"Du Visible à l’Invisible" exposition des travaux d’élèves d'ISM au Musée royal de Mariemont

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EXPOSITION DES ÉLÈVES DE ISM - INSTITUT SAINTE-MARIE
Le Musée royal de Mariemont s’investit une nouvelle fois dans un projet avec le scolaire !
Habitué des salles du Musée, partenaire en 2017 d’un projet autour du Corps et de la Voix, l’Institut Sainte-Marie de La Louvière réitère une
collaboration et investit cette fois la créativité plastique et l’art contemporain.
« Du Visible à l’Invisible » est une exposition qui présente les travaux d’élèves de 5e et 6e secondaire du cours d’Education Plastique de
Madame Martine Jospin : des oeuvres originales, et personnelles, créées pour transcender les oeuvres du Musée qui les ont inspirés. Le titre se veut un hommage à ce jeu incessant entre les oeuvres du Musée et le projet, sa formalisation ; entre la matérialité et l’idée des élèves.
La parole sera donnée aux élèves ce 22 juin, 15h, lors d’un vernissage inaugural. L’exposition est à découvrir au Musée royal de Mariemont du 23 juin au 25 août.

Le mot de leur professeur
Ce fut dans l’atelier caverneux du cours d’éducation plastique de l’Institut Sainte-Marie de La Louvière que ce projet a germé. Les élèves désireux de découvertes mais aussi de dépassement ont souhaité approcher le visible de la collection du Musée royal de Mariemont, fleuron de notre région du Centre.
Mis pédagogiquement en projet dès le mois de septembre 2018, ils sont entrés à pas feutrés dans les salles du musée et non de classes pour y découvrir des civilisations différentes, riches d’un passé artistique « inimaginé ».
OEuvres mises en résonance et raisonnées par l’espace lumineux baigné d’obscurité, par cette architecture respectueuse de leurs histoires passées, présentes et à venir.
Des salles se succédant, suscitant une émotion à chaque instant renouvelée.
Rencontres de regards croisés entre les élèves et les oeuvres pour mieux les aborder, les appréhender, les comprendre… Simplement.
Ils ont été touchés par ces oeuvres emplies de délicatesse et de sensible pour n’en retenir qu’une seule pour s’évertuer à l’étudier, l’élever, la transcender en oeuvre contemporaine pour juin 2019.
Ils ont été portés et nourris, pour leurs recherches, de rencontres à travers divers ateliers du musée dont l’atelier d’Origami animé par Michaël David du Lotus Rouge et Françoise Gutman sculpteur plasticienne, mais aussi par le cours d’éducation plastique soucieux de les ouvrir aux découvertes contemporaines à travers des artistes belges tels que Berlinde de Bruyckere, Arne Quinze ou encore Bob Verschueren.
Avec le souhait de les éveiller à la réflexion philosophique et poétique de l’art dans sa globalité.
Ce projet fut jalonné de questionnements… Toutefois l’essentiel vécu fut un condensé de sensible, d’émotions esthétiques mais surtout la révélation d’un atelier fait d’élèves qui se sont découverts artistes par l’oeuvre présente aujourd’hui dans cette exposition.
Ils ont laissé la porte au hasard pour souhaiter la bienvenue à « l’inimaginé »…
Martine Jospin

OEuvres d’inspiration, OEuvres contemporaines et élèves plasticiens

Les élèves se sont donc rendus au Musée pour visiter les collections, partir d’une phase d’observation pour choisir une oeuvre qui leur inspirait une nouvelle création contemporaine. Ils ont été accompagnés du service pédagogique (en particulier Marie-Aude Laoureux, chef du service), des conservateurs du Musée royal de Mariemont (en particulier Alexis Sonet, responsable de la section Arts extra-européens) mais aussi d’intervenants extérieurs céramiste, origamiste et plasticien tels que Michael David de l’Atelier du Lotus Rouge ou de Françoise Gutman.
Le travail de création s’est accompagné d’informations scientifiques sur les oeuvres du Musée ainsi que sur des réflexions sur l’art contemporain, menées par leur professeur Madame Jospin.

