24 Heures du Mans

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24 Heures du Mans : doublé Porsche devant plus de 260.000 spectateurs .

Porsche était revenu pour gagner : mission accomplie en deux ans seulement, et face à Audi encore bien… Toyota est fortement déçu, Nissan a évité de peu le ridicule absolu… bref les 24 Heures du Mans ont une fois de plus été à la hauteur de leur réputation : elles ne tolèrent aucune approximation.

C’est au milieu de la nuit que la Porsche #19 a construit son succès. Jusque-là, les Audi avaient fait jeu égal, la #7 de Lotterer, Tréluyer et Fässler chipant même la tête du classement à la Porsche #19 de Hulkenberg, Tandy et Bamber au gré des ravitaillements. Mais, insensiblement, la #19 haussait le rythme, tournant régulièrement en dessous des 3’20’’ alors que l’Audi #7 n’était plus capable de le faire. C’était d’autant plus étonnant qu’en début de course, les trois Audi avaient réussi à abaisser en course leurs temps de qualification de 5 à 8 %, montrant toutes les trois qu’elles pouvaient tourner en moins de 3’18’’. En face, les Porsche restaient en deçà de leurs temps des essais, tout en ne réalisant pas les fameux ravitaillements de 14 tours que la concurrence (Pascal Vasselon chez Toyota en tête) leur prêtaient.

Entre 2 et 6 heures du matin, non seulement les Porsche avaient retourné le facteur vitesse à leur avantage, mais elles alignaient 14 tours entre deux ravitaillements. Au bout du compte, les Porsche auront ravitaillé deux fois de moins que leurs rivales. Le reste de leur retard, c’est dans les stands que les Audi l’auront accumulé. Etonnant pour une équipe qui a souvent gagné Le Mans en s’arrêtant moins souvent que ses adversaires. Et les tours rapides alignés par Lotterer, Tréluyer et Fässler n’ont cette fois pas suffi à inverser la tendance.

A eux trois, Nick Tandy, Earl Bamber et Nico Hulkenberg ne comptaient que deux participations aux 24 Heures avant de monter dans le cockpit de la #19. Leur victoire a donc quelque-chose de rafraîchissant, d’autant plus qu’il s’agissait du troisième équipage Porsche, celui qui ne participe pas au championnat WEC. Porsche a désormais un problème de luxe à régler…
Vanthoor méritait mieux
En LMP2, Laurens Vanthoor a montré qu’il avait sa place au plus haut niveau. Il a par deux fois réalisé le meilleur temps de sa catégorie, et lors de son premier relais, il a remonté quatre concurrents avant de céder le volant au très bon Kevin Estre. Mais la marche en avant de la Ligier #34 était enrayée par des arrêts au stand plus longs que la concurrence, et surtout par une erreur du troisième pilote Chris Cumming qui partait en tête-à-queue au virage d’Indianapolis vers 21 heures. Deux tours perdus au moins, et la Ligier n’avait pas la vitesse de pointe nécessaire pour taquiner les vedettes de la catégorie, et en particulier un Nicolas Lapierre qui a été impressionnant sur l’Oreca KCMG #47 victorieuse. La belle aventure de Vanthoor s'arrêtait même en vue de l'arrivée, boîte de vitesses cassée.

Corvette… avant Ford
La bataille a été somptueuse en GTE Pro, mais elle s’est terminée à 13 heures faute de concurrents quand la Ferrari 458 #51 a perdu 27 minutes au stand. Jusque là, elle se battait à coups de secondes avec la Corvette #64, le moment le plus intense de la bataille se situant en fin de ravitaillement, quand la Corvette a réussi de justesse à reprendre la piste devant la Ferrari. L’équipe Porsche Manthey a dû suivre la bagarre à distance et Aston-Martin a connu trop d’incidents de course pour confirmer son beau résultat des essais. Pour Corvette, la victoire en GTE est d’autant plus belle que l’équipe était amputée d’un de ses membres depuis le forfait de la #63… et que le grand rival Ford débarque l’an .prochain avec de sérieuses ambitions.

(Com. & Patrick Davin)

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©Patrick Davin
Lien vers les reportages 2015 de Patrick Davin
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