Cinéma : "Hors Normes", en salles, à Bruxelles, et avec une Rencontre, à Namur

écrit par YvesCalbert
le 15/12/2019
Cinéma : "Hors Normes", en salles, à Bruxelles, et avec une Rencontre, à Namur

Pour tous ceux qui n’ont pû obtenir une place au« Delta », à Namur – pour le « Gala d’Ouverture » du « TEFF » (« The Extraordinary Film Festival »), le jeudi 07 novembre, le long-métrage « Hors Normes » (Olivier Nakache & Eric Toledano/Fra./2019/114 min./avecVincent Cassel et Reda Kateb/film ayant reçu, le samedi 28 septembre, le « Prix du Public », au « SSIFF Zinemaldia », le« Festival international du Film de San-Sebastian », et été projeté en Clôture du « Festival de Cannes », le samedi 25 mai) -, ils bénéficieront d’une projection en soirée événementielle, au « Caméo », ce lundi 16 décembre, à 20h.

Synopsis : « Bruno et Malik vivent depuis 20 ans dans un monde à part, celui des enfants et adolescents autistes. Au sein de leurs deux associations respectives, ils forment des jeunes issus des quartiers difficiles pour encadrer ces cas qualifiés ‘d’hyper complexes’. Une alliance hors du commun pour des personnalités hors normes… »

A la sortie du film, Reda Kateb confiait à Catherine Balle, notre consoeur du « Parisien » : « Il y a deux ans, Éric (Toledano) et Olivier (Nakache) nous ont dit qu’ils avaient envie de faire un film sur Stéphane et Daoud (deux authentiques autistes/ndlr) avec qui ils étaient amis depuis vingt ans. Pour écrire le scénario, ils avaient besoin de penser à des acteurs. Très rapidement, Vincent (Cassel) et moi sommes allés chacun dans deux associations. Là, le déclic s’est fait : on a senti qu’au-delà du projet d’un film, il y avait la promesse d’un voyage humain très singulier et très fort. »

« En parlant avec Stéphane et Daoud, l’on a compris qu’en France, normalement, plus votre situation médicale demande de l’attention, mieux vous êtes pris en charge, alors que pour les autistes, c’est l’inverse : plus votre cas est lourd, plus vous rentrez dans un angle mort de la prise en charge. Il faut sortir de ce paradoxe. Aujourd’hui, il y a 37.000 autistes qui ne sont pas pris en charge et c’est pour ça que les associations comme celles de Stéphane et Daoud prennent le relais… »

Pour « Première », Sophie Benamon écrit : « Une incroyable réussite qui, en s’emparant d’un sujet grave (l’autisme), impose un peu plus le cinéma de Toledano-Nakache… »

Pour « Les Fiches du Cinéma« , Nicolas Marcadé écrit : « Dialogues ciselés, acteurs impeccables, bon esprit, la formule Toledano-Nakache marche toujours… »

Pour « Le Figaro », Nathalie Simon écrit : « Dans ‘Hors Normes’, le duo de réalisateurs évoque l’insertion des autistes dans notre société avec une revigorante humanité… »

Pour « Le Dauphiné Libéré », Jean Serroy écrit : « S’inspirant de faits et de personnages réels qu’ils insèrent dans la trame d’une fiction solidement structurée, le duo Nakache-Toledano, et ses deux interprètes de choc, apportent par le cinéma la réponse à un problème social dans un film à la fois dense et léger, sérieux et drôle, plein de vie et de chaleur humaine… »

Pour « Paris-Match », Fabrice Leclerc écrit : « Tendre et souvent très émouvant, drôle aussi, parfois, ‘Hors Normes’ est autant un cri d’amour à la vie qu’un signal d’alarme tiré avec tendresse mais sans ménagement… »

La Rédaction des « Dernières Nouvelles d’Alsace » écrit : « Un film cri du cœur, dépeignant le quotidien de deux associations qui prennent en charge, à Paris et en banlieue, des cas complexes d’autisme, pour lesquels il n’existe pas de solution… »

