Législatives 2007. Pour qui voter?

Législatives 2007. Pour qui voter?

Nous ne vous le dirons pas, bien sûr! Nous n'avons de leçon à donner à personne! Nos lecteurs sont suffisamment responsables pour poser un choix judicieux qui, quel qu'il soit, sera on ne peut plus respectable.
Nous nous bornerons à souligner que le choix est bien difficile à faire pour l'électeur qui n'a pas d'attache particulière avec un parti. Toutes les "grandes formations" râtissent large, du centre gauche au centre droit, et même plus loin! Seul Ecolo se démarque d'elles, en campant sur des positions connues depuis longtemps mais qui reviennent au goût du jour en raison des désordres climatiques.
Du libéralisme social au socialisme libéral, difficile d'y voir clair!
A vrai dire, il manque un vrai débat d'idées. Personne ne veut prendre la responsabilité de réglementer l'immigration; le chômage de longue durée; le contrôle des chômeurs; de les encadrer efficacement pour qu'ils trouvent un travail; de détaxer les revenus du travail et plus particulièrement les salaires moyens, victimes privilégiées de la pression fiscale; de mieux marquer les différences entre le salaire et les allocations sociales; d'encourager le mérite; de familiariser les nouveaux arrivants à nos coutumes et à notre histoire plutôt que de faire le contraire; de réformer l'enseignement en profondeur; de retirer la religion des programmes et d'instaurer un cours de civisme, etc. Sans parler de l'environnement au sens large du terme ni des relations entre Wallons et Flamands, clés de la survie de la Belgique.
En France, le nouveau président, Nicolas Sarkozy, l'a emporté parce qu'il a utilisé un langage clair. Maintenant, il ne lui reste plus qu'à passer aux actes, sinon il fera beaucoup de déçus!
Ce n'est pas parce qu'on essaie de mettre de l'ordre dans son ménage que l'on est raciste, rétrograde, sans coeur ou d'extrême droite!
Il faut aussi avoir le courage de parler de réfugiés économiques et ne pas considérer tout le monde comme des réfugiés politiques. Il faut prendre les mesures qui s'imposent sans tarder et ne pas laisser moisir des gens dans des centres fermés.
L'avenir proche nous dira si nos politiciens continuent à manquer de courage. S'ils se décident à s'afficher vraiment et à ne plus utiliser la langue de bois, les électeurs y verront plus clair et leur feront passer beaucoup mieux le message qu'ils leur adressent.

G. Dubois