a vraiment décollé?

Il n’y a jamais vraiment eu de point de départ. Ça s’est fait progressivement, et ça fait maintenant plus de dix ans que j’ai créé ce personnage. Au début, j'étais forcément suivi par beaucoup moins de gens, mais d'année en année, j’ai fait gonfler mes réseaux. Il n’y a pas de recette miracle, c'est le travail, les nouveaux projets, les idées… Je me suis diversifié, mais il n’y a pas eu d'élément déclencheur. Cette année a quand même été une année excellente, en apothéose, mais chaque année, je me dis que l’année d'après sera moins bien, alors qu’en fait, elle est toujours mieux, donc c’est incroyable. La sortie de mon livre m’a également ouvert sur un public peut-être plus large et des médias plus sérieux.

D’ailleurs, en 2016, tu as sorti pas mal de goodies… T’attendais-tu à ce qu’ils aient un tel impact?

Non, je ne m’y attendais pas du tout. A chaque fois, mon attachée de presse de la maison d'édition est exaspérée parce que je lui dis toujours qu’on va aller à une dédicace où il n’y aura pas grand monde, alors qu’il y a tout le temps entre 800 et 2000 personnes. C’est incroyable, ça cartonne vraiment en France, et je ne m'attendais pas à ce qu’il y ait autant de monde. Je n’avais jamais vraiment rencontré mon public comme ça, à part à travers cette tournée de dédicaces. Avant, c'était virtuel… Je faisais mes snaps, mes articles, mais je ne savais pas qui étaient vraiment ces gens. Le contact et la rencontre avec les fans m’ont permis de me rendre compte qu’il y avait effectivement énormément de gens qui me suivaient. Je suis tout le temps surpris!

Si un jour la téléréalité devait s’arrêter, sais-tu vers quoi tu te redirigerais?

La téléréalité, ça fait dix ans qu'on nous dit qu’elle s’arrête, et ça ne s’arrête toujours pas. Il n’y a jamais eu autant de programmes qu’aujourd'hui. La question, c'est surtout: est-ce que moi, je ne vais pas arrêter avant qu'elle ne s’arrête? Parce que c'est un peu fatiguant par moment… Aujourd'hui, Jeremstar, c’est une grande société, une grande agence de communication au final, puisque je crée des plans média aux candidats, je travaille avec des marques, etc. Donc si un jour je délaisse la téléréalité, ce sera pourquoi pas pour monter mon agence de communication, pourquoi pas produire ma propre téléréalité, être moi-même le producteur au lieu de commenter celle des autres… J’ai plein d'idées, mais de toute façon, mon modèle économique reste internet. Quoi qu'il arrive, du people, il y en aura, donc j'aurai toujours mes sites internet consacrés à l’actu people. J’ai vraiment tout misé sur internet, et je pense que je resterai sur YouTube, sur mes sites internet, les réseaux sociaux… Ce sont vraiment mes outils principaux pour générer de l’argent.

C’est la première fois que tu viens dans la province du Luxembourg. Qu’est-ce qui t’a donné l’envie de venir jusqu’ici?

L’argent, pardi! (rires) Non, je plaisante, on me l’a proposé. J’aime bien traverser plusieurs villes de France, mais aussi de Belgique, Suisse, pour pouvoir rencontrer tout ce public, et je me suis dit que c'était justement l'occasion de venir dans un endroit où je n’avais jamais été, car je privilégie aussi les endroits où je ne suis pas encore allé. Après, il n’y a pas spécialement de motivation... Je vais un peu partout, je suis un globe-trotter.

As-tu l’une ou l’autre anecdote plutôt drôle à me raconter concernant tes fans?

Je pourrais t’en raconter beaucoup parce qu’il m’en arrive tous les jours. Un coup, je signe des culottes, un coup des soutiens-gorge… Un jour, on m’a ramené une poule! Je n’ai pas trop aimé parce que les animaux ne sont pas des objets, donc je lui ai demandé de la ramener dans son jardin, mais vu que je dis souvent « poule pondeuse », c’est devenu une blague, et on m’a amené une poule. En fait, mes dédicaces sont toujours des dédicaces originales. Ici, on n’est pas sur une dédicace, on est plus dans une Teens Party, mais en général, mes dédicaces dans les librairies se font sur des thèmes, donc tout le monde vient déguisé en cochon, en morue de téléréalité, en chirurgien… Pour mon anniversaire, j'ai foutu un bordel pas possible dans la librairie. Il y avait des cotillons partout! Ce sont souvent des dédicaces très drôles et très agitées.

Pour terminer, quels sont tes projets à plus long terme?

Continuer à développer plusieurs sites internet pour avoir toujours plus de sites qui se diversifient… Sortir un second livre qui va, pour le coup, être différent du premier. Le premier, c'était plus de l'humour, un manuel pour percer avec autodérision, alors que le second, ce sera plus des révélations où ça va balancer sur tout l’envers du décor, mais également sur ma vie, sur plein de choses… C’est une sorte de bilan après ces dix années dans ce milieu. Puis pourquoi pas un one-man-show... On m’en avait proposé un, mais ce n’est pas dans les priorités absolues parce que j’ai d’abord ce livre à terminer. Il y a plein de choses à faire! Des nouveaux concepts vidéo… J'ai vraiment plein d'idées! Puis surtout, le projet principal, c’est de supporter les candidats de téléréalité au quotidien! Ça prend déjà énormément de temps: de la chasse à l’exclu, de l’assistanat social… (rires)

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© Amandine Raths
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