L'ancienne épouse du champion de cyclisme, Louison BOBET, a légué 1 million d'euros à la commune de Quiberon

Décédée en décembre 2025, Marie-Josée Laroche, ex-épouse de Louison Bobet, a légué un million d'euros à la commune de Quiberon. Elle avait dirigé le centre de thalassothérapie de cette station balnéaire, qui portait le nom de son ex-époux. Elle a souhaité que son legs finance des actions en faveur de l'enfance et du grand âge.
La seconde épouse de Louison Bobet, qui fut directrice du centre de thalassothérapie de Quiberon pendant près de vingt ans, a légué 1 million d'euros à la municipalité morbihannaise. "C'était une surprise, et puis ça nous a replongé dans le passé, de reparler de Marie-Josée Bobet", s'exclame aujourd'hui le maire de Quiberon, Patrick Le Roux. La dame a "quitté Quiberon en 1998, lorsqu'elle est partie en retraite", précise le jeune élu, qui ne l'a pas connue.
Un attachement qui remonte aux années 1970
Rembobinons: en 1953, Louison Bobet, le champion de Saint-Méen-le-Grand, en Ille-et-Vilaine, remporte le premier de ses trois Tours de France. En mai 1964, la station balnéaire de Quiberon inaugure l'un des premiers centres de thalassothérapie de France. Le célèbre coureur cycliste breton en fait la promotion, en venant y séjourner. Bientôt, l'établissement prend le nom de Louison Bobet et la star du vélo fait venir des célébrités. Au cours d'une "cure de soins de thalasso", Louison Bobet rencontre celle qui deviendra sa seconde épouse, Marie-Josée Laroche, également cliente de l'établissement.
Une cheffe d'entreprise
Des années plus tard, cette femme à la fibre entrepreneuriale prend la direction du centre de thalassothérapie. Elle a divorcé de son cycliste de mari, mais entretient la mémoire de ses exploits et en fait bénéficier l'image de l'établissement balnéaire. Elle lance une ligne de cosmétiques et publie un livre à la gloire de l'institut et de son littoral, "À la conquête du bien-être, la méthode Quiberon".
Mai 1964, inauguration du centre de thalassothérapie de Quiberon en présence de Louison Bobet :
Plus de quarante ans plus tard, le maire de Quiberon, Patrick Le Roux, a annoncé, vendredi 30 janvier 2026, la nouvelle à ses administrés : Marie-Josée Laroche Bobet, décédée le 17 décembre 2025, a légué 1 million d'euros à la commune morbihannaise. Un legs d'un montant encore inédit pour la ville. "Je trouve admirable que cette femme ait associé son esprit d'entreprise et l'intérêt général, à travers ce don", confie l'élu de la commune.
"Aider les jeunes à réussir dans la vie"
L'ancienne directrice et cheffe d'entreprise a précisé qu'elle souhaitait que son don finance la politique municipale en faveur de l'enfance ou celle pour les personnes âgées. Ce sera chose faite, assure le maire. "On va consacrer cet argent au pôle jeunesse de Saint-Julien, qui comprend une crèche et un accueil de loisirs qui est très fréquenté", prévoit Patrick Le Roux. "Quel beau symbole que Mme Bobet puisse aider les jeunes à réussir dans la vie, et peut-être, demain, à avoir le même esprit d'entreprise qu'elle!" A ses yeux, ce don est riche d'enseignements. "Personne ne réussit seul, on ne peut pas séparer la réussite privée et les infrastructures publiques qui aident à réussir", conclut le maire.
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Louis Bobet, dit Louison Bobet, né le 12 mars 1925 à Saint-Méen-le-Grand (Ille-et-Vilaine) et mort le 13 mars 1983 à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), est un coureur cycliste français. Professionnel de 1947 à 1961, il est considéré comme l'un des plus grands coureurs de l'histoire du cyclisme et possède l'un des palmarès les plus riches de son sport.
Triple vainqueur du Tour de France entre 1953 et 1955, il est le premier coureur à remporter l'épreuve trois fois consécutives. Champion du monde en 1954, champion de France en 1950 et 1951, il inscrit également son nom au palmarès des plus grandes classiques : Milan-San Remo et le Tour de Lombardie en 1951, le Tour des Flandres en 1955, Paris-Roubaix en 1956 et Bordeaux-Paris en 1959. Il compte aussi une victoire sur le Critérium du Dauphiné libéré, Paris-Nice et le Grand Prix des Nations. En 1957, il perd le Tour d'Italie pour dix-neuf secondes. Au total, il compte 122 victoires professionnelles.
Coureur intelligent et consciencieux, il jouit d'une immense popularité au cours de sa carrière. Le public salue la volonté, le panache et le courage du coureur breton. Préparant minutieusement chacun de ses objectifs, il s'applique à suivre des règles diététiques strictes et des méthodes d'entraînement novatrices, inspiré en cela par les coureurs italiens comme Fausto Coppi. Il reste fidèle à la formation régionale Stella jusqu'en 1954, avant de rejoindre l'équipe Mercier, firme avec laquelle il crée une marque à son propre nom, puis court sa dernière saison au sein de la formation italienne Ignis.
Sa carrière sportive s'achève à la fin de l'année 1961 lorsqu'il est victime d'un accident de voiture avec son frère Jean Bobet, entraînant plusieurs fractures du fémur et de la cheville. Il se reconvertit dans la thalassothérapie et ouvre le premier institut moderne de ce genre à Quiberon, en 1964. Il développe son entreprise et se consacre également à sa passion pour l'aviation en passant ses brevets de pilote. Quinze ans plus tard, il ouvre un nouveau centre à Biarritz où il meurt d'un cancer, à l'âge de 58 ans.

















