Cinéma : "Harry Gruyaert, Photographe", à Namur et à Liège, ces 05 et 06 Novembre

Harry Gruyaert (c) Harry Gruyaert/"Magnum Photos" (du film de {c} Gerrit Messiaen) "Harry Gruyaert, Photographe" (Gerrit Messiaen) (c) Harry Gruyaert/"Magnum Photos" "Harry Gruyaert, Photographe" (Gerrit Messiaen) (c) Harry Gruyaert/"Magnum Photos" "Harry Gruyaert, Photographe" (Gerrit Messiaen) (c) Harry Gruyaert/"Magnum Photos" "Harry Gruyaert, Photographe" (Gerrit Messiaen) (c) Harry Gruyaert/"Magnum Photos" "Harry Gruyaert, Photographe" (Gerrit Messiaen) (c) Harry Gruyaert/"Magnum Photos" "Harry Gruyaert, Photographe" (Gerrit Messiaen) (c) Harry Gruyaert/"Magnum Photos" "Harry Gruyaert, Photographe" (Gerrit Messiaen) (c) Harry Gruyaert/"Magnum Photos" "Harry Gruyaert, Photographe" (Gerrit Messiaen) (c) Harry Gruyaert/"Magnum Photos" Couverture de la nouvelle edition, enrichie, de "Rivages" (c) Harry Gruyaert/"Magnum Photos" Gerrit Messiaen, le realisateur d "Harry Gruyaert, Photographe" "Harry Gruyaert, Photographe" (Gerrit Messiaen) (c) Harry Gruyaert/"Magnum Photos" "Lucien Herve, Photographe malgre lui" (c) Harry Gruyaert/"Magnum Photos" A Namur, le (c) "Cameo"/"Les Grignoux" Dans les stations du metro parisien / Photos : (c) Harry Gruyaert/"Magnum Photos" "Harry Gruyaert, Photographe" (Gerrit Messiaen) (c) Harry Gruyaert/"Magnum Photos"

Ce mardi 05 novembre, au « Caméo », à Namur, et ce mercredi 06, au « Sauvenière », à Liège, projection événementielle d’ « Harry Gruyaert, Photographe » (Gerrit Messiaen/Bel./2019/65 min.), un documentaire sur le travail de ce photographe anversois, pionnier de la photographie couleur en Europe, membre, depuis 1981, de l’ agence « Magnum Photos », créée en 1947, par Robert Capa (1913-1954), Henri Cartier-Breton (1908-2004), George Rodger (1908-1995), David Seymour (1911-1956 ) et William Vandivert (1912-1989).

Lauréat, en 1976, du « Prix Kodak de la Critique photographique », le photographe anversois Harry Gruyaert, ayant exposé cette année à Bordeaux et à Toulon, fut élévé dans une famille flamande catholique, stricte et traditionnelle, son père lui interdisant de devenir photographe, considèrant cela comme un péché, alors que, passionné par les images, il est lui-même technicien chez « Gevaert » (aujourd’hui « Agfa »)…

Etouffé par cet environnement, à 18 ans, il entreprend, à Bruxelles, des études de cinéma, à l’ « INRACI » (« Institut National de RAdioélectricité et CInématographie »), avant, à 20 ans, de gagner Paris, où le milieu de la photographie de mode lui ouvre ses portes…

Après s’être immergé dans l’univers artistique expérimental de New York, comprenant que le mauvais goût peut s’avérer un sujet intéressant, dès les années ’70, il parcourt le monde (Egypte, Etats-Unis, Inde, Japon, Maroc, …) et peaufine son attrait pour la photo documentaire et son sens aigu de la couleur, alors qu’à ses débuts, la photographie se conjuguait en noir et blanc.

N’étant pas journaliste, se démarquant des autres membres de« Magnum Photos », il est plus sollicité que jamais, avec ses clichés à l’intensité très cinématographique, nés au gré de ses voyages, recourant à un subtil travail des couleurs, jouant avec les rapports de plans et les contrastes.

