Echos d' "Anima", à Bruxelles, Ixelles et en Provinces

(c) Marc Boutavant / "Folioscope" 2018 2019 "Pachamama" (Juan Antin) (c) "Folivari" "Another Day of Life" (Raul de la Fuente & Damian Nenow) (c) "Mooov"" "Le Chateau de Cagliostro" (Hayao Miyazaki) © "Splendor Films" "Dilili a Paris" (Michel Ocelot ) (c) "Cineart" "Funan" (Denis Do) (c) "Lumiere" "The Tower" (Mats Grorud ) (c) "Jour 2 Fete" "Mr. Hublot" (Alexandre Espigares & Laurent Witz) (c) "Zeilt Production"  "Le Conte de la Princesse Kaguya" (Isao Takahata ) (c) "Studio Ghibli" Exposition des "Shadoks", a Ixelles, au "Centre Culturel Flagey" © "aaa Production"

Au « Centre Culturel de Flagey », à Ixelles, dans l’agréable ambiance de la 38ème édition d’ « Anima », ce dernier dimanche 03 mars, en présence du réalisateur et de la responsable graphique du film, l’immense salle du « Studio 4 » était « sold out », pour la projection de l’excellent long-métrage
« Pachamama » (Juan Antin/FR-LU-CA/70’/nommé aux « César » 2019/recommandé à partir de 5 ans/© « Folivari »). Si vous n’avez-pu le voir, il bénéficie d’une seconde projection, le dimanche 10, à 15h45, dans cette même salle.Résultat de recherche d'images pour "Pachamam film photos"

Synopsis : « Tout le monde s’apprête à fêter ‘Pachamama’ par des offrandes, pour la remercier de sa générosité, pour les rayons de soleil qui ont fait pousser le maïs et les légumes, pour l’eau qui a irrigué les plaines et pour la terre fertile qui a nourri les hommes. Dans un passé très ancien et des contrées très éloignées, en Argentine, au cœur d’un petit village inca, Tepulpaï et Naïra, deux petits Indiens de la Cordillère des Andes, partent à la rechercge d’une statuette sacrée, Huaca, totem protecteur de leur village, confisqué par les Incas. Leur quête les mènera jusqu’à Cuzco, capitale royale, assiégée par les conquistadors… »

Nos enfants découvrirons des dessins d’une poésie et d’une précision incroyables, des couleurs chatoyantes, cette histoire étant pleine de superbes paysages, d’aventures, de mystères, d’interrogations, avec l’omniprésence de « Mère Nature », la musiquetenant le premier rôle de cebijou d’animation.
A une époque où l’on évoque nombre de questions environnementales, pour « Femmes Magazine », ce sympathique réalisateur argentin confiait à Sarah Braun : « C’est de façon indirecte que le film aborde ces questions, parce que j’ai avant tout voulu rendre hommage à la culture des Andes, adoratrice de ‘Pachamama’. Ils considèrent cette ‘Terre-Mère’ nourricière comme une partie d’eux mêmes, c’est à dire, où l’être humain, les animaux, les plantes, font tous partie d’un tout uni. C’est en considérant la Terre de cette façon, et non comme un objet que l’on domine, pour en extraire des richesses, que l’on devient conscient de l’importance de son bien être pour le nôtre. »

Dans ce même « Studio 4 », passant de l’Amérique latine à l’Afrique, nous pourrons, (re)voir, ce vendredi 08, à 19h30, le film d’ouverture – proposé, en présence de l’un de ses deux réalisateurs, le Polonais Damian Nenow -, « Another Day of Life » (Raúl de la Fuente & Damian Nenow/Pol.-Esp.-Bel.-All.-Hon./2018/85’/à partir de 16 ans), qui récolta un même succès, la salle étant tout aussi comble. Fort heureusement, cette incursion en Angola, avec des images de reportages filmés sur place, à l’époque, et d’autres en dessin animé, en compagnie du journaliste polonais Ryszard Kapuscinski, héros de ce long-métrage.

Pour « aVoir-aLire », Laurent Cambon écrit : « Dans son urgence, ‘Another Day of Life’ constitue un long-métrage nécessaire pour appréhender les origines d’un conflit perpétué pendant près de trente ans et dont on continue à ressentir les remous à notre époque contemporaine. A l’heure où le nombre de demandeurs d’asile africains explose en Europe, ce pamphlet est à envisager dans son évocation des douleurs des victimes de guerre dans des termes humains qui porte à la réflexion… Un témoignage historique, saisissant et sans concession, qui use d’une animation soignée pour affirmer les affres d’une guerre terrible en Angola. »

