"Revolutions, Records and Rebels '66-'70", à l' "ING Art Center"

"Revolutions, Records and Rebels '66-'70" "Jimi Hendrix" Mode des Années '60-'70 Mode des Années '60-'70 Mode des Années '60-'70 Le "Woodstock" belge, en 1969 : Amougies Vidal Sassoon a l ouvrage Entree de la Salle ING consacree à "Woodstock" Pochette des trois premiers 33 t. de "Woodstock" (1970) Le 33 t. des Beatles "Sgt Pepper s Lonely Hearts Club Band") En 1969, les "Beatles" participerent au "Festival de l ile de Wight" (ici, leur 33 t. "Sgt Pepper s Lonely Hearts Club Band") A Leuven, en 1968 Manifestation aux Etats-Unis, dans les annees '60 "Aucun Vietnamien ne m a jamais appele Negre" (annees 60) Le design, tel que "Revolutions" le proposait lors de son passage a Montreal (c) Valerie-Micaela Bain/"Radio Canada"

Des écouteurs sur les oreilles, sans les commentaires propres aux audio-guides habituels, ici, en aux sons des musiques, en haute définition, des « Beach Boys », « Beatles », « Rolling Stones », Jimi Hendrix (1942-1970/qui, dernier en scène, à « Woodstock », à l’aube du 18 août 1969, interpréta, son célèbre solo à la guitare , « Star Spangled Banner » ), …, nous desendons quelques volées d’escaliers, afin de pénétrer dans un … coffre-fort de la banque « ING », authentique entrée de l’exposition temporaire « Revolutions, Records and Rebels 1966-1970 » (« Disques et Rebelles »), … les fleurs des hippies prenant, ainsi, le pouvoir au sein d’une Soviété bancaire… Il est vrai que cette ancienne agence de la Place Royale est devenue l’ « ING Art Center », … tout en ayant conservé quelques coffres-forts,… devenus lieux d’expositions…

Créée à Londres, au « Victoria and Albert Museum », cette expo du « Flower Power » a déjà bien voyagé, avant d’arriver à Bruxelles, passant par les Villes de Melbourne, Montréal et Milan.

Au sous-sol, où nous entamons notre visite, nous découvrons, face à nous, une collection de vêtements et accessoires portés à la fin des années ’60, notamment par Mike Jagger, voire créés par Mary Quant ou Paco Rabane, avec l’évocation d’une célèbre mannequin britannique,Twiggy Lawson, des photos et affiches d’époque étant accrochées aux différents murs.

Quelque mêtres plus loin, particularité propre à l’exposition présentée à l’« ING Art Center », nous trouvons des articles de la mode belge de cette époque, ainsi que des photos et vidéos de Festivals belges, tel celui d’Amougies, que d’aucun considérèrent comme le premier « Woodstock » européen, ayant accueilli, en 1969, Frank Zappa et les « Pink Floyd » .

Entre ces deux vitrines de vêtements, élément original de l’exposition, nous faisons la connaissance de Vidal Sassoon, un homme qui modernisa les coiffures, afin qu’elles s’accordent avec les… mini-jupes, alors que, dans son salon de coiffure reconstitué, nous nous retrouvons devant un écran, … sur lequel nous nous voyons, avec nos cheveux recouverts, par moment, en image filmée, d’une coiffure colorée, telle que celles que ce Britannique créa dans les années ’60-’70.

A l’étage, nous sommes attendus dans l’Etat de New-York, à Bethel, à 75 km au sud-ouest de « Woodstock ». Ecartant une tenture, enlevant nos écouteurs, nous pénétrons dans une salle équiipée d’un grand écran sur lequel défilent des images prises lors de ce renommé « Festival de Woodstock », son appelation officielle étant « The Woodstock Music and Art Fair », qui se déroula du 15 au 18 août 1969, il y a près de 50 ans, accueillant 32 groupes et solistes de musiques folk, rock, soul et blues, sur un domaine de 243 hectares, loué au fermier Yasgur Max (1919-1973), pour la somme de 50.000$… 50.000 spectateurs étaient attendus, … ils furent près de dix fois plus nombreux, nécessaitant 5.162 interventions médicales, dont 797 liées à la consommation de drogues, … alors que deux spectatrices accouchèrent durant le Festival… L’entrée coûtant 6$, le premier jour, devint gratuite le lendemain…

Outre un extrait, de près d’une heure, de ce film, simplement intitulé « Woodstock » (Michael Wadleigh/USA/1970/ 184’/lauréat de l’ « Oscar du meilleur Documentaire », en 1971), jeunes et moins jeunes, nous disposons de quelques poufs, pour bien nous installés, étant portés par ces musiques des
« Rolling Stones », « Who », Joan Baez, Carlos Santana, Jimi Hendrix et autres, ce Festival s’étend déroulé en l’absence des « Beatles » et de Bob Dylan.

