Tchernobyl: l'accueil de ses enfants en Ardenne

écrit par ReneDislaire
le 07/07/2011
Oxfam

Avril 1986. Avec ses deux visages.
Au Mexique, c’est la folie des Belges : le Mundial de football. Où les Diables Rouges ont atomisé l’Ogre russe.
En URSS, c’est la folie des Hommes, à Tchernobyl.
Un accident nucléaire, une catastrophe « civile » qui reste la plus grande de l’Histoire.
Les retombées nous ont atteints jusqu’en Europe occidentale, sans que l’opinion publique s’en émeuve. Le Grand Jojo avait une autre messe à célébrer.

L’URSS a disparu, les anciennes républiques sont redevenues autonomes : l’Ukraine, où se trouve Tchernobyl, et la Biélorussie, dont la frontière est à quelques dizaines de kilomètres de la centrale maudite. Mais les irradiations restent.

Depuis « la chute du Mur », nombreuses sont les familles de la province de Luxembourg et de partout en Belgique qui, en toute discrétion et avec beaucoup de générosité, ont tissé des liens avec des victimes proches du lieu de la catastrophe.

Chez nous, ici et là, des enfants sont invités pendant les vacances.
Pour eux, changer de pays, c’est changer d’air et de nourriture, mais pas comme des vacanciers à destination de Marrakech..
Si l’air et la nourriture d’ici sont plus sains que chez eux, c’est que les séquelles néfastes de la radioactivité y demeurent présentes et importantes. Car la contamination subiste.
Et cela, s’ils ne venaient pas nous le rappeler, nous l’aurions complètement oublié. C’est la leçon qu’ils nous donnent.
Ils s’appellent Xenia , ou Anastasia, ou, ou Olga, ou Mikhaïl, et séjournent dans une famille de Bastogne, de Houffalize, de Stavelot, de Verviers, parmi les centaines qui parcourent 1800 km pour passer quelques semaines dans un lieu plus sain en Gaume, en Ardenne, à Liège ou à Charleroi.

Pour les familles d’accueil, c’est une manière de témoigner un peu affection à ces populations si lointaines que quelques nuages nous ont rendues si proches
Une manière de dire que la solidarité elle aussi dépasse des rideaux qui ne laissaient franchir naguère que des nuages radioactifs et la peur de missiles.

L’ombre s’est faite humaine aujourd’hui c’est l’été.

René Dislaire.
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Lien vers le reportage vidéo Tchernobyl: l'accueil de ses enfants en Ardenne

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