De son côté, pour « Première », Sophie Benamon écrit : « Le graphisme, qui n’est pas sans rappeler le trait de ‘Moebius’ (Jean Giraud/1938-2012/
dessinateur français/co-créateur de la série BD « Blueberry »/ayant participé à la conception graphique de plusieurs films/ndlr), vient ajouter tantôt du réalisme, tantôt du surréalisme à ce conflit dans lequel s’enfonce le héros. Et tout cela se marie parfaitement avec les témoignages en prise de vues réelles de témoins que Richard a croisés sur sa route ». Quant à la rédaction du« Figaro », elle conclut : « Mêlant motion captures et prises de vues réelles, ce film essentiel plonge au cœur de l’horreur de la guerre et interroge sur les limites du métier. »

Parmi les grands moments, notons, le samedi 09, à 13h45, « Le Château de Cagliostro » (Jap./1979/ 100’/à partir de 7 anslauréat, en 1979, du « Prix Noburo Ofuji » ), bénéficiant d’une copie restaurée, à l’occasion des 40 ans du premier film réalisé par Hayao Miyazaki, nous présentant l’aventure épique du fictif gentleman-cambrioleur Edgar de la Cambriole. petit-fils d’Arsène Lupin.

Autre long-métrage mythique, « Le Géant de Fer » (Brad Bird/US/l1999/86’/à partir de 6 ans/lauréat, en 2000, du « British Academy Film and Television Arts Award du meilleur Film d’Animation » et, en 1999 et 2000, d’une quinzaine d’autres Prix). Ce film nous sera proposé ce jeudi 07, à 16h, au « Studio
5 ».

Pour « Le nouveau Cinema », Jean-Philippe Guerand a écrit : « Le graphisme est superbe, les personnages attachants et l’évocation des années 50 très réussie. Le ‘Géant de fer’ démontre la vitalité du cinéma d’animation moderne, où la concurrence qui fait désormais rage engendre d’authentiques merveilles.

Autre avis, celui d’Eric Leguèbe, pour « Le Parisien »: « Ce sont la tendresse, la complicité, l’intelligence du coeur qui ont le dernier mot. Le scénario est d’une grande fraîcheur d’âme, laquelle n’exclut pas la maturité d’esprit. A cela s’ajoute un graphisme harmonieux et une animation soignée. »

Fait « Chevalier de la Légion d’Honneur », en 2009, Michel Ocelot, le réalisateur français multi-récompensé – notamment d’un « César du meilleur Court-Métrage »,en 1983, pour « La Légende du pauvre Bossu » (FR/1982/8′), son premier long-métrage, « Kirikou et la Sorcière » (FR-BE-LU/1998/74′) remportant des Prix au Canada, en Colombie, en Egypte, aux Etats-Unis, en Finlande, en France, en Hongie, en Indnésie, en Italie, au Paraguay, aux Pays-Bas, en Pologne, au Portugal, au Royaume-Uni, en Slovaquie, en Suède, en Suisse, en Tanzanie, en Tunisie et en Uruguay – nous revient avec « Dilili à Paris » (FR-ALL-BE/2018/95’/à partur de 8 ans/« César » et« Prix Lumières » du « meilleur film d’Animation », en 2019). En version néerlandaise, il sera encore projeté ce samedi 09, à 14h, au « Studio 5 ».

« Funan » (Denis Do/FR-BE-LU-Cambodge/2017/84’/à partir de 12 ans/« Cristal du Long-Métrage », en 2018, au « Festival International du Film d’Animation d’Annecy »), programmé au « Studio 4 », à 19h30, ces jeudi 07 et samedi 09, nous relate une histoire vraie et bouleversante, traitée avec pudeur et une grande délicatesse graphique, nous montrant une jeune mère cambodgienne, « Chou », luttant pour retrouver son fils de quatre ans, arraché aux siens par les Khmers Rouges.

Antoine Le Fur écrit, pour « L’Express »: « Délicat mais édifiant, ‘Funan’ est l’une des nouvelles réussites du cinéma d’animation français », alors que Baptiste Thion, pour « Le Journal du Dimanche » confirme cette critique positive : « L’esthétique léchée et la poésie contrastent avec les horreurs infligées. Aussi émouvant que pudique. »

Un autre film d’une grande profondeur, « The Tower » (Mats Grorud/NO-FR-SU/2018/77’/à partir de 10 ans/lauréat, en 2018, de deux Prix au « Chicago International Childrens Film Festival » ), une histoire touchante, tournée en 2D et « stop motion », construite à partir de témoignages récoltés, durant un an, par le réalisateur norvégien, auprès de réfugiés palestiniens, qui évoquent, dans un camp, à Beyrouth, 70 ans de conflit avec Israël.

