Le Dimanche des "Solidarités", à la Citadelle de Namur, ce 25 Août

Naya, sur la scene de "Libourne fete le Vin", en 2017 (c) Stephane Klein/"Sud Ouest" Kendji Girac (c) Valery Hache/"AFP" "Zappeur Palace", brillants laureats nivellois des 5e "Tremplins des Solidarites" Claire Laffut en couverture, avec un de ses dessins (c) Decembre 2013 "Elle Belgique" Angele (c) "PQR" BBoy Junior, membre du Jury international de la finale de la "Battle de Breakdance" Theatre de Rue : la "Compagnie Allegories" Theatre de Rue : la "Compagnie Balance Toi" "Hop(e)", par la Compagnie "Ah mon Amour !" Le manege des bateaux, present depuis la 1ere edition, attirant les enfants de tous ages L exposition "Le Bout du Tunnel" nous interpelle des son entree ! (c) "AFP" Pole des Bateliers : Ahmed/Khairpur Nathan Shah/Pakistan/Septembre 2010 (c) Gideon Mendel

Désireux de respecter leur public, les organisateurs des « Solidarités », sous la coordination de leur directeur, Martin Wauthy, ont choisi de limiter le nombre de personnes pouvant accéder à leur Festival, … qui est bien plus qu’un Festival… Ainsi, après un samedi 24 août,« sold out », bien avant l’événement, il ne reste plus que moins de 500 bracelets à vendre (37€), pour ce dimanche 25, dont le programme musical est le suivant :

*** « Agora » :
11h30 : « Waldisnerds » (recommandé aux enfants).

*** « Maquis » :
13h00 : « Winter Woods » (lauréat des 4e « Tremplins des Solidarités », en 2018) ;
14h30 : « Le Manou » ;
16h30 : « Sonnfjord » ;
18h30 : « Vendredi sur Mer » ;
21h00 : « L’Impératrice ».

*** « Belvédère » :
14h30 : « Les Chèvres à Pull » (recommandé aux enfants) ;
16h30 : « King Child » ;
18h30 : « Atome » ;
20h30 : « A Boy with a Beard ».

Un coup de coeur pour Naya, née Naya Fellonneau, à Libourne, déjà présente sur scène à 11 ans, signant son premier contrat discographique à 16 ans et sortant son premier « E.P. », « Blossom » à 17 ans, coaché par Garou, elle avait été, à 14 ans, finaliste de la première édition de« The Voice Kids ».

Aujourd’hui âgée de 19 ans, Naya avait publié son premier album « Rubis », alors qu’elle n’avait que 18 ans, incluant son single « Girl on the Moon » et
« Quelque chose de toi », intérprèté avec Tom Grennan, la révélation britannique de l’année 2018.

Cette jeune artiste surdouée nous proposera, au « Théâtre de Verdure », ce dimanche 25, à 12h30, une électro-pop solaire et réjouissante. Tantôt en français, tantôt en anglais, Naya nous envoûtera de sa voix chaleureuse et singulière.

*** « Théâtre de Verdure » :
12h30 : Naya ;
14h30 : Suzane ;
16h30 : Adam Naas ;
18h30 : Camélia Jordana.

Autre coup de coeur, Kendji Girac, né Kendji Maillé, à Périgueux, en Dordogne, Girac étant le nom de sa mère. Lauréat, en 2014, de la troisième saison de « The Voice », se distinguant, la même année, aux« NRJ Awards », « Color Gitano » y étant élue « Chanson de l’Année », lui-même y étant reconnu comme « Révélation francophone de l’Année ».

A deux autres reprises, ses compositions sont élues « Chansons de l’Année », en 2015, pour « Conmigo », et, en 2018, avec « Pour oublier ». En cette même année 2018, il participe au premier épisode de l’émission télévisuelle de « TF1 » « L’Aventure Robinson ».

