Frédéric JOURDAN

écrit par admin
le 10/04/2019
Frederic JOURDAN,Groupe Jourdan

Comment vous est venue cette passion pour les véhicules monsieur le directeur technique Frédéric JOURDAN ?
Mon père avait un garage voiture à Virton ainsi qu’une carrosserie, lorsque j’étais haut comme trois pommes je roulais déjà les voitures assis sur trois coussins. Un jour, jeune adolescent j’ai joué avec un camion dans un champs derrière chez moi et je suis resté embourbé… On peut donc dire que je suis tombé dedans étant petit.

Pourquoi vous êtes-vous spécialisé dans les véhicules lourds ?
En 1991, nous souhaitions diversifier la gamme et mon père m’a soumis l’idée de commercialiser une marque de camions. J’ai cherché un constructeur qui n’était pas encore présent dans la région et Iveco a été la première distribuée par le Groupe Jourdan.

Pourriez-vous nous en dire plus sur votre métier de dépanneur ?
Ce que j’aime le plus c’est qu’aucun jour ne se ressemble. L’adrénaline qui monte à chaque sortie des dépanneuses, l’évolution de la technologie, se tenir à la pointe du progrès, se former régulièrement, investir dans du matériel dernier cri et performant.
J’aime le contact humain avec la clientèle qui vient de divers horizons mais aussi investir dans les formations et dans la jeunesse.

De manière générale, comment se déroule une intervention ?
Une journée type en dépannage : un appel, les dépanneuses sont toujours prêtes à partir. Parfois, il faut commencer par sécuriser la zone de l’accident. Au Luxembourg c’est la Police Grand-Ducale qui s’occupe de cette opération mais en Belgique c’est l’équipe de dépannage qui doit tout mettre en place.
Parfois, nous devons assurer le sauvetage de marchandises et le nettoyage des chaussées. A cette fin, nous avons un chariot télescopique Manitou ainsi que tous ses accessoires sur chaque site.
Régulièrement, nous devons intervenir lorsque le véhicule accidenté transporte des produits dangereux. Dans ce cas, nous collaborons avec les pompiers ou la protection civile. Il nous arrive de devoir participer à des désincarcérations pour aider les pompiers.

Quels types de remorquages effectuez-vous ?
TOUS ! Remorquages, relevages par ballons, grutage avec le Rotator : nous avons investi dans tout ce matériel et sommes présents dans toute l’Europe.
Une fois que le véhicule est sorti d’affaire, il faut le sécuriser sur la dépanneuse pour le rapatrier ou le charger sur un convoi exceptionnel s’il n’est plus roulable.
Ensuite, les assurances nous envoient des experts pour vérifier si les véhicules sont réparables ou s’ils doivent être déclassés.
En cas de réparation, notre département carrosserie s’occupe de ceux-ci avec un marbre de redressage (600T de traction et de poussée pour camionnettes, camions et bus). Nous possédons une cabine de peinture de 20 mètres de long, un laboratoire de peinture ainsi qu’un appareil nous permettant de scanner la couleur exacte d’un véhicule et de la reproduire à l’identique.

Quelles qualités sont requises pour être un bon dépanneur ?
Il est très important de savoir garder son calme et gérer son stress. Souvent nous sommes confrontés à des scènes difficiles... Avant d’agir, il faut réfléchir.
Acquérir de l’expérience car chaque intervention est différente et représente un danger pour le dépanneur et les gens sur la zone de l’accident.
Il faut aussi être flexible dans son emploi du temps et être prêt à démarrer à tout moment.
Comme dernier point, je dirais avoir la passion de son métier, sans quoi on ne résiste pas au stress et aux horaires.

Comment envisagez-vous l’avenir ? Avez-vous des projets concrets ?
Oui, bien sûr. Nous essayons de nous tenir au maximum à jour. Par exemple, nous venons d’investir dans des appareils de diagnostic multi-marques pour nos trois garages.
Nous nous intéressons aux dernières technologies, véhicules au gaz (CNG, LNG) véhicules électriques et autres.
Il me paraît important d’investir dans l’humain, ayant de grandes difficultés à trouver des électromécaniciens, nous recrutons régulièrement des jeunes que nous formons au métier dès la sortie de l’école.
Pour conclure, je peux dire que c’est une chance de faire de mon métier ma passion. Cela me permet de travailler en famille avec mon Epouse et ma fille Alice. De plus, comme je viens d’être grand père je peux dire que la relève est assurée avec Gabriel, mon petit-fils.

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