Week-end festif pour le nouveau centenaire malmédien.

 ( Photo de Denis Dosquet ) Le centenaire, fiere de SON choeur ( photo de Philippe Lemaire Franz et Dany, sa fille Un centenaire mobile Reception par les Autorites communales Reception par les Autorites communales Intervention du Bourgmestre  ( Photo de Denis Dosquet ) La Royale Malmedienne  ( Photo de Denis Dosquet ) Franz Justin encore mobile  ( Photo de Denis Dosquet ) Le pere de ce chanteur et Franz Justin ont fait leur service ensemble a la caserne Mercy de Malmedy ( Photo de Denis Dosquet ) Intervention du President de la RM ( Photo de Denis Dosquet )  ( Photo de Denis Dosquet )  ( Photo de Denis Dosquet )  ( Photo de Denis Dosquet )  ( Photo de Denis Dosquet )  ( Photo de Denis Dosquet )  Arime de Patrick Allard ( Photo de Denis Dosquet ) Franz Justin et la nouvelle Directrice de La RM

En ce 1er mars, M. Franz JUSTIN célébrait, jour pour jour, son centième anniversaire. Le jeudi, les résidents et le personnel du Grand Fa où il séjourne actuellement se trouvaient réunis pour fêter le jubilaire lors d’un goûter festif bien arrosé et agrémenté de chants. En soirée du vendredi, ce fut autour du Collège communal de recevoir le nouveau centenaire malmédien entouré de quelque 70 chanteurs de La Royale Malmédienne » dont il fut membre actif durant 65 ans. Le Bourgmestre JP Bastin tint un discours où il retraça le parcours professionnel et associatif du héros du jour. Puis il lui remit la « Médaille de la Maison Royale » aux initiales gravées de leurs Majestés Philippe et Mathilde. Au terme de cette partie officielle, les membres de SON chœur interpréta de belle manière deux chants qui lui sont chers à savoir « C’est Mâm’di » ainsi que « Come l’Aronde » composé par son ami feu Robert Counson. Un drink généreux clôtura cette invitation des Autorités communales. En fin de matinée de dimanche, ce fut au tour du chœur d’hommes de lui témoigner sa reconnaissance quelques années après Henri MARLY pour un anniversaire de même durée. Le Président de la phalange relata son parcours en qualité de choriste – ténor tandis que Patrick Allard y allait d’un arimè de belle tenue ! Après remise des cadeaux - souvenirs, restaurations liquide et solide réconfortaient tout ce petit monde chanteur autant que la famille et les connaissances de ce désormais fringant centenaire. Le discours prononcé par le Bourgmestre de la Cité repris ci-après résume les 100 années de Franz, personnalité bien connue des Malmédiens.

Heureuses et fières les Sociétés qui peuvent compter sur de tels Membres !!!

François DETRY
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Intervention de JP BASTIN, Bourgmestre.

Monsieur Justin, Cher Franz,
Chère Dany,
Cher André,
Chers petits-enfants,
Monsieur le Pdt d’honneur de la Royale Malmédienne,
Monsieur le Pdt,
Chers Membres de la Royale Malmédienne,
Chers collègues du Collège, du Conseil,
Mesdames et Messieurs en vos titres et qualité,