Mais, bien sûr, « Anima » présente, aussi, de très nombreuses séances de courts-métrages, de 1 à 30′, réalisés avec un foisonnement de techniques et une grande diversité de thèmes. Au programme international, 6 séries consacrées aux compétitions, dont 4 de courts professionnels (« Best of Shorts » 1 à 4 ) et 2 de films réalisés par des étudiants (« Best of Shorts » 5 & 6 ). Vingt-deux clips, publicités et courts de commande sont regroupés au sein de la série « Best of Shorts » 8. Dans « C’est du Belge », ce sont trois séries de courts qui sont en compétition nationale. Enfin, hors compétition, dans le cadre de l’hommage à la France, 28 courts-métrages r, dont « Mr. Hublot » (Alexandre Espigares & Laurent Witz/FR-LU/2013/11’/« Oscar du meilleur Court-Métrage d’Animation », en 2014), répartis en 4 séries, tout naturellement intitulées « Bleu, Blanc, Rouge ».

Bien sûr, pour les passionnés, à ne pas manquer, au « Studio 4 », la « Nuit animée » (également organisée à Liège, au « Parc » et à Namur, au
« Caméo » ), du samedi 09, à 21h30, jusqu’à l’aube du dimanche 10. Notons que si certains des films programmés sont recommandés dès 3 ans, cette
« Nuit animée », divisée en 3 séances, n’est accessible, quant à elle, qu’à partir de 16 ans. En voicil le programme :

1ère Partie / 13 courts / 10 pays / 1h19′ :

- « We bare Bears : Panda’s Date » (Manny Hernandez/ US/2015/11′)
- « Work out » (Joe Wood/UK/2017/1’45 »)
- « Pinguin » (Julia Ocker/DE/2017/3’37 »)
- « Dum Dum (De De Bom), (Benjamin Hall & Robin Hall/UK/2018/2′)
- « Héroes » (Juan Pablo Zaramella/AR/2018/3’10 »)
- « Faultier » (Julia Ocker/DE/2017/3’37’)
- « Vivat Musketeers ! »(Anton Dyakov/RU/2017/5’30 »)
- « La Cage » (Jean-Baptiste Marchand/FR/2018/4’30 »)
- « Bald » (Luc Petterson/NL/2018/2’27 »)
- « Dobroe Serdtse » (Jirkova Evgeniya/RU/2018/5’12 »)
- « Animal Behaviour » (Alison Snowden & David Fine/CA/2018/14′)« At first Sight » (Sjaak Rood/NL/2018/16’10 »)
- « Stuck in the middle » (Denis Fleurion, Etienne Bonafini, Romain Marchetti, Cécile Minaud, Julien Adoum & Léo Nezot/FR/2018/5’50 »)

2ème partie / 14 courts / 1h17′

- « Look » (Meinardas Valkevičius/LT/2017/3’30 »)
- « Knockstrike »(Genis Rigol, Pau Anglada & Marc Torices/ES/2017/5’25 »)
- « Reviver »EVIVER, B(Ben Elya Shalev, & Adar Renen/IL/2018/2’04 »)
- « Lying on your Death Bed (Cartoon Box 88) » (Joost Lieuwma/NL/2018/0’50 »)
- « Darrel » (Alan Carabantes, & Marc Briones/FR/2018/3’20 »)
- « Wild Love » (Paul Autric, Quentin Camus, Léa Georges, Maryka Laudet, Zoé Sottiaux & Corentin Yvergniaux/FR/2018/6’55 »)
- « A Bus » (Wenyu Li/CN/2018/6’35 »)
- « Maria JA 7 Pöialpoissi » (Riho Unt/EE/2018/12’30 »)
- « The Diver » (Daniéla de Lange/ZA/2018/2’18 »)
- « Teoria Zakata » (Roman Sokolov, RU, 2017, 8’48 »)
- « Erebeta » (François Vogel/FR/2018/3’40 »)
- « Vox Lipoma » (Jane Magnusson & Liv Strömquist/SE/2018/10’37 »)
- « Karate Dick » (Emanuele Colombo/IT/2017/2′)
- « Fire in Cardboard City » (Phil Brough/NZ/2017/8’53 »)

