LE GOÛT DE LA TEMPÊTE. L’Indochinoise et le silence. Par Guillaume Mazeline.

écrit par VandenHende
le 16/09/2020

La maladie, les blessures t’ont mis à genou plus d’une fois et paradoxalement c’est dans ces moments que tu étais grand. À chaque fois je t’ai vu défait, fragile, j’étais sans doute la seule à pouvoir dire que tu étais beau. Une fois remis, tu repartais mais laisse-moi te dire une chose : pour moi tu as toujours été et tu resteras toujours un homme blessé. C’est pour cela que je t’ai aimé et que je t’aimerai. L’homme d’airain m’indiffère.

Résumé

En 1948, Jules tourne la page de la Résistance et s’embarque pour l’Indochine. Il part seul, laissant femme et enfants en Normandie.

Loin des débats qui agitent la France, celui qui s’apprête à devenir le capitaine Typhon s’enflamme pour l’idéal colonial. Le Tonkin l’exalte jusque dans les combats contre le Viet-Minh. Sa rencontre avec Jeanne, l’Indochinoise, le maintient encore du côté des vivants, mais pour combien de temps ? Pour vivre ce nouvel amour, il faudrait cesser de se battre et s’il ne se bat plus, il n’a plus de raison de rester. Jules se raconte aussi par la distance qu’il met entre lui et ceux qui l’aiment.

Soixante ans plus tard, son petit-fils Fabien doit répondre des absences de ce mystérieux héros de guerre. Les délaissés ont besoin de lui et peut-être des comptes à faire valoir.

L’Indochinoise et le silence est le second et dernier tome de l’épopée de Guillaume Mazeline intitulée Le goût de la tempête.

Voir aussi : http://www.ardenneweb.eu/reportages/2019/le_gout_de_la_tempete_normandie...

L’auteur

 Guillaume Mazeline est un Normand qui a grandi dans le Bordelais pour finalement venir s’échouer sur un fauteuil de la Cinémathèque française à Paris. Avant de tomber en littérature, Guillaume était amoureux du cinéma. Il l’est toujours, l’écriture complétant sa démarche créatrice.

Guillaume réalise des films documentaires depuis plus de vingt ans. Il en a rassemblé quelques-uns sur son site Histoires Libres sur lequel on peut lire cette citation de Montaigne : « Chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition ». Cette phrase touche au cœur du travail de Guillaume : tout au long de son parcours, il n’a eu de cesse d’explorer les chemins de vie, les traces posées par l’exil, qu’il soit géographique ou imaginaire cherchant à percer le mystère du temps et celui de l’homme.

Tout a peut-être commencé quand il croisa, enfant, un vieil Espagnol que ses parents aimaient bien et auquel ils demandaient conseil dans l’élevage des animaux. Tout ce qu’il avait retenu de cet homme, c’était qu’il avait fait Teruel, dramatique bataille de la guerre d’Espagne, et qu’il était réfugié en France. Il ne comprenait rien à ce qu’il disait, mais ce visage lui donnait l’impression d’avoir vécu mille vies. Depuis il a appris que les vécus et les vaincus pouvaient avoir grande allure.

Aujourd’hui, l’écriture prend une place de plus en plus importante dans son travail, lui permettant d’approfondir certains de ces sujets qui lui tiennent à cœur.

Editions Une Heure d’Eté

ISBN : 978-2-490636-08-2

296 pages

Prix : 18,50 euros

En libraire à partir du 7 OCTOBRE 2020

 

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Portrait de VandenHende
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