Bienvenue pour cette mise à l’honneur légitime et méritée pour notre doyen de la Commune.
Franz Justin est né à Ovifat, le 1er mars 1918, alors toujours dans l’empire allemand. Aîné d’une fratrie de 4 garçons : Hermann né en 1919, Erich en 1921 et Joseph en 1924, il effectue son service militaire en la caserne de la ville de 1937 à 1939. A l’entame de la seconde guerre mondiale, Mr Justin, devenu belge en 1919, porte donc l’uniforme belge et se bat contre l’envahisseur allemand. Mais après la fin de la campagne des 18 jours et surtout l’annexion, il est rattrapé par sa nouvelle nationalité. Dès 1942, il doit rejoindre les troupes de la Wehrmacht. A la libération, en tant qu’enrôlé « de force », il sera d’abord condamné puis enfin reconnu comme victime du régime nazi.
Le 25 avril 1950, il épouse Mme Edith Bragard et cette histoire d’amour va durer plus de 60 ans. De cette union sont nés : Danielle, dit Dany connue sous nos latitudes par ses exploits sportifs. Mais il y a également, André né en 1954. Et André a donné la joie à Franz d’avoir 2 petites-filles. La grande passion de Franz est l’athlétisme. En 1961, le club d’athlétisme malmédien disparaît avec le décès de Mr Jacques LANG, principal « sponsor » ou « généreux donateur » du club. Avec son ami Paul Cunibert, il relance le club d’athlétisme. Il y sera athlète, entraîneur et juge provincial. Dans le milieu, le nom de Mr JUSTIN fait office de référence et il est membre honoraire du comité provincial.
D’un point de vue professionnel, après un apprentissage en pâtisserie et aux Tanneries Lang, il a fait une carrière aux papeteries Steinbach comme chimiste au laboratoire.
Membre de la Royale Malmédienne depuis 1938, il est toujours considéré comme membre actif car il participe à toutes les activités de sa société à Malmedy. Il a assisté à toutes les A.G. jusqu’au moment où les escaliers de la Fraternité sont devenus un obstacle infranchissable.
A l’occasion d’une représentation d’un rôle au carnaval, avec ses trois frères, ils ont représenté les 4 mousquetaires…. Chanter à la Royale Malmédienne peut être synonyme de longévité à l’instar de son ami et collègue de pupitre durant quelque 65 ans, Henri Marly, qui nous a quittés en 2016 à l’âge de 104 ans ! Ça conserve de chanter à la Royale Malmédienne….

Quand la météo le permet, Mr Justin s’offre un petit café au Scotch Inn et ensuite chez Halmes.
Après quoi, il traverse la place pour se rendre au Bistrot où le patron, dès qu’il l’aperçoit, s’empresse de l’aider à entrer dans son établissement où il y déguste un petit pêket.
L’après-midi, une balade sur le Ravel en direction de Waimes ou Stavelot s’impose. Attention parfois, le retour de Stavelot peut être compromis si une batterie fait des siennes …( NDLR M. Justin se déplace en chaise roulante électrique )

Il fait toujours bon se retrouver avec Mr Justin, c’est un Monsieur qui est d’une politesse et d’une gentillesse extrême. De plus, il est une mémoire vivante de Malmedy et celle-ci est toujours intacte…. Il a toujours une anecdote ou un souvenir à raconter sur la vie malmédienne…
Franz Justin est un fidèle des manifestations patriotiques du 21 juillet et du 11 novembre. Il y a 3-4 ans après avoir prononcé mon discours lors des cérémonies de l’Armistice, je pris la direction du Malmundarium pour prendre le traditionnel verre après les commémorations et Franz m’attendait à l’entrée du monastère. Il m’a d’abord gentiment, et je pense sincèrement, félicité pour mon allocution mais m’a gentiment et discrètement fait remarquer qu’on ne parlait pas du Traité de Vienne de 1814-1815 comme je l’avais dit dans mon discours mais du Congrès de Vienne qu’il ne faut pas confondre avec le Traité de Versailles de 1919 où dans ce cas, on parle bien d’un traité. Outre la précision et la correction, je me suis dit que je signerais à deux mains pour avoir à la fois une telle vivacité intellectuelle, une telle mémoire, un tel entregent à un âge aussi remarquable.

