Le 11e Festival du Court Métrage de Bruxelles, c’est parti !

04 05 06: 13 Beloved 07: Stuck 08: REC 09: The Aerial affiche arbre arbre. video 12: Fabrice Couchard, Catherine Jacobs et Jean-Yves Roubin arbre. video 08: Fabrice Couchard arbre. video 09 arbre. video 13: Jean-Yves Roubin

S’il a commencé samedi passé, le Festival du Court Métrage de Bruxelles ne prendra fin que le dimanche 4 mai. Et encore, puisque deux soirées palmarès auront lieu les lundi 5 et dimanche 6 au cinéma Vendôme. Après, le Festival se décentralisera en Wallonie puisqu’il fera étape à Herve le 6 mai (ciné-club Le Bocage), à Tournai le 7 (Imagix), à Namur le 8 (Caméo 2), à Mons le 10 (Plaza Art) et à Liège le 16 pour une longue Nuit du Court (cinéma Sauvenière).
Et comme le 1er mai, c’est férié, et que beaucoup feront le pont le lendemain, un seul mot d’ordre : foncez sur Bruxelles pour déguster les petits bijoux que l’équipe du Festival nous dégotte chaque année avec un nez particulièrement fin !
photo 04=L’affiche du Festival
photo 05=Le Vendôme, un des lieux de ralliement des festivaliers

L’Arbre à Clous
Deuxième partie

Après avoir laissé le mois dernier le réalisateur du court métrage spadois « L’Arbre à Clous » (le film est en cours de montage), Fabrice Couchard, nous présenter son jeune comédien, Pierre Delvingt, et avoir retranscrit les impressions de ce dernier concernant le tournage du film, nous vous proposons ce mois-ci de prendre connaissance d’autres propos pour le moins intéressants tenus par le réalisateur ainsi que de lire une interview du co-producteur du film, Jean-Yves Roubin, de Frakas Productions.

photo 1=L’affiche du film

Fabrice Couchard, lors de la conférence de presse organisée à l’Office du tourisme de Spa pendant le tournage du film :

Le film en quelques mots…

« L’Arbre à Clous » est une histoire qui trottait depuis longtemps dans ma tête. Le scénario existait même cinq ans avant « CroiT » je pense. En deux mots, c’est l’histoire d’un homme d’une quarantaine d’années qui a des problèmes un peu psychologiques, qui fait un cauchemar récurrent et qui met en péril son couple. Et on découvre en fait qu’il a gardé avec lui un clou, pendant toute sa vie. Sa femme lui fait comprendre que s’il n’agit pas, ce sera la fin de leur couple. Il décide par conséquent de reprendre la route du village de son enfance pour comprendre. Avec le spectateur, j’espère qu’on va comprendre ce qu’il s’est passé quand il était enfant. Ce clou, il n’a jamais pu l’enfoncer dans l’arbre à clous. C’est un parcours initiatique et de mémoire sur sa jeunesse et on va comprendre qu’il y a eu de gros problèmes avec son tuteur, son oncle, qui n’était pas très tendre avec lui. Ce voyage va fait comprendre au spectateur pourquoi il n’a pas pu enfoncer son clou. Il rencontre alors un personnage un peu mystérieux – le personnage que Catherine (NdA : Jacobs) va tenir – qui s’appelle dans l’histoire « la Gatte ». C’est un personnage qui vit au fin fond d’une roulotte. Il rencontre cette Gatte enfant, qui lui explique le procédé relatif à l’enfoncement du clou dans un arbre. Il n’y était pas arrivé enfant. Il y arrivera certainement adulte. Voilà en gros l’histoire, que j’ai un peu résumée un peu à l’envers (il rit).

photo 08=Fabrice Couchard, le réalisateur de « l’Arbre à Clous »

L’origine de l’histoire

Je me suis basé sur un rite existant, sur une croyance existante – ça date des druides. On permettait à l’époque de soulager des douleurs physiques, comme un mal de dent très fort de la manière suivante : on touchait le mal avec le clou, on l’enfonçait et c’est dans l’être immobile qu’est un arbre que le mal passait et restait normalement.

