"Journées Imagine", à Liège, du 24 au 28 avril

Anne-Sophie Novel, la realisatrice "Les Medias, le Monde et Moi" (Anne-Sophie Novel ) "Les Medias, le Monde et Moi" (Anne-Sophie Novel ) "Les Medias, le Monde et Moi" (Anne-Sophie Novel ) Le Groupe "Dha Khan", a 18h30, le mercredi 24, sur la Place Xavier Neujean (c) "You Tube" Werner Boote, "Prix du meilleur Documentaire", a Vienne, en 2010, pour "Plastic Planet" A Singapour, des enfant se protegent de la fumee toxique qui emane de l incendie des forets Galettes de petrole, en Louisiane, 8 ans apres l explosion d une plateforme petroliere (c) "Dark Star" "L'Illision verte" (Werner Boote) "L Illusion verte" : Werner Boote et Kathrin Hartmann menent leur enquete Place Xavier Neujean, avec la "Cite Miroir" (c) Ville de Liege

En Soirée d’Ouverture des « Journées Imagine », programmées de ce mercredi 24 au dimanche 28. ce mercredi 24 avril, à 20h, au « Sauvenière », à Liège, projection événementielle du film documentaire « Les Médias, le Monde et Moi » (Anne-Sophie Novel/Fra./2019/70′).

Cette projection sera précédée d’un « Imagine en scène », une prestation libre et inspirante, présentée par les étudiants du « Conservatoire de Liège » ;
sera suivie d’un débat-rencontre autour du journalisme vivant et constructif, animé par Marc Vanesse, professeur de journalisme à l’ « ULiège », avec la réalisatrice, Anne-Sophie Novel, également auteure et journaliste, Yasmine Boudaka, coordinatrice de « NEW6S » (« Acteurs de l’Info constructive »), Jean-Jacques Jespers, journaliste (ex-« RTBF »), professeur à l’ « ULB », et Hugues Dorzée, rédacteur en chef du magazine « Imagine ».

Synopsis : « La défiance envers les médias est devenue ces dernières années un véritable enjeu de société et il devient urgent de questionner la profession de journaliste qui, si elle s’interroge régulièrement sur ses conditions d’exercice, remet rarement en cause sa vision du monde… »

Le magazine « Imagine » et « Les Grignoux » écrivent : « Tous les médias ne se ressemblent pas : entre les chaînes d’information en continu, le journalisme d’investigation à la ‘Médiapart’, ou encore l’info-divertissement proposé par d’autres, de larges nuances existent. Reste que la concentration des médias dans les mains de quelques patrons de presse et les conditions de fabrication de l’information rendent souvent difficile le traitement objectif de la complexité du monde, soumis à une multiplicité de transformations en constante accélération (mondialisation, numérique, mutations économiques et sociales, disparition du vivant, changement climatique). Il est peut-être temps de poser les questions – et fournir les réponses – autrement. »

Sur les antennes de « La Première » (« RTBF »), le jeudi 21mars – répondant à la question : « Quel est le point de départ de cette enquête, est-ce la défiance envers les médias ? – Anne-Sophie Novel répondait : « Oui, parce qu’elle [la méfiance] ne date pas d’hier. Elle est historique et je crois même qu’elle existe depuis le début du journalisme. Mais plus encore que ça. Je suis spécialisée sur des thématiques que j’avais du mal à relayer en interne dans les rédactions, et notamment les questions d’environnement et d’écologie, et je me suis dit à un moment: ‘Mais comment fonctionnent les
médias ? Comment cela se fait-il que ça ne soit pas plus simple de parler des enjeux du siècle ?’ J’ai alors commencé à creuser en me disant qu’il y avait en fait une complexité du monde actuel, qui faisait que cette complexité se retrouvait aussi dans nos façons de s’informer. L’enquête a donc commencé comme ça il y a cinq ans »…Résultat de recherche d'images pour "les journéesImagine Liège photos"Au-delà de ce film d’ouverture des « Journées Imagine », nous nous devons de penser, agir, transformer, trois maitres-mots qui nous serviront de « fil rouge » tout au long de ces cinq « Journées Imagine ».

Notons que ce mercredi 24, en avant-soirée, à 17h, sur la Place Xavier Neujean, à la proximité immédiate du « Sauvenière », nous pourrons profiter, en collaboration avec le « MAD Café », de l’inauguration de l’éco-guinguette, nous proposant de grignoter des produits provenant du circuit court, pouvant goûter, avec modération, à des bières artisanales et locales, dans une agréable ambiance musicale, qui, à 18h30, sera relevée parun concert du groupe liégeois « Dha Khan »

Ce jeudi 25 et vendredi 26, de 09h à 12h, retour au « Sauvenière », pour une matinée scolaire, en partenariat avec« Les Grignoux », autour de la transition écologique et sociale, à l’attention des élèves du secondaire., dans le cadre du dispositif d’éducation au cinéma « Écran large sur Tableau noir ».