Ainsi, en 2017, il confiait à l’ « AFP » : Si« les lieux sont reliés à une certaine palette, à une certaine lumière,… je suis le moins journalistique des photographes, je n’ai même pas fait une image de manif. Mes influences sont le cinéma, en particulier le cinéaste italien Michelangelo Antonioni (1912-2007/lauréat, pour l’ensemble de sa carrière, d’un « Oscar« , en 1995, et d’un« Lion d’Or », en 1997/ndlr) et son premier film en couleurs ‘Le Désert rouge’ (Italie/1964/120 min.) ainsi que la peinture… »

De la Belgique, il confie : « Je savais que c’était un pays visuellement intéressant mais je ne voyais pas de couleurs, contrairement à l’Inde et au Maroc. Après un an ou deux, j’ai commencé à voir la couleur et l’intérêt de la banalité.

A un journaliste de « BRUZZ », hebdomadaire bruxellois, il déclara : « Je cherche toujours la lumière », lui qui participa à une campagne pour « Hermès », ayant exposé, à Londres et à New York, aussi bien que dans une quinzaine de de stations du métro parisien.

Soulignons que si Harry Gruyaert ne se dit pas journaliste, il est bien un auteur, son ouvrage « Rivages », ayant connu deux publications, en 2003 et en 2008, venant d’être réédité par les« Editions Textuel » (2018/144 p./90 photos/49€), ce même éditeur ayant édité son dernier livre, avec David Campany, pour l’écriture, « East/West » (2017/160 p./96 photos/65€), nous présentant Las Vegas et Los Angeles, en 1981, ainsi que Moscou, en 1989, David Campany écrivant : « Très peu de photographes ont manifesté la capacité d’Harry Gruyaert à produire des images en couleurs remarquables avec n’importe quelle lumière et n’importe quelles couleurs, dans le monde entier. »

Synopsis de « Rivages » : « Des plages de Normandie à celles d’Inde, d’Égypte ou du Maroc, Harry Gruyaert enregistre, depuis près de 40 ans, les subtiles vibrations chromatiques des rivages d’Orient et d’Occident. Ce ‘moment poétique’ sous-tend son oeuvre, lui pour qui photographier permet de faire surgir les conditions d’un émerveillement… »

En 2018, le cinéaste courtraisien Gerrit Messiaen (° 1964/licencié en « Sciences de la Communication », à l’ « Université de Gent« ) dressait un portrait de la vie et du travail de cette figure centrale de la photographie moderne, saisissant des fragments de réel « à l’intuition » et chassant les images pour découvrir, révéler les changements de société.

Notons que son documentaire « Lucien Hervé, Photographe malgré lui » (Bel./2012/55 min.), présentant la carrière du photographe franco-hongrois Lucien Hervé (né László Elkán/1910-2007), a été sélectionné pour plus de 20 festivals.

Tant à Namur qu’à Liège, une rencontre est prévue avec Gerrit Messiaen, le réalisateur, à l’issue de la projection de « Harry Gruyaert, Photographe ».

Signalons qu’au « Caméo », à Namur, cette projection – organisée en partenariat avec l’ « IATA » (« Institut des Arts, Techniques et Artisanats ») et
« Aspëkt » (collectif-plateforme dédié aux langages audiovisuels, photographiques, plastiques, et sonores) – sera précédée du diaporama « Harry Gruyaert – Made In Belgium – 1970-1980 » (Valéry Faidherbe/musique originale deTuur Florizoone/12 min.).

Par ailleurs, les élèves de l’ « Option Photo » de l’ « IATA » présentent, jusqu’au mardi 19 novembre, dans la Galerie du« Caméo » et dans sa brasserie
« Caféo », leur exposition « A la Manière d’Harry Gruyaert », nous présentent des images inspirées par le travail de ce réputé photographe (accès gratuit).

Site web : http://www.grignoux.be.

Yves Calbert.