photo 12=Fabrice Couchard, Catherine Jacobs et Jean-Yves Roubin

L’importance des repérages

J’ai trouvé cet arbre absolument magnifique après m’être documenté sur le sujet. J’ai découvert un site qui s’appelle « Les six hêtres », dont j’avais déjà entendu parler. Je dois y être passé quand j’étais en culottes courtes avec les scouts mais je ne me souvenais plus trop de comment ils étaient. J’avoue qu’ils sont assez bien cachés. Je suis d’ailleurs passé à côté lorsque j’étais en repérages. En regardant mieux ma carte, je les ai retrouvés. En fait, il y a un document qui m’a vraiment bien servi. Il s’agit d’un recueil des arbres remarquables de Belgique. Je suis allé voir chaque arbre qui me paraissait intéressant. J’en ai retenu un des quatre en fait. Les deux autres sont assez vieux. L’arbre choisi était dans la région, ce qui est super. Le choix de l’arbre était bien évidemment capital. Il y en avait d’autres dans ma documentation mais ils étaient situés beaucoup plus loin et je voulais vraiment, d’abord pour une raison entre guillemets économique par rapport au tournage, centraliser les choses, notre logement se trouvant à Spa. Je voulais être dans un périmètre assez proche donc j’ai trouvé… mon bonheur !

photo 09=Une des prises autour du formidable arbre déniché par le réalisateur du film

Interview de Jean-Yves Roubin, co-producteur du film chez Frakas Productions

Ardenne Web : Combien de temps faut-il pour réaliser un film, de l’écriture, à la post-production ?

Jean-Yves Roubin : En général, il faut plus ou moins un an pour un court métrage à partir du moment où le réalisateur vient avec son scénario et le moment où on décide de travailler dessus. On le réécrit pendant quelque temps ensemble, on retravaille les choses ensemble. Puis on essaye d’obtenir des fonds, du côté de la Communauté française surtout. Ici, c’est un peu particulier : on a financé le film par des solutions un peu alternatives, notamment par la ville de Spa, par le Plan Prévention Proximité, par le Centre culturel de Spa, ainsi que par des mécénats privés. On a décidé avec Fabrice de tourner très rapidement le film. On avait besoin aussi du mois de janvier et de la température un peu hivernale.

A. W. : Ce qui était déjà le cas dans « CroiT »...

J.-Y. R. : Tout à fait, oui. Le tournage ici, c’est huit jours au total. La préparation, c’était plus ou moins trois semaines. Sans compter les castings, les recherches de décors... Là, ça a pris pas mal de temps aussi. Et puis ensuite, on va se lancer dans le dérushage – le visionnage de toute la matière -, dans le montage, dans le montage son aussi – le mixage – et puis dans tous les travaux labo.

photo 13=Jean-Yves Roubin, co-producteur du court métrage spadois

A. W. : Combien de temps dure la conception du film proprement dite ?

J.-Y. R. : Si on compte la préparation, le casting, le tournage, et toute la post-production, on en est à quatre mois je dirais.

A. W. : Qu’est-ce qui vous a donné envie de croire dans le second film de Fabrice Couchard ?

J.-Y. R. : C’était d’abord son scénario. Je trouvais que le scénario était vraiment très intéressant, avec un univers mêlant le fantastique et la réalité. Et j’ai beaucoup apprécié aussi la personnalité artistique de Fabrice. Je trouvais qu’il avait vraiment des choses très intéressantes à dire, avec un univers visuel particulièrement attirant.

Palmarès du 26e Festival International du Film Fantastique de Bruxelles

Compétition Internationale du Long Métrage

photo 6=« 13 Beloved »

Corbeau d’Or : « 13 Beloved », de Chookiat Sakveerakul (Thaïlande)
Corbeaux d’Argent : « Stuck », de Stuart Gordon (USA) & « [REC] », de Jaume Balaguero & Paco Plaza (Espagne)

photo 7=« Stuck »

Mention spéciale à « The Substitute », de Ole BORNEVAL, attribuée par le jury en raison de l’originalité de son scénario et de l’extraordinaire interprétation de ses enfants acteurs
Pégase (Prix du Public) : « [REC] », de Jaume Balaguero & Paco Plaza (Espagne)

photo 8=« [REC] »

Compétition Européenne du Long Métrage

Méliès d’Argent : « Frontière(s) », de Xavier Gens (France)
Prix du 7e Parallèle : « The Aerial », d’Esteban Sapir (Argentina)

photo 9=« The Aerial »

Compétition Internationale du Court Métrage

Grand Prix (Prix des Télévisions) : « Berni’s Doll », de Yann J. (France)
Prix Spécial du Jury : « The Boxed », de Bryn Rhys Chainey (Australie)
Prix du Public : « Berni’s Doll », de Yann J. (France)
Prix Be TV : « The Boxed », de Bryn Rhys Chainy (Australie)
Finaliste aux Mélies d’or : « Of Cats & Women », de Jonas Govaerts (Belgique)

Compétition Belge du Court Métrage

Prix SACD et Prix Michel Devillers : « Les Deux Sœurs », d’Emmanuel Jespers

Bons films !

Jean-Phi
jeanphi111@yahoo.com
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Lien vers le reportage complet en photos et vidéos
http://www.ardennesmagazine.be/reportages/region_d/spa/spa_0804_arbre/ar...