Quant à Catherine Lemaire, elle écrit, pour « Les Grignoux » : « Coup de cœur de l’automne pour ce nouveau film du duo de réalisateurs de ‘Le Sens de la Fête’ (Fra.-Bel.-Canada/2017/117 min./ ndlr) et d’ Intouchable’ (Fra./2011/113 min./film lauréat de très nombreux Prix, de l’Asie aux Amériques, en passant par l’Europe/Omar Shi ayant reçu, en 2012, le‘César’ et le ‘Prix Lumières du meilleur Acteur’/ndlr). »

« Ancré dans le milieu des institutions en charge des personnes autistes, ce film hors normes est tendre et profondément humain. On en sort sourire aux lèvres et cœur serré, bouleversés par ces portraits si justes, et la partition irréprochable du magnifique duo Vincent Cassel et Reda Kateb. »

« Dans le cinéma populaire français, les réalisateurs Eric Toledano et Olivier Nakache sont ceux qui mettent le plus de soin à leur scénario, aux dialogues, ceux dont le rire, même gentiment moqueur, reste toujours tendre, ceux qui osent se frotter à des sujets réputés difficiles ou casse-gueules et leur rendre, par leur regard profondément humain, dignité et noblesse, avec une bonne dose de légèreté bienvenue. Leur cinéma est drôle, accessible, mais aussi vecteur de belles utopies ; ils nous montrent l’Autre, qu’il soit étranger, banlieusard ou autiste, dans sa richesse, dans ses difficultés et surtout, dans un vivre-ensemble possible. »

« Le monde de l’autisme est traité ici avec une incroyable finesse, et rend compte de la précision documentaire des réalisateurs, qui se sont basés sur l’association fondée par un de leurs amis, et sur laquelle ils voulaient faire un film depuis bien longtemps. Aujourd’hui, avec leur notoriété, nul doute que ce monde méconnu, mal compris de l’autisme gagnera une visibilité nécessaire. Un film magnifique, qui nous fait grandir par sa bienveillance et les émotions contrastées qu’il nous procure. »

Pour son rôle de Jacques Mesrine, dans « L’Instinct de Mort » (Jean-François Richet/Fra.-Canada-Ita./2008/113’/avec Cécile de France et Gérard Depardieu)/film lauréat, en 2009, du « César du meilleur Film » et des « Globes de Cristal du meilleur Montage » et « du meilleur Film »), Vincent Cassel reçut, le« Prix du meilleur Acteur », en 2008, au « Festival international du Film de Tokyo », ainsi qu’en 2009, aux « Prix Lumières », aux « Globes de Cristal », et aux « César », alors qu’en 2017 l’« Académie canadienne du Cinéma et de la Télévision » le désignait comme meilleur Acteur, pour « Juste la Fin du Monde » (Xavier Dolan/Canada-Fra./2016/99 min./film lauréat, en 2016, du « Grand-Prix » du « Festival de Cannes » et, en 2017, du « Globe de Cristal du meilleur Film »/avec Nathalie Baye et Marion Cotillard).

De son côté, Reda Kateb reçut, en 2013, le « Bayard d’0r du meilleur Comédien », au « Festival International du Film Francophone », à Namur, pour
« Gare du Nord » (Claire Simon/Fra./2013/119 min.), en 2014, le « Prix du meilleur Acteur », à Tübingen, pour « Qui vive » (Marianne Tardieu/Fra./2014/ 2014/83 min.), en 2015, le « César du meilleur Acteur dans un second Rôle », pour « Hippocrate » (Thomas Lilti/Fra./2014/102 min./film lauréat, en 2015, du « Valois d’Or », au« Festival du Film francophone d’Angoulème ») et du « Prix Patrick Dewaere du meilleur Acteur francophone », ainsi qu’en 2017, le « Swann d’Or du meilleur Acteur« , au « Festival du Film de Cabourg », pour « Django » (Etienne Comar/2017/117 min./avec Cécile de France).