De 15h à 19h, ce jeudi 25, sur la Place Xavier Neujean, des produits locaux en circuit-court, nous serons proposés sur un marché, organisé en partenariat avec la Ville de Liège, alors que de 17h à 19h, en ce même lieu, possibilité de tester des vélos électriques, lors d’un « afterwork » dédié aux
« Vélotafeurs ». Ensuite, c’est la radio « 48FM », avec son chroniqueur et DJ, « Bobby B. », qui nous proposera une soirée musicale, avec un « blind test » écologico-social.

Au « Théâtre de Liège », dès 18h, nous sommes conviés à une « Soirée Migrations positives« , co-organisée dans le cadre de la 3e édition du « Festival Corps de Textes », nous invitant, dès 20h, à un échange avec Wejdan Nassif, une auteure militante syrienne, et Abnousse Shalmani, une écrivaine iranienne, avant de pouvoir écuter de la musique klezmer, offerte par Aurélie Charneux. Auparavant, de 18h à 19h30, en partenariat avec le « CNCD »
(« Centre National de Coopération au Développement »)-11.11.11., nous aurons pu participer à une table-ronde intitulée « La Solidarité s’invente ».

Ce vendredi 26, de 12h à 14h, à l’entrée de Liège, au « Château de Colonster », propiété de l’« ULiège », avec Julien Ocula, product manager chez
« Smartnodes » et Isabelle Corten, directrice de l’agence « Radiance 35 », rencontre sur le bon usage de la technologie pour l’éclairage.

Sur la Place Xavier Neujean, à partir de 13h, organisation de la « Climaction », proposant des animations et actions autour de 15 défis climatiques. Organisé par « Intradel », de 14h à 18h, nous aurons une « masterclass » de cuisine anti-gaspi, Damien Poncelet, chef cuisinier et coach en cuisine durable, nous livrant ses astuces, tout en cuisinant pour nous, afin d’éviter le gaspillage alimentaire. Viendra, à 18h, le temps d’un « apértitif locavore », organisé par le « Créahm » , le « MAD Musée » et le « MAD Café », avec des discussions et échanges, autour des ateliers créatifs pour personnes handicapées mentales. Enfin de 20h à minuit, la radio « 48FM » nous invite à une soirée dansante participative,« Mix Toi-Même », chacun apportant ses vyniles, CD ou clefs USB.

A l’ « ULiège Opéra », se succéderont, à 14h, une conférence d’Arnaud Zacharie, du « CNCD-11.11.11 », sur la mondialisation et le populisme ; à 17h, une table ronde destinée à nous aider à comprendre l’économie circulaire, ses opportunités et ses innovations sur le terrain, une organisation de la SPRL « FLN Advisory », spécialisée sur l’équipement informatique ; à 20h, soirée sur l’urgence climatique, avec la participation de plusieurs personnalités.Résultat de recherche d'images pour "L'illusion verte photos"

Au « Sauvenière », à 20h, projection de « L’Illusion verte » (Werner Boote/Aut./2019/97′), précédée d’une présentation par Hugues Dorzée, rédacteur en chef du magazine « Imagine », principal organisateur de l’ensemble de l’événement « Journées Imagine », avec la complicité de l’asbl« Enjeu ».

Synopsis : « Démontstration les contradictions entre les actions des multinationales et leur communication qui prétend a leur vertu en matière de processus écologiques et de développement durable… »

Un documentaire indispensable du réalisateur de « Plastic Planet » (Aut.-All./2009/95’/film lauréat, en 2010, du « Prix du meilleur Documentaire », aux
« Romy Awards », à Vienne/nommé, en 2011, au 1er « Festival International du Film Géopolitique », à Grenoble), qui, pour son nouveau film, présente son sujet avec Kathrin Hartmann, journaliste et autrice allemande, experte en « greenwashing » (écoblanchiment).