« Mourir la belle affaire, mais vieillir… » chante Jacques Brel. Vieillir comme Franz, pas mal malgré de nombreux deuils et un corps qui ne rajeunit pas, mais garder une telle dignité, une vivacité d’esprit, une saine curiosité, un intérêt pour le monde qui l’entoure, waouaw quelle leçon de vie !!
Cher Franz, Monsieur Justin, vous n’êtes pas grand par la taille mais pourtant vous êtes un grand monsieur par votre manière d’être, un alerte centenaire, un bel exemple témoignant que la vie mérite d’être croquée à pleines dents et même si il est évident que l’on ne peut plus tout faire à un âge aussi avancé, restent néanmoins des nombreuses choses intéressantes et d’événements qui méritent d’être vécus.
Au nom de la Ville de Malmedy, je souhaite à notre doyen de la commune un excellent anniversaire, Encore une longue vie à vous.
Vivent les sociétés folkloriques, Vive la Malmédienne, Vive Mâmdy, Vive Franz, Vive le jubilaire, vive l’alerte centenaire, bon anniversaire. Santé à tous.

Jean-Paul BASTIN, Bourgmestre

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Intervention de Fabien MarIchal, Président de la Royale Malmédienne

Monsieur Justin,
Bien Cher Franz,
Monsieur le Président d'Honneur,
Madame La Directrice,
Messieurs les membres du comité,
Messieurs les chanteurs,
Chers amis,

C'est évidemment une très grande joie d'accueillir aujourd'hui notre jubilaire, Monsieur Franz Justin, notre jeune centenaire.

Bien entendu, lorsque le jubilaire a cent ans, il serait très facile de faire un discours s’appuyant sur le vertige des chiffres. Je pourrais bien évidemment faire référence au nombre incommensurable de répétitions auxquelles vous avez participé, au nombre d’années vertigineux depuis lequel vous avez adhéré à notre société. Je pourrais également retracer toutes les étapes de votre vie mais qui mieux que vous connait les étapes de celle ci. De plus avec la mémoire vive que vous avez, je ne vais pas m'y attarder. D'autres l'ayant déjà fait avant moi.

Dans mon petit mot, je voudrais juste m’attarder sur l’Homme et toutes ses qualités…

Du plus loin que l'on vous connaisse, vous nous avez toujours surpris par la connaissance que vous aviez de la vie de notre société. Cela n’est pas surprenant. A chaque occasion, à chaque instant, où vous rencontrez un de nos membres, vous lui posez toujours la question « et comment ça va à la Malmédienne ? ».

Discret, vous avez toujours souligné les points forts et vous avez toujours minimisé les points faibles.
Votre seul souci c’est la bonne entente et la pérennité de notre société.

Vous , mieux que quiconque, savez ce que le mot "engagement" veut dire.

En tout premier lieu l'engagement par Amour puisque vous avez fondé votre foyer en 1950 et votre famille dans les années qui suivirent.

Ensuite que cela soit au basket, à l'athlétisme, au club de marche ou à La Malmédienne vous avez donner du sens à vos "engagement" . Toujours discret, modeste vous avez toujours su véhiculer bon nombre de valeurs qui vous tenaient à cœur.

L'engagement pour vous rime avec honnêteté et abnégation. Le club d'athlétisme a qui vous avez tant donné en fût le témoin privilégié.

L'engagement pour vous , cher Franz, rime également avec esprit d'équipe et fidélité. Que cela soit sous les drapeaux, au basket ou à La Royale Malmédienne, vous ne vous êtes jamais départi de ses valeurs si précieuses à vos yeux.

La Royale Malmédienne , vous doit une fière chandelle. Car vous en êtes un exemple et quel exemple. Pensez bien ! 80 ans de société. Plus de la moitié de la vie de La Royale Malmédienne.
80 ans à perpétuer, à participer, à motiver, à apaiser, à conseiller et la liste de ces verbes est encore très longue.

Des membres d'exception comme vous, on peut compter comme on veut, on en fera plus.

Au Grand Fâ , vous déclariez jeudi que maintenant que vous êtes au sommet , il ne vous restait plus qu'à descendre.

