Rochefort Qui a tué la femme qui habite au-dessus du salon de coiffure ?

écrit par jcblaise
le 01/02/2016
les acteurs en fin de spectacle

Rochefort
Qui a tué la femme qui habite au-dessus du salon de coiffure ?
Le public rochefortois était en ébullition lors du dernier spectacle proposé par le Centre Culturel. Pensez donc, un meurtre au-dessus de chez le coiffeur ! L’interactivité est le leitmotiv voulu dans cette présentation. Sur scène, avant le début de la pièce, tout comme après l’interruption, les acteurs simulent un vrai salon de coiffure où l’on papote et ils s’entretiennent déjà avec les spectateurs qui se pressent pour prendre place.
La première partie du spectacle se déroule donc au salon où sont campés les quatre personnages, on découvre leur psychologie, leur tempérament et les petits secrets de chacun. Ils entrent, sortent et s’absentent tour à tour jusqu’au moment où un meurtre est perpétré. On a tué la dame de l’étage. Qui aurait pu commettre cet assassinat ? Le lieu est surveillé par la police, l’enquête est menée par le Capitaine. C’est alors qu’il interroge le public considéré comme un témoin privilégié. Un jeu de questions réponses s’installe entre comédiens et observateurs. La prise de parole avait été codifiée au préalable ce qui fait que chacun peut exprimer sa vision des choses sans être dans le brouhaha. Une petite pause, mais la police continue à interroger les témoins à la cafétéria et répond aux questions. De retour dans la salle, un vote à lieu pour connaître l’opinion des gens sur qui est le responsable du crime ? Les interventions deviennent de plus en plus précisent, les acteurs répondent, agissent, voire improvisent comme s’ils étaient réellement interpellés par les personnes. La salle s’enflamme, l’enquête progresse bien. Grâce à la subtilité des uns et des autres, le coupable est démasqué, il n’a plus qu’à avouer son forfait. Aujourd’hui c’est x en cause, demain, ce sera peut-être y, le dénouement variant suivant le canevas qui est en partie conçu par les spectateurs.
Pour en arriver à une telle souplesse dans le scénario, les acteurs maîtrisent parfaitement la vie de leurs personnages. Il est nécessaire qu’ils connaissent aussi sur le bout des doigts ce qui s’est réellement passé sur scène, soit dans le salon de coiffure, et ce qui potentiellement aurait pu se passer à l’étage, soit en dehors du champ de vison.
« Dernier coup de ciseaux » c’est une pièce crée en 1963 par le psychologue Paul Pörtner, en vue d’analyser les réactions des témoins, les effets de groupe, les interprétations de ce que l’on voit et entend. Quelques années plus tard deux Américains, Marilyn Abrams et Bruce Jordan ont produit un spectacle sur la base de cette étude scientifique. Il est adapté en français et obtient le Molière de la meilleure comédie en 2014. Il est maintenant chez nous, en Belgique. Ne vous privez pas de voir et revoir cette perle produite par le Théâtre de la Toison d’Or mise en scène par Aurélio Mergola. Les acteurs sont : Jean-François Breuer, Marie-Noëlle Hébrant, Thomas Demarez, Pierre lafleur, Frédéric Nyssen et Martine Willequet.
La Directrice du centre culturel a eu l’idée d’associer les différents salons de coiffure de la ville à ce spectacle. C’est ainsi que les jeunes filles qui organisent l’accueil sont coiffées par Naly’s Coiffure, Jean-Claude Biguine, Franck Provost, Daniel, Belle chez soi et Coiffure Hair Style. Ces jeunes modèles sont très à l’aise malgré l’ambiance de meurtre qui règne dans la salle.

© Jean-Claude BLAISE
Lien vers mes reportages

  • les acteurs en fin de spectacle
  • la salle interagit avec les acteurs
  • le salon de coiffure sur scene
  • pendant la pause l'enquete continue a la cafeteria
  • sur scene
  • sur scene
  • sur scene
  • sur scene
  • sur scene
  • la salle interagit avec les acteurs
  • les jeunes filles de l'accueil coiffees par les coiffeurs de Rochefort
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