Musées de la Ville d'eaux de SPA Une histoire qui coule de source

écrit par francois.detry
le 08/03/2017
Musees

Situé dans l’aile centrale de la Villa Royale, cet espace muséal comprend :
- Spa Story, nouvelle : exposition permanente racontant quatre siècles d’histoire spadoise.

- Salles d’exposition temporaire : Elles accueillent une exposition par an réalisée, en tout ou en partie, avec les collections des réserves du Musée de la Ville d’eaux. On y traite de thèmes très variés mais ayant toujours un rapport direct avec la ville de Spa ou sa région.

- Evocation de la reine Marie-Henriette : Dans un avenir très proche, un espace sera consacré au séjour spadois de cette reine méconnue, épouse de Léopold II, qui vécut les sept dernières années de sa vie dans la villa Royale et y rendit son dernier soupir le 19 septembre 1902. Nous ne l’oublions pas !

- Musée du Cheval : C’est une collection privée qui est à l’origine de ce musée, situé dans les écuries de la Villa Royale. Le bâtiment comprend une série de salles et de box illustrant chacun un aspect différent des activités équestres pratiquées à Spa depuis l’organisation des premières courses de chevaux du continent en 1773. Une sellerie, une maréchalerie ainsi que des véhicules hippomobiles complètent cet ensemble entièrement consacré à « la plus noble conquête que l’Homme n’ait jamais faite ».

- Parc de la Villa Royale : Le site de la Villa Royale est classé depuis 1972. Il comprend un très beau jardin auquel on accède par les galeries latérales ou le porche. Arboré et fleuri, ce parc public est particulièrement soigné par le Service des Plantations. D’innombrables fleurs y sont plantées chaque année et des bancs anciens permettent aux visiteurs de les contempler tout à leur aise.

Grand chambardement au Musée de la Ville d’eaux !
Il s’agit du renouvellement de l’exposition permanente mais surtout d’un changement radical de son contenu. Alors qu’auparavant l’entièreté du rez-de-chaussée était réservée à l’histoire des jolités, il sera désormais occupé par l’histoire de la ville d’eaux.
Il y a 2 raisons principales :
a) Ce nouveau parcours correspond mieux à l’intitulé du musée. Les visiteurs, surtout étrangers était souvent surpris – voire frustrés - par le manque d’informations relatives aux eaux minérales. Notre vision spécifiquement historique des eaux et des sources sera donc un complément intéressant à l’approche plus géologique proposée par le Musée de l’Eau et de la Forêt de Bérinzenne et l’histoire de la commercialisation des eaux minérales présentée par l’Eaudyssée.
b) Comme vous le savez probablement, nous travaillons depuis une dizaine d’années sur une extension de la Villa Royale, mais ce grand projet qui doublera la superficie de notre musée tarde à se concrétiser. C’est donc en quelque sorte l’embryon de notre futur projet muséal, une sorte de test grandeur nature.

Notre nouvelle exposition permanente s’appelle « Spa Story ». Elle raconte une histoire passionnante. Celle de Spa, un petit bourg ardennais inconnu avant le 16e siècle, et qui a acquis une renommée internationale en devenant notamment un nom commun, synonyme d’espace de bien-être où l’eau joue un rôle primordial, et qui peut prétendre aujourd’hui au label UNESCO.
Pour raconter tout cela, nous avons opté pour une trame chronologique basée sur une ligne du temps au long de laquelle s’entremêlent l’histoire des eaux minérales et celle des jeux de hasard, le séjour des bobelins illustres et la fabrication des jolités, les documents authentiques et les objets rares.
A ce propos, le clou de « Spa Story » est très certainement une pièce extraordinaire acquise par le musée à la fin de l’année dernière. C’est un tour à guillocher sur lequel on tournait non pas du bois, mais des matières plus dures comme l’ivoire ou la nacre. Ce tour a été fabriqué à Spa au 18e siècle par Lambert Xhrouet, un tourneur de réputation européenne devenu richissime car il était l’un des 4 fondateurs de la Redoute, le 1er casino de Spa. Pour vous dire à quel point cette pièce est exceptionnelle, il faut savoir que l’on connaît deux autres tours à guillocher : l’un est au National Museum of American History de Washington et l’autre au Musée des Arts et Métiers à Paris.
A noter que 2/3 des jolités qui se trouvaient en exposition ont été retirés mais ce n’est pas pour autant qu'il y a désintérêt de cet artisanat d’art. Le Bois de Spa va vivre autrement. Un Cercle des collectionneurs devrait voir le jour et nous organiserons une Foire aux jolités au mois de novembre. J’aurai l’occasion de vous en reparler.
Signalons enfin qu’une visite virtuelle de l’ancienne exposition des jolités sera bientôt disponible sur internet.

