La Galerie Greta Meert expose le peintre Robert Mangold du 8 février au 6 avril 2019.

À l’occasion de sa septième exposition avec Robert Mangold, la Galerie Greta Meert présente une vaste sélection d’œuvres couvrant la carrière de l’artiste de 1967 à 2017. L’exposition comprend des œuvres sur papier, des « shaped canvases » et des œuvres sur panneaux de masonite, l’un des matériaux caractéristiques de l’artiste. Partant de l’idée apparemment simple de reprendre la peinture par ses éléments les plus élémentaires, l’œuvre de Robert Mangold opère une réduction du médium aux formes, plans, couleurs, lignes, échelle et matériaux.

Travaillant le plus souvent à travers de longue séries de croquis préliminaires, c’est un artiste calculé et précis régulièrement décrit comme un formaliste. Pour autant, il s’est aussi décrit comme un «artiste romantique» et le trait de ses dessins se caractérise par sa qualité quasi lyrique. Répondant d’abord à l’influence de l’Expressionnisme abstrait et à la montée du Pop Art, Mangold reste cependant un artiste difficile à classer dans les limites du canon minimaliste.

C’est en se posant des problèmes formels à lui-même que son travail nous amène à regarder la peinture d’une manière qui échappe aux hypothèses traditionnelles. Lorsqu’une toile présente un vide en son centre, la recherche d’un sujet ou d’un objet clair est détournée, nous laissant ainsi avec ce qui est périphérique comme seul point de réflexion. Lorsqu’un tableau se présente sous la forme de colonne, notre lecture intuitive de gauche à droite s’en trouve bouleversée. Ces problèmes présumés rudimentaires constituent le coeur de sa pratique. Lorsqu’il vivait à New York, Mangold développa très tôt un intérêt pour des formes architecturales auxquelles il trouvait la possibilité d’être à la fois solides et atmosphériques, évoquant un bâtiment ou un espace vide entre deux bâtiments. Cela l’a amené à cultiver un langage autour de lignes droites, de sections et de zones, ainsi qu’un sens idiosyncratique des couleurs présentes dans l’environnement urbain de Manhattan.

Plus tard, ce langage s’est développé vers des zones courbes, des colonnes, des anneaux et des anneaux brisés. Après ses peintures en colonnes influencées par les lignes verticales présentes dans l’œuvre de Barnett Newman, Mangold a par la suite décrit ses peintures en anneaux comme le résultat de la vision de deux colonnes cintrées et jointes pour former une roue. Ce type de logique illustre parfaitement la manière dont l’artiste a tendance à suivre une idée à mesure qu’elle évolue, se complexifie et change littéralement de forme. Tout comme elles créent une architecture qui leur est propre, les formes avec lesquelles il travaille sont également une suggestion de notre perception fragmentaire du monde et de notre culture. Présentée chronologiquement, cette exposition donne un rare aperçu des travaux de Robert Mangold jusqu’à aujourd’hui.

Galerie Greta Meert
13 rue du Canal
1000 Brussels
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