Après Bruxelles, à Liège et à Namur : "La Grand-Messe", ces 02 et 04 Avril

"La Grand-Messe" (Meryl Fortunat-Rossi et Valery Rosier) "La Grand-Messe" (Meryl Fortunat-Rossi et Valery Rosier) "La Grand-Messe" (Meryl Fortunat-Rossi et Valery Rosier) "La Grand-Messe" (Meryl Fortunat-Rossi et Valery Rosier) "La Grand-Messe" (Meryl Fortunat-Rossi et Valery Rosier)

Ce mardi 02 avril, à 20h15, à Namur, au "Caméo", et ce jeudi 04, à 20h, à Liège, au"Sauvenière", projections événementielles, en avant-premières locales, de "La Grand-Messe" (Méryl Fortunat-Rossi &Valéry Rosier/Bel./documentaire/2017/70'), suivies d'une rencontre avec les deux réalisateurs.Lauréat du "Prix du Public" du 3ème "BRIFF" ("Brussels International Film Festival" ), en 2018, nommé, comme long-métrage documentaire, aux « Magritte du Cinéma », en 2019, ce film tendre et drôle sur les  spectateurs assidus de la « Grande Boucle », fut projeté, ce jeudi 28 mars, à 18h, dans deux salles de
l' "UGC-De Brouckère", à l'occasion du lancement du « Brussels Grand Départ 2019 », fêtant un double anniversaire : les 100 ans de la création du Maillot Jaune et les 50 ans du premier des 111 Maillots Jaunes d’Eddy Merckx.

A cette occasion, les réalisateurs nous confièrent qu'ils n'hésitèrent pas à offrir l'apéritif, aux occupants de différents camping-cars, afin de pouvoir plus facilement les filmer, en toute convivialité.

A notre collègue David Hainaut, pour le magazine « Moustique », Valéry Rosier confia : “Nous avons nous-mêmes entrepris un voyage en camping-car sur les routes du Tour, pour repérer des types de profils intéressants. Cela nous a permis de tourner en équipe réduite et ainsi d’être en intimité avec eux.”

Par ailleurs, sur le site de "Cinevox", nous pouvons lire : "... Il fallait bien l’oeil, ou plutôt les quatre yeux aussi espiègles que bienveillants de Méryl Fortunat-Rossi et Valéry Rosier pour accompagner cette épopée immobile. Oui, ils sont drôles ces hommes et ces femmes passionnés par le Tour, et plus encore par l’attente du Tour. Ils sont tendrement amusants."

"On connait l’attention que porte Valéry Rosier à ceux et celles que l’on appelle paresseusement les petites gens... L’art de la comédie, souvent absurde et décalée, documentent la joie et le bonheur partagés."

"Les plans aériens subliment ce petit théâtre de la comédie humaine, sorte de colonie de vacances pour grands enfants, rythmée par des airs classiques ou populaires, du 'Boléro' à la musette, qui viennent commenter et ponctuer l’épopée immobile de nos héros."

"L’art du détail et des errances de l’un et la fantaisie burlesque de l’autre se mettent au diapason pour sublimer la décade dédiée au 'Tour de France' de cette troupe d’aficionados qui savent prendre le temps d’attendre."

Evoquant ces spectateurs passionnés, ayant garé leurs véhicules sur les pentes du col de l'Izoard, en juillet 2017, Alicia del Puppo, pour"Les Grignoux", écrit :"Ils se connaissent tous pour s’être déjà croisés sur d’autres cols et ont, au fil des années, créé une petite communauté de fans, heureux de se retrouver comme les habitués d’un village de vacances, tapant la causette entre la douche et l’apéro, partageant ragots, anecdotes et surtout les derniers pronostics concernant la course qui les rassemble."

"Que l’on soit amateur de vélo ou que l’on ait simplement passé un après-midi d’été à zapper devant son téléviseur, on est tous plus ou moins au fait de la ferveur qui existe autour de ce grand rendez-vous populaire qu’est le Tour de France et on a certainement déjà aperçu au bord des routes ces
« encourageurs » professionnels cracher toute leur énergie pour stimuler les cyclistes à poursuivre leur course."

"Bien entendu, quel que soit l’objet de l’adoration, la figure du fan attise toujours un peu la curiosité. On aime à observer ce qui anime cette petite famille de spectateurs passionnés qui, faute de pratiquer le vélo, ont fait de ce défi sportif l’un de leurs loisirs principaux. Leur profil est vite croqué : retraités, un peu vieille France, partageant un esprit de camping et une bonhomie provinciale. Installés douze jours avant l’arrivée des coureurs, ils sont petit à petit débordés par une toute autre faune d’amateurs sportifs, une jeunesse festive et envahissante avec laquelle il n’est pas toujours facile de cohabiter."

"Si on n’échappe pas au côté Strip-tease du traitement, au regard un tout petit peu moqueur qu’on peut avoir face au spectacle saugrenu de ces fans de la dernière heure, on peut aussi affirmer avec certitude que les deux réalisateurs aiment leurs personnages et parviennent à faire ressortir, derrière le vernis caricatural, la quintessence de l’amour particulier que chacun porte à ce sport national.

"Yves Calbert.