La tradition du mirou se perpétue à Malmedy

Des mirous  ( Photo RTBF ) A la boulangerie Gilon de Malmedy ( Photo RTBF ) Des mirous  ( Photo RTBF )

On les appelle les bonshommes, les cougnous, les miroux ou parfois les cognolles. Ces petits personnages en brioche agrémentés de perles de sucre sont l'un des produits phare des fêtes de fin d'année en boulangerie. A Malmedy, on parle de miroux et la tradition est bien ancrée.
Depuis quelques semaines déjà, ils se vendent comme des petits pains. Les mains dans la pâte, Geoffrey Gilon, le patron de cette boulangerie du centre-ville de Malmedy, façonne les petits bonshommes emmaillotés. Une production qu'il a commencée il y a quelques semaines déjà, à raison d'une centaine de miroux par jour.
La base de la recette est simple: "de la farine, du lait entier et des œufs", énumère le maître boulanger. Le vrombissement de la machine à pétrir se met en route. Il faut patienter. Tradition oblige, pas question de faire dans l'allégé. "Ah oui, c'est nourrissant", confirme le patron en incorporant quelques poignées de sucre perlé. "Un mirou et un café le matin et c'est parti pour la journée", plaisante-t-il.

Des bonshommes pour les enfants sages, un fouet pour les autres
Le mélange est prêt. La pâte prend alors forme sous les mains expertes de Geoffrey Gilon. "Il y a ceux qui sont en forme de bonshommes. Ceux-là étaient déposés dans les souliers des gentils enfants. Et puis il y a aussi ceux en forme de tresse, pour les enfants qui n'ont pas été sages". Mais la tradition ancestrale a connu quelques adaptations. "Aujourd'hui on ne fait plus que les bonshommes... pour les enfants sages", concède le boulanger. Les Malmédiens pensent connaître l'origine du nom des miroux: un nom qui nous viendrait de Turquie, où en son temps, Saint-Nicolas était évêque, dans la ville de Myre.
Aujourd'hui, Malmedy compte encore quatre boulangeries artisanales qui perpétuent cette tradition. Au fil des époques, la recette a sans doute été adaptée et chaque boulanger a ses petits secrets. Celui de Geoffrey Gilon: laisser à la pâte le temps de reposer et de lever suffisamment longtemps avant la cuisson. Et vu la file qui se forme dans sa boulangerie, sages ou pas, les gourmands semblent séduits. ‘-( Article RTBF )

A voir : https://www.rtbf.be/auvio/detail_la-tradition-des-miroux-a-malmedy?id=22...

© François DETRY
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