Clochemerle est découvert ….

Vaux-en-Beaujolais = Clochemerle L'eglise de Clochemerle L'eglise de Clochemerle L'eglise de Clochemerle Topographie de Clochemerle L'ecole de Clochemerle Le chateau de Clochemerle Le chateau de Clochemerle La "pissotiere" de la cite L'ancienne presse de Clochemerle La caserne des sapeurs-pompiers La croix de la mission de 1843 Les collines occupees par les vignobles L'offre touristique du village En route ...

La Route du Beaujolais sillonnant les terroirs de bord de Saône conduit immanquablement le visiteur dans le charmant village vigneron de. Vaux-en-Beaujolais

Ce bourg, un village parmi tant d’autres sur ces collines occupées par de nombreux vignobles, ne doit pas sa réputation uniquement de par ses productions viticoles, mais bien grâce au séjour d’un écrivain en ses murs à l’instar d’Apollinaire à Stavelot.. En 1934, un éclat de rire secoue la France. « CLOCHEMERLE », le célèbre roman satirique français de Gabriel Chevalier, s’inspire du village de Vaux-en-Beaujolais, où l’écrivain passait ses vacances. En 1956, Gabriel Chevallier scellera définitivement le sort de Vaux en Beaujolais en reconnaissant Vaux en Beaujolais comme lieu d'inspiration de Clochemerle. Ce roman est un ouvrage essentiel traitant de la vie rurale de l'entre 2 guerres qui raconte la construction d’une nouvelle « pissotière » au centre du petit village de Clochemerle. Ce nouvel « agrément de village » devient alors le centre des rancœurs villageoises. Clochemerle est désormais un classique de la littérature comique qui a connu un succès immédiat et durable avec un tirage en plusieurs millions d'exemplaires, des traductions dans vingt-six langues. Il a été adapté au cinéma et à la télévision. Il a même été adapté en série télévisée par la BBC et en téléfilm par France 3. En 1944, Raymond Souplex écrit, d’après le roman, une opérette, sur une musique de Fernand Warms. Gabriel Chevallier écrit deux suites à son roman, Clochemerle Babylone en 1951 (le réalisateur Jean Boyer en fit un film en 1957 : Le Chômeur de Clochemerle avec Fernandel) et Clochemerle-les-Bains en 1963. Enfin, en 1966, il donne pour titre à son autobiographie L'envers de Clochemerle.

- L’histoire commence quand Barthélemy Piéchut, le maire de la commune de Clochemerle-en-Beaujolais, dévoile à Ernest Tafardel, l'instituteur, son projet : « Je veux faire construire un urinoir, enfin, dit-il, une pissotière ! » Cette vespasienne, destinée, bien plus peut-être, à confondre Madame la baronne Alphonsine de Courtebiche, le curé Ponosse, le notaire Girodot et les suppôts de la réaction, qu'à procurer un grand soulagement à la gent virile de Clochemerle, est édifiée tout près de l'église où Justine Putet, vieille demoiselle, exerce une surveillance étroite ».Le toponyme, inventé par Gabriel Chevallier est, aujourd’hui, entré dans la langue courante et sert à désigner une localité « déchirée par des querelles burlesques ». Cette satire est si bien accueillie que plusieurs villages revendiquent avoir servi de modèle à « Clochemerle-en-Beaujolais ». Il s'agit de la commune française de Vaux-en-Beaujolais où Gabriel Chevallier, en personne, a inauguré en octobre 1956, la plaque attribuant son nom à l'ancienne grande rue.
Comme en témoigne la photo 1, Vaux-en-Beaujolais ( = Clochemerle ) fait partie du Groupement des communes de France aux noms burlesques et chantants
Celui-ci a été fondé en 2003 par Patrick Lasseube, ancien maire (2001-2008) de Saint-Lys, pour regrouper des communes françaises ayant des particularités toponymiques, afin de valoriser leur image.
En raison du succès remporté lors de leur première rencontre, les communes aux "noms burlesques et chantants" ont décidé de s'associer pour défendre leur image.
Saligos, Montcuq, Trécon, Rebirrechioulet... Souvent moqués pour leur nom de village fantaisiste, les habitants d'une quinzaine de communes aux "noms burlesques et chantants" ont décidé de se faire un nom, en organisant ce week-end leurs premières rencontres officielles. C'est à Mengesèbes, petit hameau de la commune de Saint-Lys (Haute-Garonne) dont le nom signifie "Mange-oignons" en occitan, qu'ont lieu ces "Rencontres des communes aux noms burlesques et chantants d'Occitanie et d'ailleurs". Le projet, "loufoque et anecdotique", selon ses organisateurs, a été organisé "pour et par les petites communes rurales". "Il s'agit pour elles de tirer parti de leur particularité toponymique pour se faire connaître et, par la même occasion, de promouvoir leur patrimoine architectural, historique ou gastronomique". Un marché gourmand notamment est organisé, afin que les communes présentent leurs spécialités culinaires, ainsi qu'un stand "Culture et patrimoine". Seules sont admises à participer aux rencontres, précisent les organisateurs, les communes ou les hameaux "dont le nom évocateur prête à sourire, à rire ou dont la musicalité est porteuse de pittoresque et de folklore. Ici, le burlesque bannit la grossièreté. Il suffit d'avoir le sens de l'humour..."
Le groupement organise chaque année des rencontres afin de promouvoir leurs communes et leurs patrimoines architecturaux, historiques ou gastronomiques. Seules sont admises à participer aux rencontres les communes ou les hameaux « dont le nom évocateur prête à sourire, à rire ou dont la musicalité est porteuse de pittoresque et de folklore ».