A noter qu’au« TEFF », qui promotionne le cinéma signé par des réalisateurs ou avec des acteurs porteurs d’un handicap, plusieurs autistes regrettaient qu’alors qu’ils ont déjà jouer dans un film, la production d’ « Hors Normes » n’ait pas fait appel à d’authentiques autistes, ce qui n’enlève en rien à la qualité du jeu des acteurs de ce film.

Luc Boland, cinéaste, fondateur et président du « TEFF » nous confia, au "Delta", à Namur, sa satisfaction quant au succès que connu, le jeudi 07 novembre, sa table ronde, ouverte tant aux professionnels de l’audiovisuel qu’au grand public, « Jouer le Handicap », questionnant sur la présence de la personne handicapée dans le cinéma, introduite par la projection du documentaire « Le Modèle social » (UK/2018/67 min.), réalisé par « 104 Films Collective », un groupe de cinéastes, créé en 2004, afin de marquer un changement dans la représentation des personnes porteuses d’un handicap, devant et derrière la caméra.

Cette table ronde était préparée par l’ « ASA » (« Association des Scénaristes de l’Audiovisuel » ) et l’ « ARF » (« Association des Réalisateurs et Réalisatrices francophones »), avec Florence Hainaut comme modératrice, réunissait Karen De Paduwa (comédienne), Sandrine Graulich (« RTBF », responsable du secteur « Magazines de Société »), Véronique Jardin (réalisatrice), Sébastien Moradielos (directeur de casting), Céline Schmitz (scénariste) et Josef Schovanec (philosophe autiste).

Mais revenons à « Hors Normes », en soulignant que ce lundi 16, en collaboration avec le« Réseau Santé Kirikou », la projection de « Hors Normes » sera suivie d’une rencontre avec Cindy Barette, chargée de projet au« CRAN » (« Centre de Ressources Autisme Namur »), Christine Volvert, psychologue à la cellule mobile d’intervention « L’Impromptu » et Denis Gérard, directeur général du « CPIN » (« Centre de Psychiatrie Infantile Namur »)« Les Goélands ».

A noter qu’en séances régulières, « Hors Normes » sera encore projeté à Namur, au « Caméo », jusqu’au mardi 24 décembre, et à Liège, jusqu’au jeudi 26, au « Sauvenière » ; jusqu’au dimanche 05 janvier 2020, au « Parc » ; et jusqu’au dimanche 12 janvier, au « Churchill ». Site web : programme détaillé sur http://www.grignoux.be.

Pour ce qui concerne Bruxelles, « Hors Normes » est à l’affiche des Cinémas« Aventure », « UGC-Toison d’Or », « Vendôme » et « White ».

Yves Calbert.

  • Cinéma : "Hors Normes", en salles, à Bruxelles, et avec une Rencontre, à Namur
  • Lecon de patinage, avec Reda Kateb (c) "Cineart"
  • "Hors Normes" (Olivier Nakache & Eric Toledano/avec Vincent Cassel & Reda Kateb) (c) "Cineart"
  • Vincent Cassel & Reda Kateb, dans "Hors Normes" (Olivier Nakache & Eric Toledano) (c) "Cineart"
  • Vincent Cassel, dans "Hors Normes" (Olivier Nakache & Eric Toledano) (c) "Cineart"
  • "Hors Normes" (Olivier Nakache & Eric Toledano/avec Reda Kateb & Vincent Cassel) (c) "Cineart"
  • Avant le tournage, visite d une Institution ouverte aux Autistes (c) "Cineart"
  • Olivier Nakache & Eric Toledano, en 2018, aux "Prix Lumieres" (c) Foc Kan/"Getty Images"
  • Luc Boland : "Cassons les prejuges et demystifions le handicap" (c) Marie-Christine Paquot/" EOP"
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