Les élèves ont eu carte blanche pour le choix de support, de titre et de signification.

Les oeuvres:

Momie et cercueil intérieur du prêtre
d’Amon, Hor. Égypte, 25e dynastie
Petit Ange
Alizée Bellange

Jarre à vin. Porcelaine. Chine Règne de l’empereur Jiajing (1522- 1566)
Effet Mer
Elyse Lecomte

Vase à parfum. Terre cuite. Chypre Archaïque I (750 – 600 av. J-C)
La danse des Valses
Lory Nélis

Amphore Héraklès luttant contre les Amazones. Terre cuite peinte à figure noire. Grèce (520 av JC)
La lutte surréaliste
Laura Murena

Statue d’Horus sous la forme d’un faucon. Calcaire peint et doré. Égypte, 18ème dynastie
Focus
Mathieu De Smet-Jouy

Boîte. Emaux cloisonnés. Chine, Ming
(1368 – 1644)
La complexité dans la simplicité
Clara Piserchia

Dolium. Terre cuite. Houdeng, Villa
Mariemont Découvert en 1905 – 1906
Bonheur d’enfance
Victoire Adodokpo

Charles – Auguste Fraikin, Le sommeil.
Marbre blanc. 1857
Un sombre rêve
Saïan Barbier

Rose. Porcelaine
Naite iru hana
Virginie Verdonc

Pavillon du Thé de l’école Urasenke.
Bois, bambou, paille de riz, enduits d’Argile, papier. 20e siècle
Poly Printed
Florian Wauters

Tête d’Alexandre. Marbre
Le Visage d'Alexandre
Marielle Depp

Paroles d’élèves pour comprendre les oeuvres
« Une boîte, objet de rangement que l'on peut apercevoir au quotidien, m'a évoqué la
simplicité et la complexité d'une personne. En apparence simple mais qui une fois
ouverte contient une multitude de choses. Les poupées russes me semblaient être
représentatives de cette théorie, des poupées que l'on emboîte à l'infini tout comme
des boîtes, et qui représentent bien la complexité dans la simplicité. »
« J’ai choisi de faire quatre tailles différentes pour les vases et de les placer sur une
“virgule” en carton noir pour que ceux-ci fassent penser à la légèreté de la valse, une
danse très connue, d’où le titre “La danse des Valses” qui fait un jeu de mots avec “La
danse des Vases”. »
« Mon objectif en choisissant le Dolium et en l'interprétant de la façon dont je l'ai fait
est de montrer qu'on peut faire coexister la modernité et l'Antiquité sans pour autant
éliminer l'une ou l'autre. »

« Pour transcender cette amphore, j’ai décidé de reconstituer la scène de guerre
présente sur l’oeuvre de départ en la plaçant dans un contexte improbable, c’est-àdire
sur un cupcake, d’où le titre “La lutte surréaliste.” En effet, le cupcake me
semblait être une bonne solution car cela ferait référence à la cuisine qui est l’une de
mes passions. »
« L'idée m’est venue dans un rêve, d'où le nom de l'oeuvre, suite à la découverte de
Chella Man, un artiste sourd âgé de 19 ans. Après diverses recherches sur des
sculpteurs travaillant le fil de fer, croquis et essais, voici mon oeuvre finale. Une
sculpture en fil de fer, peinte en blanc, ornée de roses noires. Des pensées sombres
enfermées dans la plus pure des enveloppes charnelles. »
« Étant une grande rêveuse, je me suis dit que je pouvais adapter la légende des mille
grues à celle des mille poissons et qu'après cette réalisation, je pourrais faire un voeu
pour la mer. De plus, les poissons en Chine signifient l'abondance, et cela crée un lien
avec l'oeuvre originale. »
« Je transforme cette oeuvre sculpturale en dessin sur une feuille (…) au crayon
graphique, représentant Horus sous la forme d'un humain avec la tête d'un faucon qui
aura un sceptre en main et des ailes déployées dans son dos. L’inspiration pour cette
représentation m'est venue avec le film Gods Of Egypt et également du jeu vidéo
Assasin's Creed Origins. C'est en m'inspirant de Bernard Yslaire que j'ai dessiné les
ailes. »