En 2018, le groupement compte 41 membres communes et lieux-dits dont : - Andouillé, Arnac, Arnac-la-Poste, Ballots, Beaufou, Bellebrune, La Bénisson-Dieu, Bèze, Bourgougnague, Bouzillé, Cassaniouze, Chantemerle-sur-la-Soie, Cocumont, Corps-Nuds, Coubisou, Cudos, Cucugnan, Folles, Grateloup-Saint-Gayrand, Latronche, , Les Lèches, Longcochon, Marans, Messein , Minjocèbos, lieu-dit de la commune de Saint-Lys, Moncrabeau, Monteton, Nouvoitou , Plumaudan, Poil, Le Quiou, Saint-Arnac, Saint-Barbant, Saint-Pompon, Simplé , Trécon, Vatan, Vaux-en-Beaujolais (Clochemerle), Vieillevie, Vinsobres
- Commune ayant quitté le groupe : Mariol (Allier) à la suite de l'élection d'un nouveau maire préférant garder une image sérieuse

Réactions : Pour le maire de Messein, nouvel arrivé «mieux vaut en rire» ; il parle de l’opportunité qui se cache derrière le ridicule. Cela nous offre une notoriété nationale, c’est inespéré. C’est un moyen de nous faire connaître. On est une petite commune très vallonnée de 2000 habitants, près de Nancy, avec beaucoup d’atouts : un lac où l’on peut pratiquer le paddle ou le catamaran, des forêts pour courir, des pistes cyclables…

Ce n’est pas toujours une adresse facile à porter pour la population…
C’est parfois compliqué d’habiter un village qui peut être sujet à moqueries. Pour certains habitants, c’est difficile à vivre. Alors on a décidé de prendre le contre-pied. Mieux vaut en rire. C’est une pirouette pour qu’on puisse tous se marrer. Cette adhésion a donné lieu à un vote au conseil municipal. C’est passé à l’unanimité, aucune voix ne s’est élevée. ( Le Parisien )

Poil, Trécon...les communes aux noms cocasses se réunissent
Rire d'elles-mêmes ensemble au lieu d'être la risée de tous. C'est ce que se proposent 26 villes et villages aux dénominations burlesques ce week-end. Marans sera le lieu d'un rendez-vous fait d'humour et de traditions locales.
Marans organisait le dernier rassemblement atypique et très sélectif il n'aura jamais aussi bien porté son nom. Pour avoir l'insigne honneur d'être convié, il suffit d'être Trécon, Mariol ou Simplé. Car les invités, triés sur le volet, partagent le prestige du nom...inassumable.
En tout, 26 communes et 10.000 visiteurs ont proclamé pendant deux jours la victoire retentissante de l'autodérision, glorifiée par la devise: «Profiter de son nom pour se faire un nom».
Canonisés incongrus: Saint-Pompon, Saint-Barbant ou Saint-Arnac. Tirés par les cheveux: Vinsobre, Coubisou ou Plumaudan. Burlesques: Poil ou La Tronche, Cocumont ou Corps-Nuds. Ou tout simplement chantants: Clochemerle, le Quiou ou Le Trioulou. Tous les malchanceux de l'annuaire sont les bienvenus, à condition d'apporter de quoi rire.

En quoi consistera le défi du maire cette année?
Les autres se sont suffisamment moqués d'eux. À leur tour! Et ils ne s'en privent pas: les communes rivaliseront de jeux de mots, accessoires, déguisements... Sans oublier le fameux défi du maire, soigneusement gardé secret jusqu'au jour J. Les années précédentes, c'était à celui qui trairait le plus vite les vaches, façonnerait la plus belle Marianne en terre glaise ou bâtirait la mairie miniature la plus réussie, avec planches et clous.
Une manière comme une autre d'assurer leur promotion touristique au cours d'un programme chargé. Les délégations présentes en profitent pour présenter les richesses insoupçonnées qui se cachent derrière ces noms abracadabrants: gastronomie locale et patrimoine régional.

En France, près de 400 communes portent un nom comique
C'est la quinzième fois que ce rendez-vous a lieu, depuis la curieuse initiative de Patrick Lasseube, président fondateur du Groupement des communes aux noms burlesques, pittoresques ou chantants: Chaque année, pour la fête de Catinou et Jacouti, deux personnages imaginaires du folklore occitan, on invitait des communes aux noms cocasses et après avoir invité le maire de Clochemerle, l'idée est venue de regrouper tous ces noms burlesques de France», rappelle-t-il à l'AFP.
Pour le moment, 39 communes ont rejoint leurs rangs fantaisistes, fraîchement grossis par l'arrivée de Trécon. Mais Patrick Lasseube estime les potentiels candidats à près de 400 sur 36.000. Montcuq, rendu célèbre par le reportage satirique de Daniel Prevost dans Le Petit Rapporteur l'émission de Jacques Martin, est en fait bien loin d'être seul.

A QUAND SEMBLABLE INITIATIVE DANS NOTRE PAYS ?
Quelques propositions : - Hoûte-s'i-Ploût ( traduction du wallon liégeois = "écoute s'il pleut") est un hameau condrusien de la commune belge de Neupré en Province de Liège ; - les Fous - Ronds ( village du Limbourg belge ) ; .....

© François DETRY
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