Patrick Davin : sa photo des 24 heures du Mans primée

Patrick Davin Patrick Davin et Pescarolo pescarolo photo de Patrick Davin photo de Patrick Davin photo de Patrick Davin

Les 24 heures du Mans, c’est ce que chacun sait : un événement, un must, une légende. Mais c’est aussi un convivial rancard des photographes du hasard.
Patrick Davin s’y rend chaque année comme un pèlerin, armé de son Nikon D300s, pour mitrailler le prévisible et l’imprévisible.

Le monde de l’endurance automobile
En partenariat avec l’Automobile Club de l’Ouest et l’Union des Journalistes de Sport en France, le Conseil général de la Sarthe organisait, en 2012, son troisième concours photo sur le thème : Le monde de l’endurance automobile.
Patrick Davin s’y est inscrit, sans trop savoir pourquoi et en tout cas sans aucune prétention dit-il. Passionné de photo « sports moteurs » membre de l’équipe des correspondants bénévoles d’ardenneweb, il a dû – ou il a pu- s’inscrire dans la catégorie « professionnels », et non pas « amateurs », du fait que sa collaboration dans notre journal l’accrédite dans les zones non accessibles au public.
Une compétition s’annonçait donc entre lui et la crème des photographes professionnels à tu et à toi avec les circuits et les courses automobiles du monde entier.

And the winner is...
Rentré à son domicile de Vielsalm, conformément au règlement, il «déposa en ligne» trois photos.
J’avais presque oublié la chose quand je reçus récemment un mail m’annonçant que le jury, composé de huit journalistes, personnalités des sports mécaniques, photographes, élus, et sportifs, m'avait sélectionné comme lauréat .
Patrick est particulièrement ému de ce que le président du jury était Henri Pescarolo, une icône du sport automobile mondial, fort de 33 participations au 24 heures du Mans, dont quatre victoires. Et dont la deuxième place en 1968, sur Matra, est un mythe parmi les mythes de l’épopée mancelle.

Propos...
- Quelles ont été les raisons pour lesquelles le jury vous a déclaré lauréat ?
Je ne participais pas à la délibération… Mais mon avis est le suivant. La course du Mans a gardé des tronçons de son circuit « historique naturel» : des routes de campagne que Monsieur Tout-le-monde emprunte le reste de l’année. Et ma photo a saisi un contraste entre des bolides à la pointe de la technologie déboulant justement d’un ensemble de maisons sarthoises de caractère.
Voici donc Patrick Davin titulaire d’une victoire au Mans. Il n’en est pas peu fier.
- Le Mans, c’est un rêve. Je connais pas mal de circuits, mais c’est le Mans le plus spécifique de par sa place dans l’histoire, de par sa légende, de par son esprit. C’est un monde de fraternité entre les organisateurs, les pilotes, les mécaniciens, les commissaires, les journalistes, les officiels, le public. C’est 250.000 spectateurs que les pilotes respectent.
Le règlement du concours impose d’ailleurs de représenter des ambiances !

- Vous faites combien de courses par an ? Elles vous conduisent où ?
Je ne les compte pas ! Il y a forcément le championnat de Belgique. Je suis assidument le championnat d’Europe Blancpain. Cela veut dire Silverstone en Angleterre, Le Castellet en France, Navarra en Espagne, Imola en Italie, outre nos voisins de Francorchamps et du Nürburgring.
- Et votre moteur, c’est quoi ?
- Il y en a plusieurs ! Ma passion pour la photographie et les sports moteurs, bien entendu. Mais ce qui me fait courir aussi, c’est l’amitié entre habitués des compétitions internationales, c’est les rencontres et les retrouvailles de gens de toutes disciplines et de tous horizons.

Un hobby à temps plein
Un hobby à plein temps, mais Patrik Davin, 55 ans, ne fait pas que ça !
Il est toujours actif, hyperactif, dans une branche professionnelle bien spécialisée, celle de couverture de crédits industriels.

René Dislaire

Remise du 1er prix du jury au Mans
Rubrique Sport Moteur de Patrick Davin
Vidéo de la remise du 1er prix du jury au Mans