Propos « peace and love » d’un participant : « Trois jours (prévus, mais qui devinrent quatre, ndlr) de paix et de musique. Des centaines d’hectares à parcourir. Promène-toi pendant trois jours sans voir un gratte-ciel ou un feu rouge. Fais voler un cerf-volant. Fais-toi bronzer. Cuisine toi-même tes repas et respire de l’air pur. »

Au sortir de ce temps d’écoute et de vision, nous pouvons reprendre nos écouteurs, leurs sons évoluant selon les espaces où nous trouvons, comme ici, devant des photos d’août 1968 et 1969, des deux premières éditions du« Festival de l’île de Wight », celle-ci étant située au sud du Royaume-Uni, l’édition de 1970 (600.00 personnes) étant considérée comme l’un des derniers grands rendez-vous des hippies…

Des jeunes que l’on retrouvent dans une autre vitrine, évoquant la comédie musicale « Haïr » (James Rado & Gerome Ragni/créée à Broadway, en 1969/ reprise en 2009, cette comédie musicale recevant le Prix du « Best Musical Revival » ), qui faillit ne pouvoir être jouée à Bruxelles, au « Passage 44 », où,
avec Julien Clerc, elle fut néanmoins interdite aux moins de 18 ans, pour causes de scènes dénudées.

Mais « Révolutions », comme son nom l’indique, c’est aussi, deux mois avant « Woodstock », les jets de pavés de « Mai ’68’, à Paris ; sans oublier les manifestations contre la guerre au Vietnam ; Martin Luther King et Malcom X ; le « petit livre rouge » de Mao ; Che Guevara, à Cuba ;… ; et plus, près de nous, les « Walen buiten » de Leuven, il y a tout juste 50 ans ; … ; une salle étant réservée à ces événements...

Ces « Révolutions » culturelles, sociales, artistiques et technologiques ont influencé nos modes de vie actuels et impactent encore aujourd’hui la manière dont nous envisageons l’avenir… Un voyage qui vous plonge dans les idéaux, les aspirations, les utopies et les soifs de liberté de la fin des sixties mais aussi au sein du militantisme et des manifestations anti-establishment…

Thèmes des différentes salles :

– Les « Swing Sixties », où la mode et la musique s’influencent mutuellement,
– La contre-culture, où les jeunes s’opposaient au conservatisme et à l’autoritarisme,
– Les protestations et dissidences, pour la lutte des droits civiques,
– Le « Festival de Woodstock » et autres, avec la libération de la musique, des corps et de la drogue,
– Les communautés alternatives, soucieuses de notre environnement et de l’impact de la technologie sur nos vies,
– La consommation, avec l’essor de la publicité et du design de masse.

Une occasion unique de découvrir plus de 250 objets représentatifs et symboliques de cette période incluant la mode, le design, le graphisme, la photographie, le cinéma, la musique, l’art… combinés à une scénographie tridimensionnelle…

Une expo-révolution muicale à ne pas manquer à l’ « ING Art Center » !Résultat de recherche d'images pour "Revolutions ING photos"

Ouverture : jusqu’au dimanche 10 mars 2019, du mardi au dimanche, ainsi que les lundis 24 et 31 décembre,ainsi que 04 mars 2019, de 10 à 18h. Nocturnes tous les mercredis jusqu’à 21h00. Prix d’entrée, sur place, incluant l’audio-guide musical : 12€ (seniors : 8€ / clients d’ « ING » : 7€ / étudiants, de 18 à 25 ans inclus : 4 € / – de 18 ans : gratuit. Tarif en ligne : 10€ (6€, 5€, 2€ & gratuit). Gratuité d’accès, le mercredi : pour les demandeurs d’emploi, les enseignants et les personnes à mobilité réduite, ainsi que le 1er mercredi du mois, si nous sommes déguisés à la mode des « sixties ». Catalogue (en anglais) : 39€. Site : https://promo.ing.be/stories/FR/Art/tags/Expositions.

Yves Calbert.