Interviewé, pour « Retro-HD », par notre collègue français, Pierre Larvol, l’humoriste, acteur et scénariste, Manu Payet, le narrateur, dans la version française, délcare :« Ma façon de consommer est aujourd’hui différente. Il est pas question de tout changer du jour au lendemain, je ne pense pas qu’il faut recevoir le film comme ça. Le changement se fait dans le temps, au fur et à mesure. Avant c’était 'moins' et aujourd’hui ce n’est 'plus'… en tout cas pour la pâte à tartiner. Cette pratique du greenwashing m’a fait dire qu’agir de manière citoyenne peut être autant conscient qu’inconscient, par la pratique. Il faut une prise de conscience commune afin que l’on avance dans le même sens. »

Pierre Larvol ajoutant, en février dernier, que ce documentaire « pose la question d’une génération : celui de notre mode de consommation. A l’heure où l’achat responsable est vécu comme une manière de soutenir le développement durable, (il) enquête, justement, sur ces grandes multinationales, qui promettent, à grand renfort de logos verts, un meilleur lendemain pour la planète. Désillusion au tournant, seul perdure dans le film une industrie parfaitement durable : celle du mensonge… »

En ce même mois de février, Jean-Louis Schmitt, pour« Over Blog », écrit : « L’écologie est sans aucun doute la préoccupation la plus urgente de notre siècle. Le commerce équitable, le label bio, les produits sans conservateur… La nourriture que nous mangeons tous les jours et la manière dont nous la consommons devient un enjeu écologique capital. Sous ce prisme, les multinationales et les grandes marques font tout pour rassurer les consommateurs, qui ouvrent de plus en plus l’œil sur ce qu’ils consomment. Mais la réalité est parfois bien trompeuse car derrière les paquets verts et à l’apparence saine, se cachent des techniques de marketing infaillibles qui peuvent même tromper les plus avertis. »

De son côté, pour « Abus Ciné », Olivier Bachelard écrit : « Au travers d’un tour du monde menant à diverses rencontres avec des activistes comme des entreprises, le film aborde plusieurs questions d’actualité. Celle de la consommation subie (l’huile de palme) et de la validité des labels éco-responsables, comme celle de la pollution liée à l’exploitation pétrolière ou de matériaux, alors que les entreprises affichent leur politique pour le renouvelable ou les véhicules électriques. Ou encore celle des impacts sociaux de ceux qui ne recherchent que le profit, méprisant l’humain comme le bien commun. Au final ce sont les pensées de quelques savants, tel Noam Chomsky, qui frappent le plus et resteront peut-être en mémoire des plus attentifs, à l’image de ces quelques phrases : ‘le système actuel contrôle les gens, alors que c’est aux gens de contrôler le système’ ou encore ‘rejetons la propagande’. »

« ‘L’Illusion Verte’ explore le monde de l’économie et de l’écologie. Ils expliquent, de manière totalement compréhensible, accessible et ludique, la méthode du greenwashing…, une méthode marketing qui vise, notamment par le biais des couleurs, à donner une image plus éco-responsable. Un documentaire… dont les thématiques sont importantes et essentielles. »

De son côté, pour « Abus Ciné », Olivier Bachelard écrivait : « Au travers d’un tour du monde menant à diverses rencontres avec des activistes comme des entreprises, le film aborde plusieurs questions d’actualité. Celle de la consommation subie (l’huile de palme) et de la validité des labels éco-responsables, comme celle de la pollution liée à l’exploitation pétrolière ou de matériaux, alors que les entreprises affichent leur politique pour le renouvelable ou les véhicules électriques. Ou encore celle des impacts sociaux de ceux qui ne recherchent que le profit, méprisant l’humain comme le bien commun. Au final ce sont les pensées de quelques savants, tel Noam Chomsky, qui frappent le plus et resteront peut-être en mémoire des plus attentifs, à l’image de ces quelques phrases : ‘le système actuel contrôle les gens, alors que c’est aux gens de contrôler le système’ ou encore ‘rejetons la propagande’. »

» ‘L’Illusion Verte’ explore le monde de l’économie et de l’écologie. Ils expliquent, de manière totalement compréhensible, accessible et ludique, la méthode du greenwashing…, une méthode marketing qui vise, notamment par le biais des couleurs, à donner une image plus éco-responsable. Un documentaire… dont les thématiques sont importantes et essentielles. »

N’oublions pas, non plus, le propos de Laurence Hottard, pour « Les Grignoux » : » Aujourd’hui, les industriels investissent beaucoup de temps et d’argent à « verdir » leur image : voitures électriques, huile de palme labellisée bio ou encore produits issus du commerce équitable… Tout est fait pour nous déculpabiliser et expliquer que nous pourrions sauver le monde en consommant ces produits. Une pratique dangereusement populaire nommée greenwashing… »

« 'L’illusion verte' est, sans aucun doute, un énième documentaire écologiste, mais l’heure est à l’urgence et, en ces moments historiques où la jeunesse belge descend dans la rue chaque jeudi, où nos élus enterrent la ‘Loi Climat’, tous les moyens de mobiliser restent intéressants. Le documentaire de Werner Boote nous interpelle sur nos gestes quotidiens, notre responsabilité de consommateur et, surtout, de citoyen du monde. A voir de toute urgence pour comprendre l’envers du décor et ne plus tomber dans le panneau la prochaine fois qu’on se laisse tenter par un pot de choco. »

