Marine Simonis descendue à 94 mètres s'offre un nouveau record de Belgique de plongée en apnée. Cap vers les 100 mètres!

Nouveau record et nouvelle performance pour Marine Simonis ces 4 et 5 juillet 2026. La spécialiste belge de plongée en apnée, originaire de Plombières (province de Liège) a brillé dans les profondeurs de Villefranche-sur-Mer.
La sportive originaire de Plombières, à l'est de l'arrondissement de Verviers, multiplie les performances en ce début d'été 2026.
À l'occasion des Championnats de France de plongée en apnée (eau libre) 2026 à Villefranche-sur-mer, ces 26 et 27 juin, l'athlète signait la meilleure marque de la catégorie monopalme-femmes en descendant à 85 mètres. Une victoire d'épreuve, mais pas de titre national puisque Marine Simonis est bien belge et pas française.
Ces 4 et 5 juillet 2026, elle s'est à nouveau illustrée. En plongée en apnée monopalme, elle a annoncé et atteint les 91 mètres samedi avant de descendre jusqu'à 94 mètres le dimanche en 3 minutes et 34 secondes. "Un peu long, mais le système nerveux était fatigué de la plongée de la veille" nous détaille-t-elle après un Nice Abyss Contest particulièrement positif, à nouveau dans les eaux de Villefranche-sur-Mer.."J'avais la profondeur la plus grande de la compétition, hommes et femmes réunis!" Avec cette plongée en apnée à 94 mètres, Marine Simonis s'offre un énième record de Belgique. Et elle ne compte pas s'arrêter en si bon chemin. "Cap désormais vers les 100 mètres de profondeur! Toutefois, je n'ai plus de compétition ce mois-ci donc ce sera peut-être pour l'entraînement..."
Les prochaines échéances de la plongeuse désormais installée à Liège auront lieu en novembre, dans les Caraïbes et plus exactement dans les eaux de Dominique (à ne pas confondre avec la République Dominicaine). "Et avant ça, il y aura peut-être une autre en septembre à Chypre" sourit notre interlocutrice, dont l'été semble d'ores et déjà réussi.
David LIZ ( Journaliste professionnel )
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Une plongée longue de 2 minutes et 40 secondes pour atteindre la marque de 64 mètres en apnée : voilà comment Marine Simonis a décroché le titre de vice-championne du monde de plongée en apnée (brasse) en octobre 2024. C'était en Grèce. Parce qu'elle pratique un sport extrême encore méconnu, parce qu'elle a des choses à raconter et parce qu'elle mène une trépidante triple vie entre ses occupations de sportive de haut niveau, de kinésithérapeute et de conférencière, la Plombimontoise de 32 ans était l'invitée idéale pour ce quatrième numéro du podcast Panache. La vice-championne de plongée en apnée (CNF: brasse, sans palme, -64m) a évoqué pas mal de choses sur son quotidien et sa triple vie : sportive de haut niveau, kiné et conférencière
J'aimerais me rapprocher du record du monde à la brasse qui est désormais de 84 mètres. Il y a une sacrée Ukrainienne (Kateryna Sadurska) qui explose tous les records.Elle en a pris plein en un an.
Cela veut dire: aller chercher 20 mètres de plus, pour vous...
Oui, c'est chaud. Après, elle (Kateryna Sadurska) a signé son record aux Caraïbes, dans des conditions plus favorables au niveau de la détente. Ce ne sont pas les mêmes que sur un championnat du monde, qui plus est lorsqu'il y a une thermocline.
C'est-à-dire ?
Une thermocline, c'est ce mur d'eau froide qui arrive soudainement à une certaine profondeur (NDLR : il y en a une dans la Méditerranée). D'ailleurs, sur les championnats du monde en Grèce, de nombreux sportifs habitués aux eaux des Caraïbes ou des Philippines, par exemple ont été piégés par ça et n'ont pas su descendre aussi bas qu'espéré. On minimise parfois l'impact physique et mental de tout ça, mais moi je m'entraîne à Nice, dans ces conditions plus difficiles. Et j'espère que ça va payer en 2025.
Justement, quid du calendrier de cette nouvelle année ?
Le programme précis des compétitions n'a pas encore été dévoilé. Toutefois, il se dit que le Vertical Blue ferait son retour. C'est la compétition la plus prestigieuse de plongée en apnée. Elle a lieu aux Bahamas et j'espère bien pouvoir y participer. Ça devrait avoir lieu en juillet.
Ce sont de beaux objectifs pour les prochains mois. Et on y sera vite.
Oui, le temps passe très vite. Ici, j'ai un stage en altitude à Font Romeu dans les Pyrénées. Et puis je partirai sur Nice au mois de mai. Entre les deux, je m'entraînerai ici à Nemo33, un bassin de 33 mètres de profondeur situé à Bruxelles. Ainsi qu'en salle de sport.
Vous êtes en couple avec un ex-basketteur professionnel (Tim Derksen, passé par Antibes) : en quoi est-ce un avantage quand on est soi-même dans le sport de haut niveau ?
C'est un super avantage car j'ai un mode de vie assez compliqué, assez particulier. Et je suis partie une bonne partie de l'année... Il était basketteur professionnel. Même si ce sont des sports différents, de nombreux aspects sont similaires donc il est de bon conseil et il comprend aussi ce que je vis, c'est super important.
Aujourd'hui, vous êtes installée en région liégeoise, mais vous restez attachée à votre région et à Plombières.
Oui, mes parents sont toujours à Moresnet. Mon grand-père est à Battice. Donc je reviens tout le temps dans la région. J'adore me promener et prendre l'air dans nos contrées. Et puis il y a les Fagnes aussi, pas trop loin : sous la neige, les paysages sont juste dingues. Je voyage beaucoup et je vois de belles choses mais je reviens toujours aux sources car la Belgique a aussi de belles choses à proposer.
Vous êtes une ancienne nageuse du DWST (Dison-Welkenraedt), passée désormais à la plongée en apnée. Y a-t-il d'autres sports qui vous plaisent ?
J'ai découvert la pole dance. C'est hyper physique. Il faut outrepasser l'a priori sur ce sport. Quand on sait ce que c'est, on se rend compte que c'est très physique, que ça fait mal. Je revenais chaque fois avec des coups bleus (rires). Et c'est un sport aussi mental car il faut passer outre la douleur physique, notamment les brûlures de peau. Cela demande de la force et de la souplesse. Vraiment, c'est assez complet.
Vous êtes apnéiste, kiné, mais aussi conférencière. De quoi parlez-vous dans ces conférences ?
Cela dépend. Les prochaines concerneront le bien - être au travail et la gestion du stress. D'une manière générale, j'explique que ce monde nous sollicite beaucoup et qu'il est très difficile de vivre le moment présent sans avoir d'autres pensées en tête. L'apnée m'a aidé à ce niveau-là et je partage mon expérience, entre autres choses. Celles et ceux qui sont intéressés peuvent me contacter sur mon site web (marinesimonis.com) ou via mes réseaux sociaux.
Vous avez fêté vos 32 ans fin janvier. Que peut-on vous souhaiter ?
J'aimerais pouvoir continuer les compétitions et améliorer mes performances. Et atteindre les 100 mètres de profondeur, mais là, avec des palmes. C'est dans un coin de ma tête. J'aimerais aussi travailler un peu moins comme kiné pour pouvoir consacrer plus de temps à mon sport. Plus largement, j'espère arriver à mes objectifs en continuant d'adorer ce que je fais. Car c'est vraiment le cas pour le moment!









