La Meuse et le Centenaire de la Grande Guerre

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J’ai testé pour vous quelques hauts lieux de visite de la Meuse en France le temps d’un court séjour où, à Verdun, un grand livre d’histoire s’ouvre au visiteur à seulement 2 heures 30 de route de la province de Luxembourg et 3 heures de Bruxelles.

Neuf villages, situés en « Zone Rouge », furent totalement rayés de la carte durant la Bataille de Verdun. Il reste quelques murets à Bezonvaux, Fleury-devant-Douaumont, Douaumont et Vaux notamment. 300 jours et 300 nuits de combats ininterrompus, 216 000 blessés français, 190 000 blessés allemands, 163 000 morts français et 143 000 morts allemands. Verdun, une bataille pour quoi ? « L’Europe entière doit se réunir, après d’affreux déchirements » disait De Gaulle.

Le Fort de Vaux, édifié en 1874, est assiégé de février à juin 1916. L’offensive allemande débute le 21 février 1916. Le 25 février, le Maréchal Joffre ordonne de continuer à résister. Le 9 mars, les Allemands annoncent la chute du fort. Autour du fort, c’est l’enfer. A l’intérieur, c’est pire. 500 hommes, des fantômes titubant de soif, résistent pendant7 jours, du 1er au 7 juin 1916 aux assauts furieux des Allemands, aux attaques par gaz et liquides enflammés. Le commandant Raynal, d’un caractère bien trempé, entrave héroïquement la progression de l’adversaire à l’intérieur même du fort et retarde son plan d’assaut. Le 4 juin, à cours de munitions, d’eau et de nourriture, Raynal finit par envoyer son dernier pigeon voyageur au haut commandement. Pétain ajoutait « Il n’y a pas de vainqueur de Verdun. C’est le poilu qui a gagné la bataille ». A la sortie du fort, on peut lire « Fils de soldats ennemis, ils se retrouvent 100 ans après, tous deux sexagénaires vivant une même quête sur les pas de leurs pères traumatisés pendant la Première Guerre Mondiale » (www.tourisme-meuse.com).

A l’occasion des 60 ans de la Vème République, le Centre Mondial de la Paix, des libertés et des droits de l’Homme, situé dans l’ancien palais épiscopal de style rocaille du XVIIIème siècle, présente l’exposition « NOUS, PRESIDENTS 60 ANS DE Ve REPUBLIQUE » . Plus de 300 cadeaux reçus par les Présidents François HOLLANDE et Nicolas SARKOZY durant leurs mandats sont présentés aux côtés de ceux reçus par les autres Présidents, de pièces originales confiées par l’Assemblée Nationale, le Sénat, la Fondation Charles de Gaulle, la Fondation Jean Jaurès, Le Monde… Une visite très intéressante et originale de cadeaux offerts par 135 pays, dans un cadre majestueux et surtout en compagnie de Gérard Longuet, sénateur de la Meuse et président du Centre Mondial de la Paix et du maire de Verdun Samuel Hazard.
Le Centre Mondial de la Paix présente, jusqu’à la fin décembre 2018, une autre exposition avec des images de la vie après la fin de la guerre, des objets intimes du soldat, des photos, des lettres, un portefeuille. Le visiteur peut voir l’intimité au front ; l’amitié est plus forte que les bombes ! Rien n’épargne les enfants, aucun rêve, aucun imaginaire n’échappe à la culture de guerre. L’Etat joue un rôle économique éminent dans cette nouvelle société et gère également l’évolution sociale avec 700 000 veuves et 1 000 000 d’orphelins. Le statut des « pupilles de l’Etat est créé en 1917). La médecine de guerre a exploré des champs inconnus et contribue au développement de la science et de la médecine d’aujourd’hui. Soulignons aussi les progrès dans le domaine de l’armement.
Verdun, Capitale Mondiale de la Paix, accueille pour le Centenaire de l’Armistice « La Beauté sauvera le monde », une exposition à ciel ouvert qui présente des photos en grand format du grand reporter Thierry Suzan qui a saisi et partage avec les visiteurs des instants de beauté universelle. Un message humaniste via des photos exceptionnelles à voir jusqu’au 31 août 2018 (https://www.sitlor.fr/photos/939/939002504_d1.pdf)
(www.centremondialdelapaix.eu).

