1919-1921. Sortir de la guerre. Est-ce l'Allemagne ou ... la France qui a perdu la guerre?

écrit par VandenHende
le 25/02/2020
1919-1921. Sortir de la guerre. Est-ce l'Allemagne ou ... la France qui a perdu la guerre?

La paix introuvable.

Le 11 novembre 1918, au matin, Georges Clemenceau déclare à son chef de cabinet : « Nous avons gagné la guerre, il nous faut maintenant gagner la paix, et ce sera plus dur encore. »
En effet, outre la mauvaise volonté allemande, il faudra non seulement compter avec la diplomatie d’équilibre des Britanniques qui ne veulent pas trop affaiblir l’Allemagne au profit de la France, mais aussi avec les ambitions du président américain Wilson dont les principes démocratiques pour la reconstruction du monde – le droit des peuples, l’État-nation, la SDN… – privent les Européens de toute politique d’annexion.
Loin d’être à l’apaisement, les années d’après-guerre sont marquées par le trouble et l’incertitude. La guerre continue à l’Est, dans les pays baltes en 1919, entre la Pologne et la Russie de 1920 à 1921, entre les Turcs et les Grecs de 1919 à 1922, tandis que la guerre civile en Russie cause la mort de 5 à 7 millions de personnes. Surtout, le spectre de la révolution bolchevique, victorieuse en Russie, s’insinue de l’Allemagne à la Hongrie en passant par l’Italie. L’ennemi n’est plus tout à fait le germanisme, mais le bolchevisme, infiltré sous la forme des nouveaux partis communistes d’Europe. Un monde radicalement nouveau est né, une nouvelle ère idéologique coincée entre Wilson et Lénine, deux messianismes à côté desquels la France et la Grande-Bretagne ne tiennent plus le premier rôle. En ces années où prévaut l’illusion d’une paix durable, les instabilités, les aigreurs et les déceptions attisent déjà le feu de la revanche.
Clemenceau avait raison : il était plus difficile de gagner la paix que la guerre. Et la France, qui a gagné la guerre, a perdu la paix.
Jean-Yves Le Naour livre une étude brillante et rénovée – parfois iconoclaste – de cette tragique sortie de guerre, étudiant notamment le traité de Versailles, dont le grand perdant ne fut peut-être pas l’Allemagne, mais la France.

L’auteur
Historien de la Première Guerre mondiale, Jean-Yves Le Naour lui a consacré de nombreux ouvrages qui font autorité, dont en particulier la série 1914. La grande illusion, 1915. L’enlisement, 1916. L’enfer, 1917. La paix impossible et 1918. L’étrange victoire, qui a été rassemblée en un seul volume : 1914-1918. L’intégrale (Perrin, 2018).

Editions Perrin
EAN : 9782262076207
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 544
Format : 154 x 240 mm
Prix : 25.00 €

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