Si je peux me permettre, je vous demanderais d'attendre encore un peu.

Les membres que nous sommes avons encore besoin de votre exemple, de vos conseils et de vos encouragements.

Bien cher Franz avoir 100 ans n'est pas un aboutissement mais une étape.

Votre curiosité, votre vivacité , votre soif d'apprendre ainsi que votre sens du mot "engagement" seront pour nous tous membres de La Royale Malmédienne, les jalons d'une route que nous souhaitons encore longuement partager à vos côtés.

Tous les clubs ou associations que vous avez côtoyé existent encore pour la plupart.

Ils sont et seront encore longtemps les témoins de votre extraordinaire longévité.

Je nous voudrais pas terminer ce petit mot sans vous remercier pour tout ce que vous nous avez donner et donnerez encore à notre, à votre chère société.

Au nom des membres de La Royale Malmédienne, permettez moi , cher Franz, de vous souhaiter un très très joyeux anniversaire.

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Arîmé rédigé par Patrick Alard ( pas de traduction proposée !! )

Bon-anivèrsêre

C’ èst l’ an mèye noûf cint dîh-ût´
L’ prumî du mârs´, tabour èt flûte,
Ku on djône Franz vuna â monde
Amon l’ Djustin, lu tièsse tote ronde,
Lu prumîr du cwate bês gamins,
One grosse famile amon l’ Djustin !

Franz su maria avou Edith Bragard
Èt l’ out deûs-èfants, à gâre !
Nosse Franz fuza bêcôp do spôrt,
Baskèt´, atlétisme, i fât l’ ôre.
Sèt´côps djudje-arbite â "meeting",
Van Damme, mètans an trèning ?

L’ an trinte-ût´, c’ è-st-avou lès Tènes
K’ i va tchanter à l’ Malmédiène.
Nu rate nouk du nos concèrts, don,
Il èst mambe d’ oneûr po d’ bon.

Asteûre, il èst â Grand Fa
Mès i mousse sovint foû, ma fwa !
On lu veût tos costés ol vèye,
I fât bin lu dîre, ça râd’lèye.
Avou su chére "Rolls Royce", ây don,
So lu Ravèl zoûle po d’ bon :
Va so Stâv’leû, i monte so Wéme,
Catwaze kilomètes/eûre sins djéne.
Su fèye Dany a do mâ du l’ sûre
Par lu pwas du sès mèdayes, po sûr !

Nosse Franz va sovint â Scotch Inn
Ou mon l’ Halmès i su mine.
Va co â Bistrot beûre one gote,
Èt tot çoula, c’ èst su marote.

Nu roûviyans nin, il a cint´ ans,
Lu tièsse come onk bin du vint´ ans !
Ome po discuter bin du d’ tot,
Dol guère ou du Djohnny èco,
Du foûsbal, du spôrt, du famile,
Nosse jubilêre nu d’meûre nin trankile.

À vosse santé, nosse çant’nêre,
Èco bravô, sins ‘nn’ aveûr l’ êr,
Fîrs n’ èstans du vos, Mossieû,
Fîrs dol Malmédiène, morbleû !
Ku djôye, boneûr èt lu santé
Sèyèhe avou vos po dès-ânés !

Vîve Franz Djustin !

Patrick Alard – Mârs´ 2018
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A voir : a) Réception à l'Hôtel de Ville

b ) A l’entame de la seconde guerre mondiale, le malmédien Franz Justin, né prussien en 1918, devenu Belge en 1919, porte l’uniforme belge et se bat contre l’envahisseur allemand. Mais après l’annexion, il est rattrapé par sa nouvelle nationalité. Dès 1942, il rejoint les troupes de la Wehrmacht. A la libération, en tant qu’enrôlé « de force », il sera d’abord condamné puis reconnu comme victime du régime nazi.
Ces wallons qui ont combattu pour l'Allemagne ( RTL 23-12-2014 )

© François DETRY
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