"So long my Son" et autres Films Lauréats du 2e "BRussels International Film Festival"

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Ce samedi 29 juin, avant d’accueillir Claude Lelouch, dans la mythique salle « Grand Eldorado », de l’ « UGC-Debrouckère », et de découvrir son dernier film, « Les plus belles Années d’une Vie » (Fra./2019/ 90′/avec Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant), les « Prix » du 2e « BRIFF » (« BRussels International Film Festival ») étaient remis aux lauréats.

*** Compétition internationale :

** Grand-Prix : « Di Jiu Tian Chang » (« So long my Son »/Wang Xiaoshuai/Chine/2019/180’/film lauréat, en février 2019, de deux « Ours d’Argent », à
« La Berlinale », ceux « de la meilleure actrice », pour Yong Mei, et « du meilleur acteur, pour Wang Jingchun).

Synopsis : « Au début des années ’80, Liyun et Yaojun forment un couple heureux. Tandis que le régime vient de mettre en place la politique de l’enfant unique, un évènement tragique va bouleverser leur vie. Pendant 40 ans, alors qu’ils tentent de se reconstruire, leur destin va s’entrelacer avec celui de la Chine contemporaine.

** Prix du Jury : « Ray and Liz » (Richard Billigham/U.K./2018/108’/film lauréat du « Grand-Prix » du « Batumi International Film Festival » ; du « Grand-Prix du Jury », du « Festival Europeo de Cine », à Sevilla ; du « Prix du meilleur Réalisateur », du « Festival du Film de Lisbonne et d’Estoril » ; du « Prix Douglas Hickox du meilleur premier Film », des « British Independant Film Awards » ; ainsi que d’autres Prix, au Canada, à Monréal ; en Egypte, à El Gouna ; et en Grèce, à Thessaloniki).

*** Compétition européenne « Director’s Week » :

** Grand-Prix : « Animus Animalis » (Aisté Zegulyt/documentaire/Lit./2018/69′)

Synopsis : « Avec « Animus Animalis », nous plongeons au cœur de l’animalité, pour interroger notre rapport au vivant. Dans un monde entre réel et artifice, un taxidermiste, un éleveur et un employé de musée unissent la vie et la mort… »

« Un premier film, ciselé au scalpel, précis comme un livre de biologie », peut-on lire dans « Sens Critique ».

** Prix du Jury : deux films ex-eaquo :

– « Sophia Antipolis » (Virgil Vernier/Fra./2018/98′)

A « AlloCiné », le réalisateur confia :« J’ai voulu faire un film construit sur deux parties indépendantes, dont les personnages ne se croisent pas, mais qui communiquent par des liens mystérieux. À la fin, ces deux parties vont résonner avec une troisième histoire, plus courte, qui sert de prologue, et resurgit dans la dernière partie du film. »Résultat de recherche d'images pour ""Light as Feathers" film photos"– « Light as Feathers » (Rosanne Pel/P.B./2018/85’/ film lauréat de deux Prix au« Netherlands Film Festival », ceux « de la Critique KNF » et « du Forum des Réalisateurs »).

– « Light as Feathers » (Rosanne Pel/P.B./2018/ 85’/film lauréat de deux Prix au« Netherlands Film Festival », ceux « de la Critique KNF » et « du Forum des Réalisateurs »).

A Vassilis Economou, pour« Cineuropa », la réalisatrice néerlandaise confia : « En décrivant l’harcèlement sexuel du point de vue de l’agresseur, j’ai pu présenter toute la complexité des circonstances dans lesquelles la violence sexuelle intervient au quotidien. J’ai même utilisé des traits d’humour, ce qui était nécessaire, bien sûr sans que cela diminue la gravité de ces actes. Sans humour, comment peut-on comprendre les tragédies ? »

** Prix du Jury des Jeunes :

« Koko-di koko-da » (Johannes Nyholm/Dan.-Suè./2019/86′/film nommé à deux reprises au "Sundance Film Festival", fondé par Robert Redford).

Ce 2e long-métrage de Johannes Nyholm, explore la douleur et la claustrophobie à partir d'une contine, dans un contexte vraiment cauchemardesque. Un film digne d'une programmation au"BIFFF" ("Brussels International Fantastic Film Festival", autre important événement de la vie culturelle bruxelloise.

