Santé mentale de Ciney

écrit par admin
le 25/05/2011
Sante mentale de Ciney

Inauguration du Service provincial de Santé mentale de Ciney

Historique
Depuis le fin des années 90, le Centre Psycho-Médico-Social de Ciney a mis en évidence les besoins du secteur en matière de logopédie, psychomotricité et suivis psychologiques d’enfants.
Parallèlement, le CPAS local était confronté à de grosses problématiques psychiatriques d’adultes auxquelles il ne pouvait répondre.
Afin de pallier les carences pointées en matière de prise en charge, le CPAS en collaboration avec le Service de Santé mentale provincial de Dinant et le CPMS provincial de Ciney a été le terreau de réunions qui ont fait naître des projets communs type «graine de lendemain» visant le soutien à la parentalité ainsi que la coordination sociale cinacienne. Le partenariat des travailleurs sociaux a catalysé le besoin de construire une politique de santé cohérente qui a abouti au projet de création d’un service de santé mentale apte, de par son caractère pluridisciplinaire, à répondre aux besoins identifiés de la population de cette région.
La participation active du SSM de Dinant à la coordination sociale cinacienne a permis aux travailleurs des quatre communes concernées d’appréhender favorablement le travail avec un SSM.

Les services de santé mentale organisés par la Province de Namur:  
Position du Pouvoir Organisateur
C’est en octobre 1955 que le Conseil provincial namurois prend la décision de construire, dans les chefs-lieux de cantons, des centres de santé polyvalents destinés à accueillir des consultations préventives et gratuites intéressant tantôt les adultes tantôt les enfants.
Cette décision consacrait la volonté politique de tout mettre en œuvre pour offrir à la population, de la naissance à l’âge adulte, un maximum de services susceptibles de lui fournir les meilleures chances de développement harmonieux tant sur le plan mental que physique. En effet, le siège de ces centres était déterminé en fonction de la situation géographique et démographique ainsi que des moyens de communication existants.
Le 4 août 1966, la Députation Permanente namuroise décide de créer, à titre expérimental, une première consultation d’hygiène mentale à Tamines, soit 9 ans avant la parution de l’Arrêté Royal du 20 mars 1975 relatif à l'agrégation des services de santé mentale et à l'octroi de subventions en leur faveur.
A l’époque, la Province disposait, dans différents «Centres de santé» d’Offices d’Orientation Scolaires et Professionnelles dont les missions au bénéfice des élèves de 6è primaire et des retardés de 2 ans de l’enseignement secondaire, ne recouvraient pas toutes les situations problématiques rencontrées.
Par l’instauration de cette consultation à Tamines, la Province voulait aider les familles en prenant en charge des enfants atteints de troubles caractériels, névrotiques ou psychotiques ou dont le développement psychomoteur perturbé entraînait des difficultés d’intégration familiale ou sociale harmonieuse. Cette action s’adressait, au départ, aux enfants et aux adolescents, les adultes étant pris en charge par les dispensaires d’hygiène mentale gérés par l’ASBL «Bureau social de la Province de Namur».
Cette initiative démontre l’intérêt qu’a porté, de longue date, la Province de Namur à la protection de la santé de ses citoyens.

Après Tamines en 1966, un centre de Guidance vit le jour à Namur, rue Château des Balances, en 1968, suivi par celui de Couvin en 1975.
Afin de répondre de manière plus adéquate aux demandes de la population, la nécessité de créer des sièges de ces services se fit rapidement sentir. La Province décide alors de l’ouverture des centres de Gembloux (siège de Tamines) Florennes (siège de Couvin) et Andenne (siège de Namur).
En 1981, la Province reprend le «Centre psychothérapeutique» géré jusque là par le Bureau Social de la Province de Namur, qui devient lui aussi le service de santé mentale de l’Avenue Reine Astrid.
Le service de santé mentale de Dinant est cvréé en 1982, suivent les sièges de Beauraing (1999), Jemelle (2000) et Ciney (2011).

Consciente que la santé mentale est l’affaire de tous et notamment du monde politique, fidèle à ses valeurs de justice sociale, d’humanité, d’égalité et d’aide aux plus démunis, la Province de Namur, acteur incontournable en matière de santé mentale sur son territoire, a souhaité plus récemment diversifier ses services en créant des équipes spécifiques capables de rencontrer des problématiques sociétales émergeantes. En 1999 naît l’équipe «A.I.C.S.» (Auteurs d’Infractions à Caractère Sexuel) qui accueille les délinquants sexuels. En 2003 se créée le service «Avec Nos Aînés» (A.N.A.) qui s’intéresse aux personnes âgées et la «Clinique de l’Exil» au bénéfice des migrants et demandeurs d’asile.

Tout le développement qui précède témoigne de l’intérêt que la Province de Namur accorde depuis plus de 40 ans à la santé mentale de ses citoyens. Aujourd’hui qu’un nouveau décret régissant les services de santé mentale en Wallonie leur impose la rédaction d’un projet de service, la Province de Namur souhaite faire part de ses priorités pour l’ensemble des services qu’elle organise sur son territoire tout en étant consciente que chaque équipe a sa propre histoire, des référents théoriques et pratique clinique spécifique en raison du contexte socio-culturel et de l’infrastructure socio-sanitaire où elle est implantée.

