Opel Insignia.

écrit par patrickthibaut
le 04/07/2009
Opel Insignia.

AUTO Essai : Opel Insignia.

Malgré un parcours difficile avec sa Vectra, Opel signe un nouveau modèle. La nouvelle Insignia montre la volonté d’Opel de reprendre position sur le marché des familiales.

Un peu d’histoire :

Les premières machines à coudre sortent des ateliers d’Adam Opel en 1862. Au printemps 1884, l’entreprise élargit son activité à la bicyclette, puis à l’automobile début 1899. Opel fabrique sous licence des Darracq françaises en attendant de sortir son propre modèle en 1902. Les grosses limousines font vite place à des véhicules de grande diffusion. Le 17 mars 1929, GM (General Motors), désireux de prendre pied en Europe, rachète 80% des actions et prend le contrôle total en novembre 1948. C'est une marque populaire, et elle partage certains de ses modèles avec Chevrolet, Vauxhall Motors, Holden, Saturn, Isuzu ou encore Suzuki. C'est la General Motors Europe (www.opel.be).

Il y a quelques années Opel connaissait le succès avec des modèles haut de gamme comme les Oméga ou autres Senator. Aujourd’hui, avec son Insignia, Opel inaugure un positionnement à mi-chemin entre familiale et haut de gamme avec des dimensions généreuses (4,83 mètres de long pour la 4 portes) et un style bien marqué tant à l’extérieur que dans l’habitacle. Et quand on parle des plus grandes on ne parle pas forcément de la taille mais plutôt du style. Enfin, question taille, l'Insignia s'est aussi mis à la page en gagnant près de 23cm par rapport à la Vectra. Avec ses 4m83, elle devient d'ailleurs l'une des plus grandes de sa catégorie. Ajoutons que son physique ne varie pas lors du passage de 4 à 5 portes, un véritable point fort.

L’Insignia revendique sa place par sa technologie raffinée, sa transmission intégrale intelligente et une large gamme de motorisations : cinq moteurs essence de 155 à 260 cv et trois Diesel de 110 à 160 cv.

Exit l'intérieur morose de la Vectra, place à un habitacle soigné employant des matériaux de qualité. Très confortable, à l'avant comme à l'arrière, il présente aussi une belle harmonie de couleurs. C'est surtout l'emploi de très bons matériaux qui est à noter. La console centrale, bien qu'un peu trop fournie en boutons tranche complètement avec la très inconfortable console de la Vectra. L'intérieur conserve une allure très spacieuse à l'avant et un espace aux jambes plus que correct à l'arrière malgré le toit bombé. Le confort est d'autant plus appréciable qu'Opel a fait appel à d'autres technologies pour aider le conducteur. Ainsi, on découvre par exemple l'éclairage adaptatif AFL+ qui s'adapte aux conditions rencontrées (route de campagne, virage, carrefour, ville, autoroute, mauvais temps...). Aussi, l'Insignia est équipée d'un système très innovant qui lit les panneaux pour vous, l'Opel Eye. C’est de série qu’avec la gamme Cosmo les projecteurs directionnels AFL (Adaptive Forward Lighting) sont livrés. Neuf logiques de fonctionnement se partagent l’éclairage selon la vitesse, la météo, la sinuosité de l’itinéraire. Des diodes électroluminescentes réduisent pratiquement à zéro la consommation d’énergie et assurent un gain d’environ six grammes de rejet de CO² au kilomètre.

Le châssis FlexRide adapte, selon trois modes, le comportement routier de l’Insignia en fonction des besoins : « Tour » pour touring assurément. Le confort est privilégié et il correspond à la philosophie des économies de carburant couplées aux émissions mesurées de CO². L’option « standard » jongle avec les informations récoltées par le DMC (Driving Mode Control) relatives à la vitesse, aux accélérations longitudinales et latérales ainsi qu’au freinage. Elle autorise même le passage en mode « Sport » qui fait la part belle à la conduite dynamique. Celui-ci, de plus, fait passer l’éclairage du tableau de bord du blanc au rouge quand il est enclenché. Chacun des programmes intervient sur les cartographies du moteur, de la boîte de vitesse, modifie les consistances de la pédale d’accélérateur et de la direction et agit sur l’amortissement pneumatique.

Sous le capot :

On retrouve sous le capot une gamme de trois blocs essence (1,6 de 115 cv, 1,8 de 140 cv, 2,0 Turbo de 220 cv et cette même motorisation avec une boîte auto) et de quatre motorisations Diesel (2,0 CDTI de 110 cv, 2,0 CDTI 130 cv et 2,0 CDTI 160 cv, ces deux derniers blocs étant aussi disponibles en boîte auto). L’Insignia revendique sa place par sa technologie raffinée et sa transmission intégrale intelligente.
Le 160 cv fournit un couple de 350 Nm à 1.750 tr/min, cette mécanique doit mouvoir une masse de près de 1,5 tonne. Il est accouplé à une boîte manuelle ou automatique, à 6 rapports dans les deux cas. Opel annonce une vitesse de pointe de 218 km/h et un 0 à 100 km/h en 9,5 secondes pour la boîte manuelle. Polyvalent, ce moteur s’accommode d’une conduite souple en ville et son est couple généreux. Sur un mode plus dynamique, il fait alors étalage d’une certaine fougue, notamment sur le mode sport, qui rend la réponse à l’accélérateur plus franche et donne même des rougeurs à l’éclairage de l’instrumentation ! La boîte, si elle est bien étagée, n’est pas spécialement agréable à manipuler, par la faute d’un levier accrocheur et assez lent. En boîte auto elle s'est révélée très agréable sur la route. Comme toute bonne familiale, elle fait profiter ses occupants d'un excellent confort. Une qualité qui ne rogne pas sur son efficacité et sur son comportement malgré son poids (de 1 430 à 1 800 kg selon les versions). L'Insignia se présente donc comme une véritable routière.

Conclusion :

Le bilan général se situe dans la moyenne nettement supérieure avec une nette impression de sécurité, de qualité et de bien être à bord. En tout état de cause une bien belle réalisation.

Bonne route.

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