Son réalisateur suédois confia à Jan Lumholdt, pour "Cineuropa" : "Est-ce un film d'horreur ? Pas tout à fait. J'ai parlé de "conte sombre" et de "cauchemar surréaliste". Cela dit, l'élément conte de fées est très important, donc oui hein un conte méchant, voire pervers. Je voulais qu'il soit très malveillant mais je voulais aussi qu'il soit porteur d'espoir, et garder de la poésie et de la beauté..."

A noter que son 1er long-métrage, "The Giant" (Suè./2016/86') a remporté, en 2017, le "Prix du meilleur Film", aux"Guldbagge Awards", l'équivalent suédois de nos "Magritte du Cinéma". 

*** Compétitions internationale et européenne « Director’s Week » :

** Prix du Public :

« Shooting the Mafia » (Kim Longinotto/Irl.-USA/2019 /97′)

*** Compéttion nationale :

** Grand-Prix: « Oleg » (Juris Kursietis/Latvia-Lit.-Fra.-Bel./2019/108’/film nommé, en 2019 pour 4 Prix de la « Quinzaine des Réalisateurs », au
« Festival de Cannes »).

Synopsis : « D’origine lettonne, Oleg tente de gagner sa vie dans une boucherie à Bruxelles. Mais son statut de clandestin le rend vulnérable : il perd son emploi et se retrouve à la solde de la mafia polonaise… »

** Prix du Public : « Good Favour » (Rebecca Daly/Irl.-Bel.-P.B.-Dan./2017/90′).

*** Prix « Proximus » :

« Ray and Liz » (Richard Billigham/U.K./2018/108′), film également lauréat du « Prix du Jury » de la Compétition internationale (voir plus haut).

Pour Julien Dugois, de « aVoir.aLire.com » : « Une peinture grinçante du prolétariat sous l’ère Thatcher, par le photographe Richard Billingham, qui déborde de tendresse pour la classe sociale de son enfance, et qui parvient de ce fait à nous nous interroger sur notre propre relation au passé et à la famille… »

Pour Kaleem Aftab, de "Cineuropa" : "Ce film autobiographique austère (1er long-métrage de ce réalisateur, ndlr) est enrichi par de très bonnes performances et par le sentiment très puissant qui s'en dégage de la manière dont une relation malsaine ou un parent tyrannique peut rendre quelqu'un misérable..."

*** Prix « BeTV » :

« It must be Heaven » (Elia Suleiman/Fra.-Quatar-All.-Canada-Tur.-Palestine/2019/97’/film lauréat, en 2019, d’une« Mention spéciale du Jury » et du « Prix FIPRESCI » (« Fédération Internationale de la Presse Cinématographique »), au « Festival de Cannes ».

Soulignons que les « G.O. » (« gentils organisateurs ») avaient eu la bonne idée de nous présenter ce conte burlesque de haute qualité à l’occasion de la Soirée d’Ouverture du 2e « BRIFF », le jeudi 20 juin, ce film nous posant une question fondamentale : « où peut-on se sentir ‘chez soi’ ».

Notons que ce réalisateur-acteur palestinien, Elia Suleiman, né à Nazareth, en 1960, avait déjà remporté un « Prix », en 2002, au « Festival de Cannes », celui « du Jury » , pour sa comédie tragique « Intervention divine » (Fra.-Maroc-All-Palestine/2002/92′).

Pour Sophie Benamon, de « Première » : « ce qu’ Elia Suleiman réussit parfaitement, c’est sa mise en scène. D’une précision folle, ses cadres sont d’authentiques bijoux de composition… »

Quelques informations complémentaires concernant « So long my Son », le Grand-Prix international du 2e « BRIFF » :

Critiques de la Presse française :