La Province de Namur et la santé mentale aujourd’hui…
Précédant la démarche engagée au niveau régional en matière de qualité dans les services publics, la Province de Namur a initié pour chacun de ses secteurs – dont celui de la santé mentale – à travers le Contrat d’Avenir Provincial (CAP) une réflexion sur les objectifs à poursuivre, les actions à mettre en place pour les atteindre et la manière de les évaluer.
La Province de Namur soutient l’accueil de toute demande de santé mentale quelle qu’elle soit et d’où qu’elle vienne. Cette demande est analysée et priorité est donnée, d’une part au soutien clinique des acteurs de 1ère ligne (notamment les médecins généralistes) touchant ainsi toutes les strates de la population et, d’autre part aux populations précarisées qui ne pourraient accéder aux soins de santé mentale dans d’autres structures. Les services resteront toutefois attentifs aux problématiques qui nécessitent une intervention pluridisciplinaire nonobstant la situation financière des patients.
La Province veillera à une bonne accessibilité de ses services notamment par une signalitique claire, un accès facilité pour les personnes à mobilité réduite, des locaux bien adaptés pour le personnel. Elle assurera un bon équipement informatique à ses services. Elle est aussi soucieuse de la qualité d’accueil réservée aux demandes et de l’optimalisation du service rendu. Elle dispose d’un centre de réponses qui assurera l’accueil téléphonique de toute demande au-delà des heures d’ouverture des services. Pour mémoire, ce centre de réponses fonctionne 24 heures sur 24.
Elle préconise une réponse rapide à toute sollicitation afin de limiter autant que possible les listes d’attente. Pour ce faire, les services s’appuieront notamment sur le partenariat, ce qui suppose une connaissance étayée du réseau local et des spécificités des partenaires. Ils feront aussi référence au travail en équipe pluridisciplinaire, garant d’un processus constant de réflexion et d’évaluation , d’approches différentes et complémentaires des situations.

La Province est désireuse de jouer le rôle de facilitateur et de tirer les conséquences de l’évolution sociétale afin de faire remonter les informations en matière de politique de santé mentale, jouant pleinement son rôle de courroie de transmission entre les différents niveaux de pouvoir et d’interface avec l’échelon communal, voire local.

Aussi, les services, dans un souci de toujours mieux s’adapter aux réalités sociétales, réfléchiront à la manière d’aborder les situations de crise et pourraient à cet effet solliciter le Service Public de Wallonie (S.P.W.) afin de proposer de nouvelles modalités d’intervention qui demanderaient des moyens humains et matériels spécifiques. La mise en place d’une Equipe Mobile d’Intervention en Santé Mentale (EMISM) en est un bel exemple.

Dans ce même esprit, la Province mettra en œuvre des processus de concertation externe (ex. : tables rondes, …) incluent l’ensemble des acteurs de terrain tant publics qu’associatifs en vue de bien circonscrire l’évolution des besoins et demandes afin de garantir une adaptation permanente de son offre de service.

La Province intensifiera les moyens mis à la disposition de son personnel d’une part, une base des données des acteurs psycho-médico-sociaux actualisée facilitant leur connaissance du réseau et d’autre part, une cellule d’appui d’observation de la santé à même de leur fournir les indicateurs socio-sanitaires des bassins de vie du territoire provincial et d’analyser l’adéquation de l’offre de service de notre réseau ambulatoire au vu des rapports d’activités annuels et des données épidémiologiques établis par les services provinciaux.

Elle favorise aussi l’inscription de ses services dans les réseaux et circuits de soins, gage d’un soin de qualité et d’un travail de partenariat efficace, le patient étant au centre et la raison de l’intervention. De même, elle soutient la participation de ses services à la Plate-Forme Namuroise de Concertation en Santé Mentale.

La Province est attentive à la place des usagers de ses services à travers leurs associations et veut éviter toute stigmatisation. Elle souhaite qu’ils soient acteurs de leurs soins et vise leur réinsertion sociale. Dans ce cadre, les services acceptent et choisissent de travailler sur mandat (ex.: équipe A.I.C.S.). Elle reste intéressée par la possibilité de s’enquérir de l’avis des usagers de ses services.

Enfin, elle adhère au processus de changement initié par les différents niveaux de pouvoir ayant la santé mentale dans leurs attributions, à savoir considérer l’ensemble des structures actives en la matière dans une approche globale et intégrée en intensifiant la collaboration entre les services intra et extra-muros et en améliorant l’articulation entre ses services de santé mentale dits «généralistes» et ses services «spécialisés» tels que: «la Clinique de l’Exil», l’équipe «A.I.C.S.» et «A.N.A.».

En effet, l’efficacité du suivi des patients, la continuité des soins, l’amélioration de l’offre et de la qualité de la prise en charge passent par un partenariat effectif des différentes structures actives, partenariat basé sur une finalité, un fonctionnement et des objectifs communs.

Dans un monde en transformation rapide, la Province défend une société toujours plus démocratique et solidaire qui vise la promotion de tous ses membres et s’enrichit des différences.

Pour toute information:
Service provincial de Santé mentale de Ciney
Rue Walter Sœur, 66 – 5590 Ciney
Tél.: 081/77.68.25
e-mail: ssm.ciney@province.namur.be

Direction administrative: Mme Isabelle SEPUL, Logopède

Psychiatre: M. Hubert BOUTSEN

Psychologues: Mme Anne-Pascale Kestemont
M. Nicolas BARRE

Assistants sociaux: Mme Sophie LOTTIN
M. Christophe ANTOINE

Psychomotriciennes: Mme Karine DEFAUX
Mme Laura BATTEUX

Secrétaire: Mme Murielle LEGROS 
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Légende photos
photo 4854 de gauche à droite: Dominique Notte, Député-Président de la Province de Namur, Maryse Robert-Declercq, Députée de la Province de Namur.
photo 4876 , de gauche à droite, Mme Maryse Robert-Declercq, Députée Provinciale, Mme Isabelle SEPUL, directrice du centre de santé, Mme Eliane Tilleux, Ministre wallonne de l'Action Sociale et de la Santé Publique

   

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