Le 27, 28 et 29 juillet la marche Sainte-Anne à Silenrieux fête ses 400 ans.

Dès le Moyen Âge, les Silèneriverains célébraient tous les ans l’anniversaire de leur sainte patronne. C’était l’occasion de faire le tour de la paroisse (appelé le Tour Sainte-Anne).
Durant les périodes difficiles et troublées par les guerres et les malfaiteurs, la milice rurale composée d’hommes de 20 à 60 ans accompagnait la procession, afin de maintenir l’ordre et de garantir la sécurité des citoyens.
Cette milice d’abord sécuritaire, deviendra au fil du temps, honorifique et folklorique. L’habillement de l’époque était composé d’un simple sarreau bleu et d’armes diverses comme le gourdin, le mousquet ou l’arquebuse.
En octobre 1618, le pape confirmait l’existence d’une Confrérie Sainte-Anne et décidait d’octroyer des indulgences à tous les participants à la procession qui devint, ainsi, un pèlerinage solennel et officiel.
L’année suivante, l’église reconstruite fut de nouveau consacrée et c’est à partir de 1619, que l’on trouve les premières traces écrites d’une participation folklorique « militaire » à la procession Sainte-Anne.
En effet, pour honorer ce pèlerinage, la communauté de Silenrieux (ancienne représentation communale du village) prenait à sa charge les frais d’entretien des tambours et l’achat de poudre pour les salves d’honneur : le premier paiement d’un ’’tamboureur’’ dans les comptes communaux, en 1619, et le paiement de poudre pour les salves d’honneur sont les plus anciennes traces, il y a 400 ans, de l’existence officielle de notre Marche folklorique.
Le cortège se composait de :
- la milice rurale comptant principalement des jeunes armés d’arquebuses, de mousquets ou
de revolvers ;
- la statue Sainte-Anne portée par des membres de sa confrérie précédée de la statue de la
Vierge ;
- les membres du clergé en habit d’apparat : le curé, les chanoines du Chapitre de Thuin,
seigneurs de Silenrieux et les moines du Jardinet décimateurs (1) et collateurs (2) du village ;
- la noblesse des environs : la princesse de Barbençon, le seigneur de Daussois et de
Neuville ;
- les autorités civiles : le mayeur et les échevins, le bourgmestre, le notaire ;
- la population : la bourgeoisie, les artisans, les paysans, les travailleurs saisonniers,…
A la fin du 19ème siècle, il y avait 4 pelotons : les sapeurs avec leur tablier de toile brodé, les grenadiers, les voltigeurs et la dernière guérite ; les costumes du 2ème Empire étaient fournis par la Maison Leclercq de Tarcienne qui fut fondée en 1885.

Les officiers étaient responsables de leurs pelotons respectifs et ensemble, ils formaient un groupe qui succèdera à la Jeunesse.
C’est probablement à ce moment qu’on mit les places aux enchères et en 1897, le Comité de la Marche militaire était composé d’officiers, souvent issus de la Jeunesse.
A partir de 1928, une fanfare est venue s’ajouter à la festivité.

En 1961, un Comité officiel indépendant du Corps d’office fut désigné à la suite de la fondation en 1960 de l’Association des Marches de l’E.S.M. qui en faisait une condition pour y entrer.
Depuis lors, de nombreux changements sont apparus :
-l’introduction d’une cantinière et d’une retraite aux flambeaux, en 1962 ;
-l’introduction du Premier Empire en 1964 ;
-la création d’un canon en 1967 ;
-le tour des quartiers avec les Marcheurs en plus du Corps d’office en 1972 ;
-la création du groupe de Fontainebleau en 1973 ;
-la création d’un Escadron en 1974 ;
-la petite Marche en 1985 et le petit canon en 1986 ;
-un nouveau drapeau en 1996 ;
-le retour des voltigeurs en 2013

Que savons-nous de sainte Anne.
Peu de choses ! Car les Evangiles canoniques ne fournissent aucun renseignement. Seuls les Evangiles apocryphes nous disent qu’elle est l’épouse de Joachim ; tous deux de la tribu de Judas, ils seraient restés 20 ans sans postérité et c’est un ange qui aurait donné le prénom de Marie, à leur fille considérée comme l’enfant du miracle.

Voir aussi pour le programme complet: http://www.cerfontaine.be/marche-sainte-anne-de-silenrieux