« La toile inachevée », rétrospective de Henri Wey

Henri WEY Henri WEY L'atelier du peintre Le Roi Baudouin et la Reine Fabiola reçoivent une oeuvre de Henri WEY lors de leur visite a Malmedy Retrospective Henri WEY 2018 Retrospective Henri WEY 2018 Retrospective Henri WEY 2018 Retrospective Henri WEY 2018 Retrospective Henri WEY 2018 Retrospective Henri WEY 2018 Retrospective Henri WEY 2018 Retrospective Henri WEY 2018 Retrospective Henri WEY 2018 Retrospective Henri WEY 2018 Retrospective Henri WEY 2018 Retrospective Henri WEY 2018 Retrospective Henri WEY 2018 Retrospective Henri WEY 2018 Retrospective Henri WEY 2018 Retrospective Henri WEY 2018 Retrospective Henri WEY 2018 Retrospective Henri WEY 2018

Le Malmundarium rend hommage à cet artiste malmédien hors du commun, à ce talent sans limites du 31/03/2018 au 23/09/2018

Henri WEY naît le 21 mars 1917 à Malmedy. Il n’est pas encore majeur lorsqu’en 1936, son père décède. Mais la vie continue, tranquille et paisible. Les études l’ennuient, la scolarité ne l’intéresse point. L’école se fait fréquemment buissonnière. Les années sont dominées par la montée des fascismes, les bruits de la guerre : la Rhénanie occupée, l’Europe troublée, la drôle de guerre puis la vraie, l’occupation, l’annexion, le service sous les armes, le dernier coup de dés du dictateur et le nouveau retour des alliés après l’hiver tragique de 1944. La vie reprend son cours. Le 16 juin 1948, Henri Wey épouse Yvonne Dormann. De cette union, naîtront quatre enfants. Henri travaille comme ouvrier spécialisé à la station d'épuration de Chôdes.qui recueille et épure les eaux usées de la Warche avant d’être envoyées à la centrale électrique de Bévercé. Très vite, la société Esmalux, maître des lieux, lui construit une maison. Il s’y installe à demeure et bientôt, il s’y retrouve seul pendant des années… Dans ce camp de retranchement, il se met à la peinture.Autodidacte, il a la volonté de réussir. Il lit tout ce qui lui tombe sous la main : encyclopédies, livres, monographies d’artistes, …Il découvre la musique, les arts annexes, les poètes. Il se familiarise avec l’art contemporain. La musique l’émeut ( Mozart, Bach, … ), des poètes aussi ( Aragon, Rimbaud, Verlaine, .. ). Il restera employé à la station de Chôdes jusqu’en 1980. Son atelier avait été aménagé dans une dépendance située à côté de la maison. Henri Wey vit pleinement sa peinture. Il participe de plus en plus à des salons, peu à peu son œuvre se fait connaître. Il obtient des médailles, des prix, des diplômes, ses œuvres entrent dans des collections publiques et privées. L’une d’elles est offerte au Roi lors de sa visite à Malmedy. A sa pension vers 1980, il quitte la station. Délivré des soucis matériels, il ne cessera de chercher, de vivre, choisissant dans les environs de sa ville de Malmedy, des demeures successives. Il s’installe successivement à Waimes, à Ondenval, à Faymonville. Et partout, il peint….avec une conviction toujours plus forte. Les couleurs éclatent, les formes sont libres, l’artiste atteint une sorte de plénitude, se réfugiant dans la peinture comme dans une prière. Il peint encore et encore et meurt brusquement d’un accident cardiaque le 19 juillet 1987.

Echos

- " Henri Wey, autodidacte, a découvert la peinture à 46 ans. Il s’y est plongé avec une générosité et un enthousiasme fous. Il a dévoré l’histoire de l’art et s’est acharné à comprendre les peintres du temps parfois même à imiter leur technique ( Picasso, Salvador Dali, … ). Le peintre malmédien ne s’en cache pas : il a voulu, en quelques années, se soumettre à toutes les influences qu’on peut subir au cours d’une carrière normalement longue. Le résultat de tout ceci ? C’est que son œuvre ne s’inscrit pas dans un style, mais une série de styles souvent fort opposés où chaque œuvre demande une analyse particulière. Sans compter les tableaux qui sont à mi-chemin entre l’une et l’autre technique ". ( A. Moxhet « Le Courrier »)

- « Malmédien de naissance ( 1917 ), Henri Wey développa très tôt des talents qui le hissèrent rapidement vers les hauts sommets de la peinture et de l‘art. « Nosse Hinri » comme beaucoup de ses amis le nommèrent, consacra une bonne partie de sa vie à faire rejaillir dans ses œuvres, par un choix de couleurs très approprié, ses sentiments et ses états d’âme. Malgré de très nombreux prix nationaux et internationaux ( Paris, Lyon, Bruxelles, Pays-Bas, Allemagne, Etats –Unis, … ) et l’ouverture que lui firent beaucoup de magazines d’art, il resta constamment ouvert aux jeunes talents pour qui il restait un être simple et toujours de bon conseil . Nous déplorons sa disparition mais par sa peinture, son nom continuera à briller dans le monde des arts. ». ( Association des Artistes et Artisans malmédiens 1987 )
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-© François DETRY
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