Volvo XC60 D5

AUTO Essai : VOLVO XC60 D5.

Avec son XC 60, Volvo investit un segment d’où il était absent jusqu’ici : celui des SUV compacts.

Un peu d’histoire :
La première Volvo, « Je roule » en latin, construite en 1927, s’inspire largement des modèles américains d’avant guerre. En 1944, Volvo aborde la grande série. Dès la fin des années ’50, le constructeur suédois se pose en apôtre de la sécurité passive. Dans le souci d’élargir sa gamme, l’entreprise absorbe DAF en 1975. Au début des années ’90, une fusion avec Renault échoue sous la pression des actionnaires suédois. Depuis 1999, l’activité automobile de Volvo appartient à Ford. Enfin, NISSAN Diesel a rejoint le groupe récemment, afin notamment d'augmenter sa présence en Asie. Notons encore que Volvo Cars reste un grand motoriste qui a vendu 15 millions de voitures depuis sa création (www.volvo.be).
D’extérieur, c’est sans grande surprise, le XC60 est un petit XC90, raccourci de 18 centimètres pour une longueur totale de 4,62 mètres. Moins massif que son grand frère, il inaugure de nouveaux signes distinctifs pour la marque comme des diodes lumineuses sur la face avant, allumés en permanence. A l’intérieur, rien à redire, la finition est haut de gamme, c’est spacieux à l’avant comme au niveau du coffre, qui peut varier de 495 à 1 455 dm³, la malle propose un plancher plat sur toute sa longueur mais le seuil de chargement est assez élevé. Un plus, la banquette arrière est rabattable en 40/20/40. L’espace réservé aux passagers arrière est en revanche un peu moins généreux. Le poste de conduite, luxueux, est bien agencé et les sièges offrent des galbes parfaits. Sans abuser d’appendices superflus le XC60 propose un design équilibré. Son porte-à-faux arrière court, ses fines surfaces vitrées lui confèrent un profil élancé. La face avant est massive et la calandre presque verticale arbore une large superficie cerclée de chromes dans laquelle le logo de la marque s’affiche fièrement.

Tout chemin, pas tout terrain
Côté comportement routier, le XC60 fait appel à un différentiel Haldex qui se charge de répartir la puissance entre les roues en fonction de l’adhérence. Ce système permet de s’aventurer sur les chemins (la garde au sol est de 23 centimètres), mais pas d’envisager le véritable tout-terrain. Sur la route, le XC60 se montre confortable.
La technique :
Trois moteurs seront proposés, dont 2 Diesel (2.4D-163 ch et D5-185 ch) avec une boîte manuelle à 6 rapports. Une transmission automatique sera disponible sur option (Geartronic 6) sur les Diesel, mais sera montée en série avec la version essence T6-285 ch. A noter qu'en dépit de leur puissance, les 2 Diesel resteront sous la barre des 200 g/km de CO2. S, SE et SE Lux seront les 3 niveaux de finition, tous étant équipés en série du système City Safety, qui freine seul le véhicule et évite les collisions à basse vitesse (en ville notamment). Une première mondiale dont Volvo n'est pas peu fier.Plusieurs autres équipement de sécurité seront proposés en options, tels que le nouveau Driver Support Pack qui inclus BLIS (Blind Sport Information System, système de détection de véhicule dans l'angle mort), ACC (Adaptive Cruise Control, régulateur de vitesse adaptatif en fonction du véhicule qui précède) et LDW (Lane Departure Warning, avertisseur de franchiseur de ligne intempestif).
Un parcours effectué à bord d’une version D5 qui, avec le 2.4 D, constituera le gros des ventes du modèle en Belgique. Largement répandu sous le capot des autres modèles de la gamme Volvo, ce moteur à 5 cylindres de 185 chevaux et 400 Nm de couple s’est montré égal à lui-même, c’est-à-dire souple, beaucoup de couple et suffisamment performant pour emmener à bon train les presque deux tonnes de la voiture. Accouplé à une boîte automatique, à six rapports, ce D5 brille par sa douceur.
Sur la route :
Excellent routier, le XC60 se caractérise par un freinage puissant, un bon maintient de caisse et une direction précise. Il se montre capable d’emmener toute la famille dans un confort supérieur à la moyenne, c’est seulement mené plus sévèrement qu’il se révèle légèrement sensible à la prise de roulis. Sur autoroute, le Volvo XC60 est souverain. Le confort des assises, les multiples équipements de sécurité, l’amortissement, la bonne insonorisation comme la qualité de la Hi-Fi transforment les longs trajets en promenades bien agréables. Et, de plus, la consommation moyenne reste fort raisonnable. En ville, il reste à son avantage, la position de conduite très haute fait que l’on domine la situation. Sa direction légère permet d’évoluer sans peine dans les petites rues, bien aidé en cela par les grands rétroviseurs et le système de surveillance de l’angle mort. Enfin, pour le parking pas de stress les sonars de parking et la caméra de recul sont là pour vous apporter toute l’assistance nécessaire.
Conclusion :
Avec son D5 qui ne manque pas de force le XC60 prend grand soin de ses passagers.Le Volvo XC60 est bien équipé dès sa version de base et reste moins cher que ses concurrents allemands. Mais, cela ne veux pas dire, pour autant, qu’il soit bon marché.

Bonne route.