L’Ossuaire de Douaumont réunit dans un même repos les restes non identifiés de 130 000 soldats français et allemands recueillis sur le champ de bataille de Verdun. Une projection du film « Verdun, des hommes de boue » saisit le visiteur durant 20 minutes. Comment est-il possible d’arriver à ce niveau de cruauté, de barbarie, d’horreur et d’imbécilité ? L’Ossuaire et la nécropole font partie de la mémoire nationale de la première guerre mondiale (www.verdun-douaumont.com).

« Ce que nous avons déjà fait…En vérité, c’est plus qu’on ne pouvait demander à des hommes et nous l’avons fait » (Maurice Genevoix).

En plein cœur du Champ de Bataille, le Mémorial de Verdun, créé en 1967, sous l’égide de l’académicien et ancien combattant Maurice Genevoix, fait partie des principaux musées européens de la Grande Guerre. « Ce Mémorial a été édifié par les survivants de Verdun, en souvenir de leurs camarades tombés dans la bataille pour que ceux qui viennent se recueillir et méditer aux lieux mêmes de leur sacrifice, comprennent l’idéal et la foi qui les ont inspirés et soutenus » (Maurice Genevoix). Près de 2 000 objets de collection, une multitude de photos souvent inédites, des témoignages français et allemands et des dispositifs audiovisuels exceptionnels se mêlent afin d’évoquer l’expérience combattante de ces hommes venus de toute part (www.memorial-verdun.fr).

Sous la conduite du sympathique guide de l’Office de Tourisme de Verdun, Clément, nous découvrons une cité très intéressante avec le Quai de la République et la stèle du soldat Legay, qui a permis aux Américains de traverser le pont et libérer la ville le 31 août 1944. Le monument aux Morts inauguré en 1928 représente les 5 corps de l’armée française qui se sont battus à Verdun. Les remparts de Vauban datent de la fin du XVIIème siècle. La magnifique Porte Chaussée de 1380, vestige du statut de ville impériale libre responsable de ses propres défenses est reliée à des remparts. Du Quai de Londres, artère piétonne de la ville, on peut admirer le Monument de la Victoire et des remparts du XIVème siècle. A quelques pas du marché couvert qui a lieu le vendredi matin, l’hôtel de ville est une belle bâtisse du XVIème siècle.

En 1220, un apothicaire verdunois dans un souci de conserver des amandes a l’idée d’enrober une amande d’une fine couche de sucre et de miel. La dragée de Verdun est créée. En 1783, les Dragées Braquier naissent à Verdun. Au départ simple Confiserie, elle devient en 1871 une vaste fabrique dirigée par Léon Braquier. Cette dragée est appréciée par Napoléon Ier, Charles de Gaulle, le Prince de Galles…et par moi-même. Pour la petite histoire, Louis XIV en offrait à ses conquêtes. Les Dragées Braquier, ce sont aussi des noisettes, de la nougatine, du chocolat, de la pâte d’amandes. Quels délices ! (www.dragees-braquier.fr).

La Meuse offre aussi une hôtellerie très professionnelle. L’Hôtel les Jardins du Mess****, face à la Meuse, séduit le visiteur pour sa décoration contemporaine, le confort des chambres, la qualité de sa cuisine et son grand parking. A conseiller ! (www.lesjardinsdumess.fr).

Le Lodge Hôtel*** du Domaine de Sommedieue, de gestion familiale, est l’un des plus beaux domaines de pêche à la mouche (fly fishing) d’Europe qui offre un parcours clos de 12ha. Le site compte 4 étangs de 4ha et 3,5km de parcours rivulaire. On peut y pêcher la truite fario, la truite arc-en-ciel et le saumon de fontaine. Bruno Fenaux et son associé Steven Pagani, sans oublier Thomas Maire accueillent les visiteurs dans un écrin magnifique, avec 6 chambres calmes et confortables, une bonne table et beaucoup de bonne humeur ! (www.fly-in-sommedieue.com).

La Meuse, une envie d’ailleurs ! Bon voyage.
Meuse Tourisme – Hôtel du Département CS 50514 – F-55012 Bar-le-Duc cedex
T : 0033 3 29 45 78 40 www.tourisme-meuse.com

©José Burgeon
Lien vers les reportages de José Burgeon