« Momifier un corps, c'est lui donner une vie éternelle. Ainsi, le scarabée de vie
donnera son jugement sur la bonté du défunt. Certes, il ne faut qu'un rayon de soleil
pour réchauffer les coeurs, mais si le cycle du soleil représente le passage de la vie à
la mort, ça devait être un jour d'hiver. »
« Je m'étais intéressé à beaucoup de points de la culture japonaise, sauf à
l'architecture. L'idée me vint par la suite d'allier l'architecture japonaise et ses
traditions à la modernité. J'ai donc décidé d'imprimer mon oeuvre en 3D. Quant au
choix du fil, la culture et l'art japonais étant basés sur l'éphémérité, il est
biodégradable, et donc éphémère. »
« C’était donc une évidence pour moi qui aime le mystère et la pureté : je devais la
refaire à ma manière. (…) L'origami demande rigueur et concentration : chaque pli est
un art qui demande beaucoup de soin. Il est évident que la rose et l'origami devaient
se rencontrer pour ne former qu'un. »
« Grâce à l’utilisation d’une coloration dorée surréaliste et d’un fond dégradé qui
éclaire la tête d’Alexandre, ce tableau est destiné à refléter la gloire et le statut de
dieu que le monde lui a accordé. Reproduit à l’aide d’une huile sur toile, le visage
d’Alexandre est inspiré d’une pièce de monnaie ancienne sur laquelle est gravé son
portrait. »
***

À PROPOS DU MUSÉE ROYAL DE MARIEMONT
Le Domaine de Mariemont est un parc paysager et archéologique où les ruines romantiques d’un château du 18e siècle côtoient des arbres de collection et centenaire. Au coeur de cette oasis de verdure se niche le Musée royal de Mariemont, ancienne collection de Raoul Warocqué devenue Musée royal et Établissement scientifique de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Invitant à un voyage à la croisée du temps et des cultures, il mêle les trésors des plus grandes civilisations du monde – de la Rome antique à la Chine ancienne, en passant par l’Égypte et le Proche-Orient – à ceux de notre propre histoire, celle du Hainaut et de la Belgique.
Parmi ses actualités, le Domaine de Mariemont a été élu « Patrimoine préféré des Wallons », catégorie Espace de vie en janvier 2019.

Adresse :
Musée royal de Mariemont. Chaussée de Mariemont, 100 – 7140 Morlanwelz – Belgique.

Horaires :
Musée OUVERT du mardi au dimanche de 10h à 18h (avril – sept) et de 10h à 17h (octobre –mars). Ouverture exceptionnelle les lundis fériés. FERMÉ le 1er janvier et le 25 décembre.
Parc OUVERT tous les jours à 10h. FERMÉ à 17h ou 18h (selon les saisons). Accès interdit aux chiens et aux vélos.

Contact :
Tél. : 0032 (0) 64 21 21 93 / Fax : 0032 (0) 64 26 29 24
Mail : info@musee-mariemont.be
Site Internet du Musée : www.musee-mariemont.be
Entrée au Musée
Adultes 5€ ; Seniors 2,50€ ; Étudiants 2€ ; Enfants de -12 ans gratuit
Entrée GRATUITE au Musée les 1ers dimanches du mois.
Visites guidées en groupe (max. 20 personnes)
Réservation obligatoire : 0032 (0) 64 27 37 84 ou sp@mariemont.be

Trajet en voiture :
De Bruxelles : E19, sortie 20 (Feluy), N59 direction Thuin, puis direction Fayt-lez-Manage et Mariemont. / De Charleroi et Mons : E42, sortie 18bis (Chapelle-lez-Herlaimont), N59 direction Thuin, puis direction Fayt-lez-Manage et Mariemont.

Parking :
Aisé à l’extérieur du Domaine, le long de la drève
Le Domaine et le Musée est accessible au PMR.