– par Gaël Reyre, pour « Les Fiches du Cinéma » : « Un long métrage en tout point réussi, subtilement interprété, émouvant, édifiant, supérieurement écrit et filmé… »
– par la Rédaction de « Voici » : « Un mélodrame subtil et émouvant… »
– par Olivier Pélisson, pour « Bande à part » : « Fresque bouleversante…Wang Xiaoshuai filme la Chine sur quarante ans. Un pan d’histoire, un pan d’humanité, porté par le puissant lien familial. Ours berlinois à la clé pour les deux interprètes principaux, solistes hors pair… »
– par Sabrina Nadjar, pour « Femme Cactuelle » : « Pas besoin d’être Chinois pour apprécier, la qualité du jeu touche, ici, à l’universel. Respect !… »
– par Nicolas Schaller, pour « Le Nouvel Observateur » : « A travers les douleurs tues de ses personnages, ‘So Long, My Son’ figure les traumatismes d’un pays… »
– par Karelle Fitoussi, pour « Paris-Match » : « L’un des plus beaux films de l’année. Le plus déchirant… »
– par E. B., pour« Marie-Claire » : « Un mélo plein de larmes, empli d’une dignité qui irrigue tous ses personnages… »
– par Carine Trenteun, pour « Culturopoing.com » : « Avec les portraits intimes, sensibles et attachants de cette fresque familiale, Wang Xiaoshuai offre un mélodrame magistral où malgré l’âpreté de ces destins tragiques bourrelés par la culpabilité et les non-dits, le souffle de la vie persiste obstinément, et signe étonnamment son film le plus optimiste… »
– par de la Rédaction du « Figaro » : « Yong Mei et Wang Jingchun forment un couple bouleversant à l’écran, protagonistes d’un grand mélo qui est aussi une fresque sur l’amitié… »
– par la Rédaction du« Parisien » : » ‘So Long, My Son’ est une merveille… »
– par Florence Colombani, pour « Le Point » :« Une oeuvre inoubliable… »

A noter que le réalisateur Wang Xiaoshuai remporta fut, également, primé à deux autres reprises à « La Berlinale », recevant le« Grand-Prix du Jury », en 2001, pour « Beijing Bicycle » (Chine/2001/113′) et l’ « Ours d’Argent meilleur Scénario », en 2008, pour « Une Famille Chinoise » (Chine/2008/115′).

Pour « Shanghai Dreams » (Chine/2005/123′), il reçut, en 2005, le « Prix du Jury », au « Festival de Cannes », ayant remporté deux « Prix de la Critique internationale », en 1997, pour « Frozen » (Chine/1996/99′), au « Festival International du Film de Rotterdam », et, en 2000, pour « So close to Paradise » (Chine/1999/93′), au« Festival International du Film de Singapour ». En outre, en février 2018,Wang Xiaoshuai fut le Président du 24e « FICA »
(« Festival International des Cinémas d’Asie »).

Les membres des Jurys étaient, pour :

– la Compétition internationale : Jakob Cedergren (acteur danois), Esther Garrel (actrice française), Nadia Kaci (actrice franco-algérienne), Vincent Macaigne (acteur-réalisateur français) et David Oelhoffen (réalisateur français).

– la Compétition européenne « Director’s Week » : Hubert Charuel (réalisateur français), Agnès Godard (directrice de la photographie, lauréate d’un
« César », en 2001), Nicolas Maury (acteur français),Guillaume Senez (réalisateur belgo-français) et Fien Troch (réalisatrice belge).

– la Compétition Nationale : Anne Delseth (une Suissesse, journaliste-assistante de producion-consultante), Cédric Pourcher (un Français, agent d’artistes) et Susana Santos Rodrigues (distributrice-conseillère en programmation-consultante portugaise, d’origine zimbabwéenne).

– le Jury Jeune (5 cinéphiles européens, âgés de 19 à 22 ans) de la Compétition européenne « Director’s Week » : Lucie Lanseman (France), Indre Vebraite (Lituanie), Simon Ramshaw (Royaume-Uni), Antonis Tsistrakis (Grèce) et Evelien Van Houdt (Belgique).

… Et, déjà, l’asbl « Un Soir… Un Grain », organisatrice de l’événement, et la direction générale et artistique du « BRIFF », Céline Masset et Pascal Hologne, nous fixent rendez-vous en juin 2020, pour la 3e édition de leur Festival …

Yves Calbert.