Spa Story, une histoire qui coule de source, Nouvelle exposition permanente -- Thématique de l’exposition
Spa est aujourd’hui un nom commun synonyme d’espace de bien-être où l’eau joue un rôle primordial. Pourquoi et comment ce petit bourg inconnu avant le 16e siècle a-t-il acquis cette renommée internationale et peut-il prétendre aujourd’hui au label UNESCO ? C’est une histoire passionnante…
Tout commence donc au milieu du 16e siècle avec la redécouverte des sources minérales. On vient de loin pour bénéficier de leur pouvoir curatif à une époque où la médecine est encore rudimentaire. Les Spadois abandonnent alors la métallurgie pour répondre aux besoins des premiers curistes.
La venue de Pierre le Grand, en 1717, et sa guérison vont lancer la mode de la cure à Spa. La parution en plusieurs langues des « Amusemens des eaux de Spa » va amplifier le phénomène. On y vient même sous prétexte de cure, l’important étant d’être là et de voir son nom figurer dans la « Liste des Seigneurs et Dames ».
Ce premier âge d’or s’arrête avec la révolution. Spa connaît alors une période de déclin qui dure presqu’un demi siècle. La première suppression des jeux en 1872 oblige la ville à tout miser sur le thermalisme. On construit les infrastructures indispensables à cette activité: établissement de bains ultramoderne, galerie promenoir, nouveau bâtiment du Pouhon, lac de plaisance, église spacieuse,…
Les vingt dernières années du 19e siècle sont brillantes. La villégiature bat son plein, les hôtels se multiplient et les villas fleurissent sur le versant sud de la ville. Il en va de même pour les divertissements : concerts, théâtre, attractions itinérantes, bataille de fleurs, et événements en tous genres animent la ville pendant toute la saison.
C’est alors le deuxième âge d’or qui s’arrête net en 1902, année noire pour Spa qui encaisse coup sur coup le décès de la reine Marie-Henriette dans sa Villa Royale et la suppression définitive des jeux de hasard.
Au Musée de la Ville d’eaux, des documents authentiques, des objets rares et une ligne du temps vous expliquent le parcours du berceau du thermalisme moderne devenu le « Café de l’Europe » puis la « Perle des Ardennes ». Eaux minérales, jeux de hasard, bobelins illustres, et jolités de Spa s’entremêlent pour évoquer les nombreuses spécificités de cette histoire qui coule de source … cette « Spa Story ».

Renseignements pratiques
Lieu : Musées de la Ville d’eaux, 77b, avenue Reine Astrid, 4900 Spa
Mail : info@spavillaroyale.be.....Web : www.spavillaroyale.be..... Tél : +32[0]87.77.44.86

Dates : A partir du 1er avril 2017 /// Tous les jours, de 14h00 à 18h00
Musée du Cheval, uniquement les WE et les jours fériés

Prix d’entrée : Compris dans le billet du musée

Individuel : 4.00 € // Enfant (de 6 à 15 ans) : 1.00 € // Groupe : 3.00 € // Détenteurs de réduction : 3.00 € Billets combinés
Gratuit, chaque premier dimanche du mois

© François DETRY
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