Subaru Impreza Diesel.

écrit par patrickthibaut
le 08/08/2009
Subaru Impreza Diesel.

AUTO Essai: SUBARU IMPREZA DIESEL.

L'Impreza 2.0D étrenne son premier moteur à 4 cylindres horizontaux fonctionnant au gasoil. Plus près des plaisirs de la route et d'une mobilité rationnelle.

Un peu d’histoire:

Les voitures font partie des nombreuses production du groupe industriel Fuji Heavy Industries: avions, matériel ferroviaire, machines agricoles, etc. L’origine de la société remonte à 1917 avec un bureau de recherches aéronautiques. La première Subaru sort en 1958. Fuji signe un accord de collaboration avec Nissan en 1960. Le cap des 100 000 véhicules est passé en 1968 et la production approchait en 2003 les 400 000 unités annuelles, succès qui s’explique par l’adoption de la traction intégrale dès 1974 et dont l’intérêt n’a pas échappé à GM. Les Subaru se distinguent des autres voitures par leur groupe motopropulseur original. Les Subaru sont pour la plupart mues par des moteurs « boxer », les cylindres sont opposés horizontalement, à quatre ou six cylindres, placés en porte-à-faux avant (en avant des roues avant) et reliés à une transmission intégrale à prise constante (www.subaru.be).

Technique:

Comme d'autres marques spécialisées à petits volumes, Subaru est une maison d'ingénieurs fidèle aux techniques qui lui ont forgé un nom. Ainsi, le constructeur aux 6 étoiles se fait l'indéfectible partisan de la transmission intégrale en permanence et le plus grand défenseur du moteur à cylindres horizontaux opposés deux à deux (boxer). Même lorsqu'il s'agit de passer au Diesel!

Naturellement équilibré, donc dépourvu de volant- moteur lesté, l'unique Boxer Diesel (2 litres, 150 cv) a les caractéristiques de rendement d'un 4 cylindres en ligne avec le raffinement soyeux d'un 6 cylindres. Les Legacy/Outback l'ont étrenné avec 5 vitesses, le Forester l'exploite avec 6 rapports qui suppriment la réductrice; une boîte que l'Impreza, plus légère, reprend sur un pont plus long.

Fidèle à la transmission intégrale à 3 différentiels, l'Impreza a un viscocoupleur central (pour reporter du couple sur l'essieu adhérent) et un contrôle de stabilité (VDC) intégrant une aide au démarrage en côte (HSA) ainsi qu'un antipatinage (TCS) qui rend superflu l'autobloquant arrière. La distribution nominale du couple entre les essieux est de 50/50. Les arbres de transmission sont symétriques avec ? grâce à l'architecture boxer ? l'avantage du centre de gravité abaissé.

L'Impreza Diesel a des suspensions soyeuses, qu'elle soit «Sport» ou non. Dans certaines versions elle propose des sièges avant baquets à dossier- appuie-tête monobloc; de quoi assurer le maintien que l'on est en droit d'attendre d'une traction intégrale portée sur les virages avalés à grande vitesse. La sonorité du boxer Diesel se confond avec celle d'un boxer à essence... en mieux, parce qu'il monte moins en régime et roucoule donc moins fort.
L'Impreza Diesel a une prise d'air d'intercooler sur le capot qui la fait ressembler à la WRX STI.
Pour le reste, grâce à un couple généreux de 340 Nm et à une puissance honorable de 150 ch, ce 2.0 fait preuve d'une belle santé. L'agrément de conduite est bien réel grâce à des accélérations et des relances musclées. Dommage qu'il faille composer avec une boîte manuelle à six rapports un peu récalcitrante.
On se console en constatant que l'appétit est dans la norme. Quant au châssis, transmission intégrale oblige, il offre une motricité impériale, mais n'apparaît pas spécialement agile, la faute à un train avant assez paresseux. Enfin, le confort, un peu ferme à basses vitesses, est perturbé par des bruits de roulement trop présents. Cette reconversion énergétique est cependant une réussite : l'Impreza s'avère plus convaincante avec ce Diesel qu'elle ne l'est avec ses moteurs essence de même calibre.
Confort:

À l'intérieur, l'ambiance est toujours aussi austère, mais la finition a progressé, les matériaux sont moins clinquants et mieux ajustés. Bonne surprise : le volant à jante large, le petit pommeau et les sièges sport (2.0D Sport) sont encore là et participent à l'impression de rouler dans une voiture différente d'une simple compacte diesel européenne. Et pour ne rien gâcher la tradition est respectée car, malgré sa sportivité, l'Impreza a toujours été une voiture familiale avec un vrai coffre et des places arrière dignes de ce nom.
Côté équipements, la Japonaise offre l'essentiel avec dès le premier niveau de finition les vitres et rétroviseurs électriques, la climatisation automatique, le régulateur de vitesse et l'autoradio CD. La deuxième version 2.0D Sport rajoute les feux xénon, les antibrouillards, les commandes au volant, les sièges sport chauffants et le système d'ouverture et de démarrage sans clé. La finition la plus haut de gamme, Sport Club, offre pour de plus la sellerie cuir, le toit ouvrant, les sièges électriques et le GPS.

Bonne route.

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