Scolarisé au gré des déplacements familiaux, en caravane, il arrête les études à 16 ans, après le collège, devenant élagueur dans l’entreprise de son père, tout en consacrant sa passion à la musique, son style musical étant influencé par le flamenco.

Aujourd’hui âgé de 23 ans, Kendji Girac est devenu un réel virtuose de la guitare gypsie. C’est à travers elle que ce jeune gitan partage ses émotions et sa soif de vie. Avec « Amigo », son troisième album, il reprend la route, entouré de ses musiciens, sa meute, comme il l’appelle, avec la furieuse envie de créer des moments inoubliables de communion avec le public, ce nouvel opus étant une invitation à faire la fête et à célébrer la vie., comme ce sera le cas sur la scène de l’ « Esplanade », ce dimanche 25, à 19h30…

*** « Esplanade » :
13h30 : Grandgeorge ;
15h30 : L’Algérino ;
17h30 : Aya Nakamura ;
19h30 : Kendji Girac ;
21h45 : Clara Luciani.

Déambulant au sein de la « Cité des Enfants », des artistes de rues se produiront, ce dimanche 25, dont :

- la « Compagnie Allégories », avec Janine, une marionnette, qui incarne à elle seule toute la gentillesse et la sympathie de nos grands-mères. Au commande, Giulia Parlermo, qui donne vie à ce personnage haut en couleurs. Depuis sa confection, elle la porte, la suit, se laisse entrainer, se laisse porter. Ensemble, elles forment les « JanineS »… Et si vous les croisez, on vous conseille de faire la causette avec elles !

- la « Compagnie Balance toi », ses trois têtes et un chapeau. C'est la rencontre de trois anciens étudiants de Grenade passionnés par les arts circassiens. Accompagnés de leur emblématique chapeau, ces artistes désireux de partager leur plaisir de la scène avec le public, ne pourront nous laisser de marbre ! Ils s’élanceront, se balanceront avec passion et bonne humeur, une démonstration pleine d’humour garantie pour toute la famille !

Pour les familles et enfants, également, notons, au « Belvédère », à 12h45, « Hop(e) », une pièce de théâtre de la Compagnie « Ah mon Amour ! », racontant, pour les enfants, l’histoire d’une doctoresse, banalisant les gestes médicaux et l’univers hospitalier, cette pièceoffrant un moment de pure poésie burlesque, questionnant et faisant participer, avec humour et douceur, les jeunes spectateurs, … un débat sur l’accès aux soins de santépour les plus jeunes s’en suivant, aidant au développement de l’esprit critique de nos enfants…

… Enfants qui, dès l’entrée sur le site, sont accueillis par une tyrolienne, qu’ils peuvent utiliser, gratuitement, munis d’un casque pourvu par l’attraction. Plus loin, une licorne (qui a perdu sa corne) les attend pour une partie de rodéo, alors que différents manèges n’attendent que leur passage.

Grande nouveauté cette année, les organisateurs ont décidé de rendre plusieurs concerts accessibles aux personnes malentendantes. C’est ainsi que, ce dernier vendredi 23, sur la scène de l’ « Esplanade », les concerts de Gaëtan Roussel et Pascal Obispo furent traduits en langue des signes. Une initiative appréciée et saluée par le nombreux public, Pascal Obispo s’étant produit affublé d’une perruque et grimé en joker, pour le plus grand plaisir de ses fans.

Dans le même temps, au « Belvédère », pour succéder à « Winter Woods », lauréats en 2018, les sept finalistes des 5e « Tremplins des Solidarités » s’affrontaient, le Jury de Professionnels portant son choix sur quatre jeunes musiciens de Nivelles, « Zappeur Palace », qui, se connaissant depuis leur adolescence, ont déjà été accueillis aux « Francofolies » de Spa, suite au succès de leurs deux premiers singles, « Overdose » et « Sarcophage », leur nouveau titre,« Arrache la Page », étant prometteur.