3ème Partie / 14 courts / 1h10′

- « Bloody Fairy Tales » (Tereza Kovandová/CZ/2018/7’40 »)
- « Leningrad Ft. Glukoza – Ju-Ju » (Ilya Naishuller, Denis Pisarev & Ilya Shekiladze/RU/2018/5’22 »)
- « Be Free » (Nöbl & Trevor Conrad/FR/2017/1’42 »)
- « Captain 3D » (Victor Haegelin, FR, 2015, 3’27 »)
- « Street Credibility » (Théo Amanatiou, Guillaume Duparchy, Tristan Ganidel &Thibault Rhein/FR/2018, 2’59 »)
- « Sacrées Nones » (Anissa Beddiaf, Edwige Bellin du Coteau, Lucie Fillon, Perrine Lemonnier, Zacharia Mekideche, Léa Mouraud & Armelle Roy/FR/’18/5′)
- « Entre Sombras » (Alice Guimarães & Mónica Santos/PT-FR/2018/13’25 »)
- « A double Life » (Job, Joris & Marieke/N/2018/2’43 »)
- « Bigoudis » (Marta Gennari/FR/2018/4’08 »)
- « Tre Allegri Ragazzi Morti – Caramella » (Emanuele Bortoluzzi/IT/2018/4’04 »)
- « Agent 327, Operation Barbershop » (Hjalmarsson Hjalti & Levy Colin/NL/2017/4′)
- « Orange is the new Black – Unraveled » (Spela Cadez/SI-UK-SG/2017/4’08 »)
- « Dackel » (Julia Ocker/DE/2018/3’37 »)
- « The Goosies » (John R. Dilworth/US/2017/8’18 »)

A l’attention de tous ceux qui apprécient, à juste titre, les longs-métrages japonais, au Centre de Bruxelles, à la « Cinematek », soulignons l’organisation d’une bien intéressante rétrospective consacrée à Isao Takahata (1935-2018), co-fondateur du réputé « Studio Ghibli », élevé, à Paris, au rang d’ « Officier des Arts et des Lettres », en 2015, il fut le lauréat du « Cristal d’Honneur », pour l’ensemble de son oeuvre, en 2014, au « Festival International du Film d’Animation d’Annecy ».

Au programme :

- « Le Conte de la Princesse Kaguya » (JP/2013/137’/« Oscar du meilleur Film d’Animation », en 2015), ce jeudi 07, à 21h ;
- « Pompoko » (JP/1994/119’/« Cristal du meilleur Long-Métrage », en 1995, au « Festival International du Film d’Animation d’Annecy »), ce samedi 09, à 17h ;
- « Panda, petit Panda » (JP/1973/81′), ce dimanche 10, à 15h.

Toujours à Bruxelles, au « Palace », nous avons l’occasion de (re)découvrir différents longs-métrages français, la France étant mise à l’honneur, cette année, au Festival « Anima ».

Pour nos enfants de 6 à 12 ans, gratuitement, mais sur inscriptions via le site http://www.animafestival.be, au 1er étage de « Flagey », tous les jours, ils peuvent s’initier à la réalisation de films d’animation, alors que différentes animations sont proposées, accessibles aux plus petits, un clown gonflant des ballons, assis sur un … grand lapin blanc, alors que deux comédiens leur offrent quelques scènes amusantes, des crêpes pouvant être achetées à leur attention…

Toujours à « Flagey », pour clôturer en beauté cette 38ème édition d’ « Anima », ce dimanche 10, une ultime séance sera consacrée, à 22h, à la projection d’une série defilms primés, alors qu’à 18h, nous aurons pu, au préalable, voir dix courts-métrages, primés, en 2018, aux « Emile Awards » (« European Animation Awards »), des productions nous venant d’Allemagne, du Danemark, de France, du Japon, de Pologne, de la République tchèque et du Royaume-Uni.

En outre, trois expositions sont accessibles, gratuitement, l’une à Bruxelles, au « Cinéma Galeries », intitulée « Paul Bush au Cinéma », alors qu’à Ixelles, au 1er étage de « Flagey », nous pouvons découvrir figurines, photos, cellulos, « story boards » et autres documents de la série des « Shadoks , créés, en 2018, par Jacques Rouxel, ainsi qu’au 2ème étage, une expo dédiée au film « Ce magnifique Gâteau » (Marc James Roels & Emma de Swaef/BE-FR-PB/2018 /44’18/lauréat, en 2018, du« Prix André-Martin » du « Festival International du Film d’Animation d’Annecy »), projeté ce lundi 04, à 21h, à « Flagey ». Réalisé en« stop motion », avec des poupées animées, nous en découvrons quelques-unes, ainsi que la spectaculaire reconstitution de la « Serre Royale », la serre originale ayant été édifiée à la demande de Léopold II.

Notons l’édition d’ « Anima à l’Affiche » (Plilippe Moins, fondateur de ce Festival/Ed. « Lamiroy »/2019), ce livre étant présenté, au « Studio 1 » de
« Flagey », le vendredi 9, à 18h, par son auteur, cette rencontre « questions-réponses » étant animée par Hugues Dayez, le spécialste cinéma de la
« RTBF ».

A l’accueil des différents lieux de projections, nous trouvons, gracieusement offert, le programme complet détaillé, de 72 pages, incluant les synopsis des films.

Enfin, n’oublions pas qu’en décentralisation, différentes projections sont organisées à Antwerpen, Ath, Charleroi, Genk, Gent, Leuven, Liège, Mons, Namur & Nismes.

Yves Calbert.