Soulignons que ce documentaire sera projeté en sécances ordinaires, au « Churchill », à Liège, entre le samedi 04 et le lundi 13 mai, et au « Caméo », à Namur, le vendredi 3 mai, ainsi qu’en cette dernière salle, en séance événementielle, le mardi 30 avril, à 20h, cette projection étant suivie par une rencontre avec Alain Decrop, professeur de marketing à la « Faculté des Sciences économiques, sociales et de Gestion », de l’« UNamur », et un membre de la plus ancienne association écologique belge, les « Amis de la Terre ».

Mais, revenons en aux « Journées Imagine », avec le samedi 28, de 10h à 19h, à la Place Xavier Neujean, l’organisation de la « Journée Climaction », avec petit-déjener en circuit court, ateliers participatifs, animations musicales, présence de stands des associations et actions climatiques. De 20h à minuit,
« 48FM » présente le collectif « Midnight Voodoo » – formé par quatre DJ’s amoureux de vinyles, voyages et musiques du monde – animera la soirée, avec, au programme : afrobeat, arabic grooves, latino disco, bollywood funk, japanese soul, …

En Outremeuse, à 19h, à l’ « An Vert », remise du « Prix Imagine », au lauréat du « Concours du Film sauvage », destiné à des courts-métrages d’une longueur maxilmum de 4’45 ».

A 20h, au « Théâtre de Liège », dans le cadre de la 3e édition du « Festival Corps de Textes », nous pourrons participer à une rencontre autour de l’ouvrage « Sexe, Race & Colonies » (collectif d’historiens, sous la coordination de Pascal Blanchard/Ed. « La Découverte »/2011), qui s’attache à une histoire complexe et taboue, celle de la domination des corps du XVe siècle à nos jours, depuis les conquistadors, en passant par les systèmes esclavagistes, notamment aux Etats-Unis, jusqu’aux décolonisations. Cet échange, organisé en partenariat avec la « Librairie Paxest », sera mené par Gilles Boetsch, anthropologue, écrivain et directeur de recherche émérite au « CNRS » (« Centre National de la Recherche Scientifique »).

Enfin, le dimanche 29, sur la Place Xavier Neujean, de 09h à 11h, petit-dej, proposé par « Oxfam », avec diverses animations, dont des ateliers de portages de bébés et de gravures de vélos, … en prélude à la programmation de randonnées… en vélos, de 10h à 12h30, conduite, dans le trafic, par le
« Gracq », l’ asbl des « cyclistes quotidiens », et à pied, de 10h30 à 13h, sur 6 km, une organisation de l’asbl « Urbagora », … sans oublier, en collaboration avec l’Echevinat de la Mobilité, des animations sur la « mobilité douce, à Liège », en bus et en navette fluviale, bientôt en trams… Et il sera temps, dès 16h, autour d’un dernier verre, de clôturer, dans l’amitié, ces 1ères « Journées Imagine ».

Et n’oublions pas que, face à cette accueillante Place Xavier Neujean, la « Cité Miroir » – anciens bains et thermes de la Sauvenière, accueillant, jusqu’au samedi 20 juillet, l’exposition temporaire « Masques », présentant 80 œuvres du « Musée Quai Branly – Jacques Chirac » de Paris – nous proposera, durant les cinq jours de nombreuses activités, dont vous trouvez le détail sur le site web : http://www.lesjourneesimagine.be.

Mais laissons le dernier mot à l’organisateur de cet instructif événement, Hugues Dorzée :« Redonner du souffle, mais aussi recréer des liens entre les hommes et la nature, entre les citoyens originaires d’ici et d’ailleurs, entre toutes les générations. Pour tenter de sortir de l’impasse écologique, démocratique, sociale et économique dans laquelle l’humanité s’est fourvoyée et poser les bases d’une société meilleure. On sait combien l’état de la planète est alarmant. Que le combat est loin d’être gagné, qu’il sera nécessairement long et laborieux. On sait aussi que les forces de résistance sont puissantes et nombreuses. Mais nous n’avons ni le temps ni le droit de renoncer, comme l’ont encore rappelé avec force et énergie ces dizaines de milliers de jeunes descendus dans la rue pour sauver le climat… »

Yves Calbert
(avec des propos de (c) Anne-Sophie Novel, (c) Pierre Larvol, (c) Manu Payet, (c) Jean-Louis Schmitt, (c) Olivier Bachelard, (c) Didier Pourquery,
(c) Laurence Hottard et (c) Hugues Dorzée).