Ce samedi 24, une autre finale connut un grand succès, celle de la « Battle de Breakdance », remportée par un duo français face à un duo belge, des duos néerlandais, français et belges , dont l’un de très prometteurs adolescents, ayant été éliminés, lors des quarts et demis finales qui précédèrent directement cette grande finale, les organisateurs ayant eu l’excellente initiative d’organiser ces inoubliables 90 minutes de« Breakdance », sous la tente de l’« Agora » de l’ « Esplanade », plutôt qu’à l’« Urban Village », comme le voulait la tradition.

L’occasion pour les septiques de découvrir une danse acrobatique qui figurera, pour la première fois, au programme des « Jeux Olympiques », en 2024, à Paris, l’un des trois membres du Jury international des « Solidarités », le Français, BBoy Junior, né Junior Bosila Banya, à Kinshasha, nous ayant offert une exceptionnelle démonstration, en apéritif à la tant attendue finale.

En ce même lieu, trois jeunes femmes de la « Ligue d’Impro » nous avaient offerts des improvisations de qualité, l’une d’elle partant du dernier SMS reçu sur le portable d’une adolescente du public, « on se revoit à l’entraînement », une autre d’une proposition de lieu, « dans la file des toilettes des ‘Solidarités’ » , d’autres très jeunes spectacteurs ayant participé à cet agréable moment d’expression théâtrale…

… Mais revenons à la chanson, avec, au « Théâtre de Verdure », la prestation de la Namuroise Claire Laffut, qui, vivant à Paris, vient de se produire, entre autres, au « Montreux Jazz Festival » et au « Festival de Dour », les « Solidarités » constituant la dernière étape belge de sa première tournée internationale. En couverture de « Elle Belgique », en décembre 2013, mannequin chez« Dominique Models », depuis 2012, peintre à ses heures, elle connaît un grand succès musical, suite à la sortie, en automne 2018, de son premier E.P. (Extended Play), incluant son célèbre single « Mojo ». Marquée par la chaleur, s’épongeant régulièrement le visage, elle relança, sans cesse, son très nombreux public namurois, par ses « Hé Namur », fort bien accueillis.

Petit bémol pour ce public des plus chauds, pas d’eau disponible à proximité, entre autres pour les enfants, qu’elle soit gratuite ou payante, alors que deux pompes à bière, à la gauche de la scène, n’arrêtaient pas de servir les assoifés, certains, deux ou trois verres aux mains, ne faisant preuve d’aucune modération…

A 21h, vint le tour, sur la grande scène de l’ « Esplanade » de la tant attendue « Angèle », se produisant, tantôt seule en scène, avec son piano électrique, et son accompagnement musical, pour des chansons douces, tantôt avec l’appui de chorégraphies fort bien exécutées par quatre danseuses (à l’image des « Claudettes », pourrions-nous les appeler « Angèlettes »), pour des rythmes des plus énergiques.

Cette prestation des plus soignées était diffusée sur un grand écran sous la tente de l’ « Agora », mais,aussi, sur un grand écrand extérieur, faisant face à des gradins surpeuplés, un très nombreux public étant, aussi, assis entre cet écran et ces gradins… Une bien belle intiative de l’organisation, en regrettant, toutefois, que, la veille, Axelle Red, n’ait pû profiter de cette même mise en valeur, cet écran géant extérieur étant alors réservé aux clips publicitaires… Dommage pour les familles et les enfants occupant alors les gradins… A revoir, nous l’espérons, pour l’édition 2020 des « Solidarités »…

… Mais sans attendre 2020, nous nous devons de parcourir les 120 mètres du « Bout du Tunnel », qui, pour sa 2e édition, nous plonge parmi les migrants climatiques, des images saisissantes nous étant proposées, telles, dès l’entrée, une baleine échouée et une brebis mangeant du plastic, alors que nous passons par des rideaux-photos, passant de la sécheresse aux innondations, ces dernières se retrouvant au centre de ce parcours alarmant, cinq écrans les évoquant, en séquences filmées et en images fixes, réalisées par Gidéon Mendel, sur les cinq continents, prouvant que des sociétés aisées aux régions pauvres, nous sommes tous exposés à ce même drame, encore évoqué, à la sortie, par des photos d’un bateau échoué entre deux maisons et d’un oiseau volant la tête dans un sac en plastic…

A noter qu’il convient, également, de découvrir « Drowning World » (« Un Monde qui se noie »), une autre exposition ouverte jusqu’au dimanche 06 octobre, entre la Place Saint-Aubain et la Sambre, au« Pôle des Bateliers-Musée des Arts Décoratifs », l’entrée étant gratuite. Ouverture : du mardi au samedi, de 10h à 18h, le dimanche de 13h à 18h.

Organisée conjointement par « L’Intime Festival » et « Les Solidarités », elle nous propose des clichés « coups de poing » réalisés, depuis 2017, en Australie, aux Etats-Unis, à Haïti, en Inde, au Niger, au Pakistan, au Royaume-Uni et enThaïlande, par Gidéon Mendel, photographe sud-africain, lauréat de six « World Press Photo », d’un 1er Prix « Pictures of the Year » et d’un « Prix Pictet ».

A chacun de se rendre compte, ainsi, de l’impact du changement climatique, alors que nous y sommes accueillis par ce texte : « Dans un monde qui se noie, la photo explore la dimension humaine du changement climatique, en se consacrant sur les innondations, par delà les frontières géographiques et culturelles »…

… De retour sur le site de la Citadelle, quelques précisions sur la mobilité, pour ce dimanche 25 août :

Pour les piétons, emprunter l’un des itinéraires suivants (environ 30 min. de trajet) :

• côté Sambre, depuis la rue Bord de l´Eau, via la Rampe Verte et la route des Canons ;
• côté Meuse, depuis l’arrière du « Casino », via la route Merveilleuse ;
• côté Confluent, face au Parlement Wallon, depuis la rue Notre-Dame, via les escaliers et la route Merveilleuse (attention : pour descendre, l’escalier ferme à 20h).

Avec le train touristique de« Terra Nova » :

En partenariat avec le « Comité d’Animation Citadelle », accès gratuit, au site, en montant à bord du « petit train » (arrêt à l’arrière du « Casino », avec des départs toutes les 20 minutes, de 10h à 22h).

Avec les navettes des « TEC » :

Accès gratuit, aux départs de la gare ferroviaire de Namur et de cinq parkings (de la Plaine Saint-Nicolas, du Campus Provincial, de « Namur Expo » et des deux parkings des anciennes Casernes, avec des départs toutes les 15 minutes, de 10h30 à 23h 15, les retours de la Citadelle étant garantis, au départ du « Parc d’Attractions Reine Fabiola ».

Avec des taxis :

De 16 à 30 ans, des chèques-taxis sont en vente sur place, au stand billetterie, près de l’entrée générale, offrant des prix de trajets réduits de 50%. En savoir plus : http://www.awsr.be/cheques-taxi.

En co-voiturage : en savoir plus : http://www.my.covevent.be/solidarites19.

Par ailleurs, pour la première année, des navettes en autocars sont prévues, au départ de Bruxelles (métro Kraïnem) et de plusieurs villes wallonnes (Andenne, Arlon, Bastogne, Charleroi, Egehezée, Hannut, Huy, La Louvière, Liège, Louvain-la-Neuve, Marche-en-Famenne, Mons et Waremme). Pour plus d’infos, consultez le site web : https://bit.ly/3041fCj.

Prix d’accès pour la journée du dimanche 25 : 37€ (gratuit jusqu’à 12 ans). Gratuits : un dépliant, en format de poche, avec plan et programme ; ainsi qu’un journal quotidien, de 12 pages.

Yves Calbert.

Photos (sauf mentions contraires) : (c) 2019 « Les Solidarités », tous droits réservés